Un salarié sur quatre juge que les entreprises ne respectent pas leurs promesses et un sur trois que les relations avec leurs supérieurs hiérarchiques et collèges de travail sont insatisfaisantes.

Le baromètre suisse des ressources humaines réalisé par l’Université et l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich a focalisé son attention cette année sur la loyauté et le cynisme des employés. Les conclusions de cette dernière mouture sur ce sujet montrent qu’il n’y a rien à redire en ce qui concerne la loyauté des employés, indique Bruno Staffelbach, professeur à l’amla mater zurichoise. Pas moins de 54% des salariés se sentent liés sur le plan émotionnel avec leur employeur et seulement 16% d’entre eux admettent qu’ils envisagent de donner leur congé. De plus, un employé sur quatre considère que leur entreprise ne respecte pas  certaines promesses qu’elles leur ont faite. En outre, un employé sur trois juge que les relations qu’ils ont avec leurs supérieurs hiérarchiques et leurs collègues de travail ne sont pas véritablement satisfaisantes. Avec comme conséquence que 66% des salariés font preuve d’un comportement cynique avec leur employeur, par exemple en exprimant ouvertement leur désapprobation à leur encontre.

«Les entreprises ont les moyens de contrer l’ampleur du cynisme et de stimuler la loyauté des employés», explique Gudela Grote, professeur à l’EPFZ. C’est ainsi que ceux qui font preuve de loyauté envers leur employeur sont aussi motivés à rester à leur service et s’avèrent moins cyniques. Par ailleurs, l’insécurité de l’emploi occupe une place toute particulière dans ce domaine. Celui qui craint de perdre son emploi développe plus facilement un esprit cynique ou un comportement analogue. Du coup, il sera plus enclin à donner son congé à son employeur. Pourtant, poursuit le professeur Grote, une certaine dose de cynisme peut aussi contribuer à libérer les incompréhensions et permet de prendre une certaine distance avec l’entreprise.