Croissance en baisse dans les bureaux d'études

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L'enquête menée en octobre 2008 par l'institut de recherche conjoncturelle de l'EPFZ auprès des bureaux d'études démontre que la situation des affaires reste favorable en dépit de la crise financière. Les indicateurs sont néanmoins à la baisse. Les appréciations positives se sont davantage réduite dans les bureaux d'ingénieurs que chez les architectes.

 

Dans l'ensemble, les entreprises ont fait part d'une diminution de la croissance des affaires au troisième trimestre de 2008. Le carnet de commandes n'a quasiment plus augmenté, mais les réserves de travail sont demeurées presque inchangées (8,8 mois). Pour ce qui est des projets à l'étranger, le carnet de commandes s'est toutefois encore étoffé. Les prestations fournies se sont globalement accrues, mais la dynamique de croissance a continué à se tasser.

Les volumes de construction se sont avérés un peu moins nettement plus élevés aux valeurs du trimestre précédent que ce ne fut le cas lors des précédentes enquêtes. Ils ont régressé dans la construction de logements et stagné dans le secteur publique. Seules les constructions industrielles ont enregistré un résultat positif, mais à un rythme qui s'infléchissait. La part des travaux de rénovation a peu évolué et s'est maintenue à 24%.

Pour le troisième trimestre, les bureaux d'études s'attendent à un léger recul des entrées de commandes. Ils prévoient d'étoffer leurs effectifs, même si cela se fera à un niveau inférieur de celui du trimestre précédent. En raison du rafraîchissement conjoncturel dans le secteur du bâtiment, les tarifs des honoraires ne pourront plus augmenter. Pour ce qui est de l'évolution des affaires dans les six mois à venir, les bureaux d'études se montrent sceptiques: seuls 10% d'entre eux prévoient une amélioration de la situation, alors qu'un bon cinquième redoute une détérioration.

 

Le carnet des commandes en légère hausse dans les bureaux d'architectes

L'appréciation de la situation est quasiment identique en octobre qu'en juillet dans les bureaux d'architectes. Le carnet de commandes s'est légèrement étoffé, mais les réserves de travail ont diminué. Les prestations fournies se sont encore avérées certes supérieures aux valeurs du trimestre précédent, mais l'accroissement a de nouveau fléchi. Les volumes de construction impliquées dans les projets ont augmenté dans la même mesure que durant le trimestre précédent, même si la construction de bâtiments publics est davantage en repli et si la construction industrielle a stagné.

Sur l'ensemble des volumes de construction, la part des travaux de rénovation s'est réduite au cours des trois derniers trimestres, mais elle se maintient à un niveau relativement élevé (34,4%). Les architectes se montrent confiants à court terme, même s'ils envisagent une légère baisse de l'accroissement des entrées de commandes. Ils prévoient de ce fait une hausse modérée du tarif des honoraires. En raison de la bonne situation des affaires, les architectes comptent engager davantage de personnel que durant le trimestre précédent. L'évolution des affaires ne devrait pourtant plus s'améliorer au cours des six prochains mois.

 

Les bureaux d'ingénieurs optimistes

Les bureaux d'ingénieurs ont connu un troisième trimestre satisfaisant. 43% d'entre eux ont jugé que la situation des affaires était bonne et 50% l'ont estimée satisfaisante. Seuls 7% d'entre eux l'ont qualifiée de mauvaise. Les résultats se sont avérés particulièrement réjouissants dans le secteur de la technique de bâtiment. Le carnet de commandes ne s'est plus guère étoffé dans son ensemble. Cela s'applique aussi par le niveau des commandes en provenance de l'étranger.

Les prestations fournies se sont faiblement accrues. Pour ce qui est du volume de construction, les bureaux d'ingénieurs font état d'un repli légèrement plus marqué dans la construction de logements et d'une progression dans les constructions industrielles et provenant des pouvoirs publics. La part des travaux de rénovation (17%) est demeurée inchangée.

Pour les trois mois à venir, les bureaux d'ingénieurs redoutent une baisse des entrées de commandes, et ce dans plus ou moins tous les secteurs. Les perspectives à moyen terme se sont assombries, ce qui se traduira aussi par la stabilisation des effectifs.