Consensus pour la protection de la sphère privée et du secret professionnel du banquier
Jeudi, 12 Mars 2009 13:40
En Suisse, un large consensus populaire se dégage en faveur de la protection de la sphère privée et du secret professionnel du banquier.
Selon une enquête menée par l'Association suisse des banquiers, 91% des personnes interrogées continuent de défendre comme un seul homme leur sphère privée pour les questions financières. Quant au secret professionnel du banquier, ils sont 78% à demander sa préservation. L'image globale des banques auprès des clients reste sensiblement la même d'une année sur l'autre.
Toujours jugées solides et dignes de confiance, elles se maintiennent en tête des principaux secteurs économiques de la Suisse. Contrairement à ce que l'on peut lire dans la presse, affirme l'Association suisse des banquiers, les personnes interrrogées n'observent aucun tarissement des crédits consentis aux entreprises: leur opinion à l'égard de la mission de soutien des banques aux PME rejoint celle émise ces dernières années.
Les Suisses demeurent attachés à la protection de la sphère privée
Le respect de la sphère privée dans les relations bancaires revêt aux yeux des personnes interrogées une grande importance. Quant au secret professionnel du banquier, les citoyens suisses ne cachent pas leur attachement à son égard.
Alors qu'ils étaient encore 81% en 2008, ils restent aujourd'hui 78% à se prononcer en faveur du maintien du secret professionnel du banquier.
A l'instar des résultats obtenus au cours des années précédentes, 59% des sondés jugent que la pression internationale est forte. Les trois quarts escomptent une position ferme de la part de la Suisse en la matière.
Les principaux établissements financiers jugés solides et fiables
Les turbulences sur les marchés financiers n'empêchent pas une majorité des Suissesses et des Suisses (66%, contre 72% en 2008) d'exprimer leurs certitudes sur la solidité et la fiabilité de leur principal établissement financier. Seuls 3% doutent de la solidité de leur banque principale, ce qui témoigne d'une confiance considérable, maintenue manifestement en période de crise.
De plus, le nombre de clients à émettre une opinion positive ou très positive à propos de leur principale banque a légèrement augmenté: 31% des sondés ont un avis très favorable, contre 29% en 2008 et 54% ont un avis favorable, contre 53% l'année dernière.
Les banques régionales et locales ont une meilleure réputation
Si les personnes insatisfaites de leur établissement financier sont un peu plus nombreuses qu'en 2008, elles ne représentent en définitive que 5% des personnes interrogées. Les banques régionales et locales sont mieux notées par leurs clients qu'en 2008. Les grands établissements, en revanche, enregistrent une satisfaction en baisse auprès de leur clientèle privée. Néanmoins, la majorité de la clientèle des grandes banques conserve une image positive.
Dans ce contexte, la situation actuelle a suscité une perception plus négative des banques suisses qu'elle ne l'est en réalité au sein de la population. Selon les estimations des interviewés, 47% de la population suisse aurait une image défavorable du secteur bancaire, alors qu'ils ne sont effectivement que 26%, soit presque moitié moins.
La population maintient sa confiance à l'égard de la place financière suisse
A la question de savoir comment les banques suisses et la place financière se comportent par rapport à la concurrence de la Grande-Bretagne, de Singapour, du Luxembourg ou des Etats-Unis, six Suisses sur dix privilégient les établissements helvétiques. La population accorde toujours sa confiance à la place financière nationale et estime qu'elle sortira plutôt renforcée de la crise par rapport aux concurrents internationaux. A ce titre, plus de 90% continuent de voir dans la stabilité politico-économique de la Suisse un avantage compétitif pour le secteur financier.





