Le PIB de la Suisse devrait progresser de 1,6% en 2017, prévoit une analyse de l’Institut de recherches conjoncturelles de l’Université BakBasel.

Ce taux de croissance est pourtant moins élevé que les 2% estimés voici trois mois en raison du refus par le peuple de la troisième réforme de la fiscalité des entreprises (RIE III). En Suisse, le taux de satisfaction a sensiblement progressé au cours du dernier trimestre de l’année passée. Cela ne concerne pas que l’indice des directeurs d’achat, mais aussi la propension à la consommation. Selon l’administration fédérale des douanes, au cours du premier trimestre de 2017, on a assisté à un accroissement sensible des exportations, en particulier dans le secteur pharmaceutique.

Les signaux conjoncturels positifs déjà observés au cours des mois précédents semblent donc être en passe de se concrétiser. L’évolution des exportations se renforce, d’autant plus que pour l’institut bâlois, le taux de change de la monnaie suisse devrait retrouver le niveau de 1,15 franc pour un euro dans le courant de la deuxième moitié de 2018. Ce pronostic pourrait cependant être remis en cause si les tensions politiques venaient à s’amplifier au sein de l’espace européen et si la normalisation de la politique monétaire venait à être repoussée.