Les petites et moyennes entreprises helvétiques sont défavorisées par rapport aux grands groupes. Leur situation ne s’est pas améliorée depuis que la Banque Nationale Suisse a décidé d’abandonner la défense du cours plancher le 15 janvier 2015.

Pour la moitié des PME interrogées dans le cadre d’une étude réalisée par la Credit Suisse, elles sont pénalisées par des coûts de production plus élevés que ceux que l’on peut relever à l’étranger. Selon cette étude, ils sont jusqu’à environ 70% plus importants en Suisse qu’en dehors des frontières du pays. A cela s’ajoutent pour les PME suisses des charges supplémentaires liées aux coûts de régularisation. Les PME suisses sont en effet minées par la bureaucratie rampante de notre économie. C’est pour toutes ces raisons que l’association suisses des PME de la métallurgie Swissmechanic s’oppose vigoureusement aux initiatives politiques intitulées «Economie verte» et «AVS Plus».

La situation dans laquelle se retrouve actuellement notre industrie découle de l’abandon du support du cours de la monnaie helvétique face à l’Euro. Cela a provoqué un différentiel conjoncturel de plus de 15 points entre les PME et leurs grandes sœurs actives en Suisse. Le demi-million de PME actives dans notre pays emploient plus des deux tiers des effectifs occupés dans ce secteur. Elles n’ont pas constaté d’amélioration substantielle de leur situation financière depuis le 15 janvier 2015, date de l’abandon du cours plancher du franc suisse.

Pour l’association, ce sont les coûts de production qui présentent le plus important désavantage par rapport à l’étranger. Dans l’étude du Credit Suisse, 56,5% des PME interrogées indiquent que leurs homologues implantées en dehors des frontières suisses profitent de moyens à importants avantages en termes de coût de production. Dans le secteur industriel, cet avantage atteint même 70%.