Perpectives en berne chez Mikron
Vendredi, 16 Janvier 2009 06:03
Le volume des commandes du groupe Mikron a baissé d'un quart et son chiffre d'affaires de 0,5%. La diminution de l'entrée de commandes est conforme aux prévisions. Le chiffre d'affaires s'est maintenu au niveau de 2007.
Lors du second semestre 2008, le groupe industriel suisse Mikron ont souffert de l'affaiblissement mondial de la conjoncture et du recul du secteur automobile. Certains sites du groupe ont d'ores et déjà réduit leurs capacités de production en réponse à la baisse des volumes. Dans les semaines et les mois à venir, ces mesures seront étendues à presque tous les sites européens et aux Etats-Unis. Le résultat d'exploitation (EBIT) doit une nouvelle fois être revue à la baisse.
Un carnet de commandes faiblement approvisionné
L'entrée de commandes a atteint un niveau nettement inférieur à celui de l'exercice précédent (-25.0%). Un recul était prévu étant donné les chiffres exceptionnels réalisés en 2007, mais celui-ci s'est avéré plus marqué que prévu suite à la dégradation de la conjoncture lors du second semestre 2008. Après un premier semestre très satisfaisant, c'est la division des technologies de production (-23,2%) qui a ressenti le plus durement les effets du ralentissement du secteur automobile. Ce recul affecte non seulement les machines neuves, mais aussi les outils de coupe.
La division Assembly Technology a bénéficié de la stabilité générale du secteur marché Medical/Personal Care, n'a été jusqu'à présent que peu touchée par le recul de l'économie. Après avoir atteint un record en 2007, le volume de commandes de cette division s'est maintenu à un niveau élevé en 2008 (-28,8%). Les deux divisions sont parvenues à décrocher des commandes auprès d'importants clients internationaux, notamment dans des nouveaux créneaux telles que la mécanique de précision et l'électromécanique.
Bon niveau du chiffre d'affaires
Le chiffre d'affaires s'est maintenu au niveau élevé de l'année précédente (-0,5%). Les deux divisions ont contribué à ce résultat qui a été obtenu en dépit du net recul de la demande du secteur automobile, laquelle a pesé avant tout lors du second semestre sur la division des technologies de production (Machining Technology) (+1,4%). Malgré un léger recul, la division des technologies d'assemblage (-4,0%) a de nouveau enregistré un bon chiffre d'affaires.
Mesures d'adaptation à la situation du marché
La charge de travail des deux principaux sites de production d'Agno et de Boudry (Suisse) s'est montrée globalement satisfaisante. Dès le mois de novembre, la division Machining Technology a réagi à l'important recul de la demande du secteur automobile en supprimant quelques postes sur le site de Rottweil (Allemagne). Au même moment, le site d'Agno a mis en place des mesures de chômage partiel pour une partie de la production d'outils.
Le groupe Mikron se prépare à une difficile année 2009 et s'attend à ce que son volume global d'activité soit nettement réduit pour l'exercice qui commence. Aucune embellie n'est en particulier en vue dans le secteur automobile.
Ces prévisions poussent l'entreprise à prendre des mesures de prévention pour assurer sa rentabilité. Ainsi, Mikron va s'adapter à la situation du marché au cours des semaines à venir en mettant en adaptant ses capacités de production sur presque tous ses sites. Outre le recours au chômage partiel sur certains d'entre eux, l'entreprise va supprimer jusqu'à 15% des 1100 postes. Les sites concernés en premier lieu sont ceux de la division Machining Technology à Agno (Suisse) et à Rottweil (Allemagne), ainsi que le site de distribution situé aux Etats-Unis.
Cette division réalise environ la moitié de son chiffre d'affaires auprès de sous-traitants du secteur automobile, lesquels se trouvent majoritairement en Allemagne. Il est prévu qu'approximativement un tiers des collaborateurs seront touchés par le chômage partiel. La suppression des postes sur le principal site de production, à Agno (Suisse), peut être partiellement obtenue par une réduction systématique des contrats de travail à durée déterminée, par des départs à la retraite, ainsi que des départs naturels.





