UBS dégage un gain net de 5,6 milliards au deuxième trimestre
Mardi, 14 Août 2007 11:25
La cession de la participation de 20,7% dans Julius Baer a dégagé un gain de 1926 millions de francs après impôts, conséquence de la vente des banques privées et de GAM en 2005. Comme cette participation figurait dans les comptes d’UBS en tant qu’investissement financier disponible à la vente, la plus-value de cession est enregistrée par conséquent dans le résultat des activités poursuivies. Or, étant donné que cette participation ne fait plus partie des activités maintenues, UBS estime judicieux de présenter son incidence séparément afin de donner une image plus précise de sa performance. Le second élément est la charge de 229 millions de francs après impôts, en rapport avec la liquidation de Dillon Read Capital Management (DRCM), enregistrée par Global Asset Management. Sans ces deux facteurs, le résultat attribuable tiré des activités opérationnelles clés d’UBS (résultat attribuable des activités financières poursuivies) aurait été de 3455 millions de francs, en hausse de 14% en glissement annuel et de 9% par rapport au résultat record du premier trimestre de 2007.
Progression dans les fusions et acquisitions
L'activité de banque d’affaires a enregistré une progression très sensible des commissions de fusion et acquisition, de conseil en entreprise ainsi qu’une forte hausse des commissions de placement sur actions et obligations. On peut notamment mesurer la position d’UBS sur le marché en se référant à sa part du marché mondial. Selon Dealogic, celle-ci a atteint 5,8% au premier semestre 2007 contre 4,9% un an auparavant. Le taux de croissance d’UBS est supérieur aux 21,3% du pool global de revenus et dans le classement elle est passée de la 8e à la 4e place. De plus, des gains de parts de marché ont été réalisés dans toutes les régions et lignes de produits. Le volume des actifs sous gestion a atteint 3300 milliards de francs et, par conséquent, les commissions tirées des actifs dans les activités de gestion de fortune et de gestion d’actifs ont augmenté.
Compte tenu de l’orientation contrastée des marchés, le résultat des activités de négoce au deuxième trimestre a enregistré des fluctuations de forte amplitude dans les deux directions. Le revenu net des activités de négoce s’est inscrit à 3,1 milliards de francs, en recul de 9% par rapport au deuxième trimestre 2006, tandis que, dopé par de bonnes conditions de marché et la fermeté des marchés européens et émergents, le revenu tiré des actions a progressé.
Performances du segment revenu fixe pas été satisfaisantes
Des difficultés persistantes sur le marché américain des crédits immobiliers à risque ont pesé sur les revenus des activités de taux et entraîné des pertes supplémentaires sur certains anciens portefeuilles de DRCM qui ont contribué au recul des revenus nets à hauteur de quelque 230 millions de francs au deuxième trimestre. Ces pertes ont été en partie compensées par la fermeté des résultats de notre activité revenu fixe, dopés par l’activité de négoce mondiale sur crédit et des stratégies pour compte propre.
Alourdissement des charges
Au deuxième trimestre 2007, en glissement annuel, les charges d’exploitation totales se sont alourdies de 21%, à 9695 millions de francs. Un quart de cette augmentation environ est imputable à la liquidation de DRCM. Dans les autres unités d’UBS, les provisions pour le versement de primes de résultat ont augmenté parallèlement aux revenus. Les charges de personnel se sont alourdies en raison de l’accroissement de notre effectif, imputable en partie aux acquisitions réalisées, notamment Piper Jaffray et MacDonald Investments. Les autres charges d’exploitation ont augmenté, la hausse des frais administratifs étant partiellement imputable à l’acquisition de Banco Pactual. Les frais professionnels ont progressé en raison des charges induites par la liquidation de DRCM et d’une augmentation des frais de justice. L’expansion des volumes d’activité d’UBS ainsi que l’accroissement des effectifs que cela a entraîné ont provoqué une augmentation des frais de déplacement et de représentation ainsi que des frais de locaux. Quant aux coûts afférents à l’informatique et aux externalisations, ils ont progressé dans le sillage du gonflement des volumes d’affaires.
L’effectif des activités financières comptait 81'557 personnes au 30 juin 2007, en hausse de 920 par rapport à la fin du premier trimestre. Les augmentations touchaient la plupart des activités.
Liquidation de Dillon Read Capital Management
En mai, UBS avait annoncé que DRCM, une unité de gestion de placements alternatifs lancée en 2006, n’avait pas satisfait à ses attentes et que, par conséquent, il avait été décidé de la liquider. Cette opération est maintenant achevée. UBS a remboursé 1,5 milliard de francs à DRCM à l’intention d’investisseurs externes et les clients ont réalisé un rendement positif sur leur investissement initial. Les portefeuilles, y compris le capital géré antérieurement par DRCM, ont été transférés à Investment Bank et sont maintenant gérés de manière intégrée au sein de la division Revenu fixe. La liquidation de DRCM a entraîné une charge venant en déduction du bénéfice avant impôts de 384 millions de francs (229 millions de après impôts). Celle-ci comprend l’amortissement anticipé des rémunérations reportées d’anciens employés de DRCM et, dans une moindre mesure, d’amortissements au titre d’améliorations apportées dans les bureaux de DRCM par le preneur de bail. De plus, 122 des 230 salariés de DRCM ont été transférés de Global Asset Management vers Investment Bank.
Perspectives
Le repli des marchés obligataires et d’actions au deuxième trimestre, qui constitue un rappel opportun de la nature des risques financiers, s’est poursuivi au troisième trimestre. Nos activités de gestion d’actifs et de gestion de fortune restent soutenues et les opérations en préparation chez Investment Bank sont prometteuses. Toutefois, la volatilité des marchés est actuellement très élevée et il est même plus difficile que de coutume de formuler des prévisions. Si la turbulence des marchés devait se poursuivre pendant le trimestre en cours, cela se traduira probablement par une baisse des activités de négoce de l’Investment Bank, compensée par des revenus à prévoir dans les activités de gestion de fortune et de gestion d’actifs. Nos résultats du second semestre 2007 afficheront probablement une baisse par rapport à la même période de 2006.
Résultats par rapport aux objectifs
UBS axe ses efforts sur quatre indicateurs de performance clés visant à garantir pour ses actionnaires des résultats en constante amélioration. Ils sont tous calculés sur la base des résultats des activités poursuivies. Les deux premiers, rendement des fonds propres et résultat dilué par action, sont calculés à partir des résultats de l’ensemble de la société. Quant au ratio charges/produit et à l’afflux net d’argent frais, ils se limitent aux activités financières. Sur cette base, les indicateurs de performance du deuxième trimestre 2007 mettent en évidence:
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un rendement annualisé des fonds propres de 33,0% au premier semestre 2007. La hausse enregistrée par rapport au premier semestre 2006 s’explique essentiellement par le gain de 1926 millions de francs après impôts (1950 millions avant impôts) tiré de la cession de la participation dans Julius Baer et qui a été partiellement compensé par les charges en rapport avec la liquidation de DRCM (229 millions après impôts et 384 millions avant impôts). Sans ces éléments, le rendement annualisé des fonds propres aurait été de 29,8%, contre 29,3% dans la même période de 2006, chiffre néanmoins nettement supérieur à l’objectif de 20% minimum qu’UBS s’est fixé pour le cycle. Cette augmentation est attribuable au résultat net plus élevé à distribuer, en partie contrebalancé par un accroissement de la moyenne des fonds propres dû à une forte croissance des revenus non distribués;
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un résultat dilué par action au deuxième trimestre de 2.69 CHF, attribuable aux mêmes facteurs que ceux ayant influé sur le rendement des fonds propres. Si l’on exclut le gain tiré de la cession de la participation dans Julius Baer et la charge de liquidation de DRCM, le résultat dilué par action aurait été de 1,84 francs, en hausse de 35 centimes (+ 23%) par rapport au 1,49 franc enregistré au deuxième trimestre 2006. Cela s’explique par l’amélioration du résultat net et la réduction de 4% du nombre moyen d’actions en circulation en raison du rachat de ses propres titres par UBS;
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un ratio charges/produit de 62,0% pour les activités financières qui s’est lui aussi ressenti des facteurs mentionnés précédemment. Corrigé de ces facteurs, le ratio charges/produit se serait établi à 68,0%, en hausse par rapport à son plus bas historique de 66,7% atteint au deuxième trimestre 2006. Les revenus ont augmenté en raison d’une progression des produits tirés des prestations de service et des commissions, laquelle s’est trouvée largement contrebalancée par une hausse des charges en raison principalement d’un alourdissement des frais de personnel et autres charges d’exploitation dû à l’expansion internationale d’UBS et aux investissements effectués en vue de soutenir sa croissance. Au cours des douze derniers mois, UBS a accru ses effectifs de 9500 personnes dans des secteurs présentant des potentiels d’affaires stratégiques à long terme. Sur cette augmentation, plus de 2500 provenaient de l’acquisition de Piper Jaffray, McDonald Investments, Banco Pactual et des activités internationales de futures et d’options d’ABN AMRO;
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un afflux net d’argent frais de 34,0 milliards de francs au deuxième trimestre, en retrait par rapport au 36,3 milliards de francs enregistrés au même trimestre de 2006. Les unités de gestion de fortune ont enregistré des apports de 35,2 milliards de francs ce trimestre contre 31,2 milliards de francs au deuxième trimestre 2006. Les afflux de fonds vers les activités de gestion de fortune en Suisse et à l’international ont augmenté de 2,2 milliards, à 32,7 milliards de CHF, alimentés par des entrées fournies en provenance de toutes les régions. L’afflux net d’argent frais vers l’activité de gestion de fortune en Europe a atteint 2,6 milliards de francs au deuxième trimestre 2007, contre 7,2 milliards de francs au deuxième trimestre 2006, ce qui s’explique par un recul des contributions de l’ensemble des marchés sauf de l’Allemagne et de l’Italie. Aux Etats-Unis, les afflux de fonds dans les activités de gestion de fortune se sont montés à 2,5 milliards de francs au deuxième trimestre, en hausse par rapport au 700 millions de francs enregistré un an auparavant, mais en retrait par rapport aux 10,9 milliards de francs du premier trimestre 2007. Le deuxième trimestre est en général le plus faible de l’année et coïncide avec le règlement saisonnier d’impôts par les clients aux Etats-Unis.
L’activité de gestion d’actifs a enregistré un recul de ses entrées de fonds de 2,0 milliards de francs, contre un afflux de 3,6 milliards de francs un an auparavant. L’unité clients institutionnels a enregistré un reflux de capitaux de 2,5 milliards de francs, dont 1,5 milliard de francs en rapport avec le remboursement de la participation d’investisseurs externes dans DRCM. Des sorties nettes de capitaux hors des mandats actions ont été partiellement compensées par des afflux de fonds vers les mandats multi-actifs, les placements alternatifs et quantitatifs, ainsi que l’immobilier. Quant au segment Wholesale Intermediary, il a bénéficié d’un afflux d’argent frais de 0,5 milliard de CHF, en hausse par rapport au même trimestre de 2006 qui avait enregistré des sorties de fonds hors des secteurs actions et revenu fixe. Les fonds monétaires dans l’ensemble, dont les fluctuations de volume trimestrielles sont tendanciellement supérieures à celles des autres catégories d’actifs, ont enregistré des apports de 1,2 milliard de francs.
Le segment de la banque de détail en Suisse a bénéficié d’un afflux net d’argent frais de 800 millions au deuxième trimestre contre 1,5 milliard à la même période l’an dernier en raison notamment d’un recul des entrées de fonds de la part de la clientèle entreprises. Au premier semestre 2007, UBS a enregistré un afflux net d’argent frais de 86,8 milliards de francs, en hausse de 2,5 milliards de francs en variation annuelle. Cette progression est attribuable à des afflux de fonds plus fournis dans les activités de gestion de fortune (en hausse de 15,2 milliards), mais qui ont été partiellement neutralisés par une diminution des apports de fonds de la clientèle institutionnelle dans les activités de gestion d’actifs (en recul de 11,8 milliards).





