Le dernier moniteur trimestriel de l'emploi dans le secteur bancaire fait ressortir une nouvelle détente sur le marché suisse. Le taux de chômage est resté quasiment inchangé depuis la fin de 2016. Il s'est stabilisé à 2,1% en juin 2017, ce qui est nettement inférieur à celui de l’ensemble de l’économie (3,1%).

Le nombre de postes vacants a continué de progresser au deuxième trimestre et excède désormais au niveau national celui des demandeurs d’emploi. Depuis le début de l’année, le nombre de postes vacants dans le secteur bancaire est reparti en forte hausse. 2785 offres d’emploi en moyenne ont été publiées au deuxième trimestre 2017 (graphique 1), soit 384 ou 16% de plus qu’au trimestre précédent. La situation est néanmoins hétérogène d’une région à l’autre: tandis que dans les grandes régions, à savoir Zurich (+206 postes), la Suisse orientale (+125) et la Suisse centrale (+113), le nombre de postes offerts excédait nettement celui du trimestre précédent, il reculait en Suisse du Nord-Ouest (-64) par rapport au trimestre précédent. Dans la région lémanique (+19), le Plateau (-9) et le Tessin (-6), la demande d’emplois reste pratiquement inchangée.

Par rapport au nombre de personnes actives dans le secteur bancaire, le recrutement d’employés de banque est particulièrement important en Suisse centrale et orientale. Dans ces deux régions, le taux de postes vacants surpasse nettement la moyenne nationale du secteur bancaire (2,2%), et même la moyenne de l’ensemble du pays tous secteurs confondus (3,4%). Au Tessin (0,4%) ainsi que dans la région lémanique (1,4%), la demande en personnel reste le plus faible du secteur.

Le taux de chômage du secteur bancaire, toujours stable au deuxième trimestre 2017 à l’échelon national, demeure inchangé à 2,1%, soit 2562 personnes (graphique 2). Au niveau régional, la situation sur le marché du travail a peu évolué par rapport au trimestre précédent. La plus forte variation s’observe dans le Tessin où le taux de chômage a reculé de 2,2% au premier trimestre à 1,9%. En revanche, la région lémanique enregistre toujours le plus fort taux de chômage (3,4%). Dans ces deux régions, le nombre de chômeurs dépasse nettement celui des postes vacants.

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