Les prix de l'immobilier restent stables

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Le marché suisse de l'immobilier résiste bien en dépit de la crise économique. Les prix ne devraient pas se modifier sensiblement à l'avenir.

 

Selon une enquête de l'Institut de recherche conjoncturelle de l'Université de Bâle (BakBasel), ce n'est que sur le créneau des habitations de grand luxe que l'on a pu constater provisoirement une baisse de prix. Compte tenu du fait que l'on ne devrait pas s'attendre à une augmentation des taux d'intérêt de la part de la Banque nationale suisse, cela devrait continuer à asseoir le marché des logements propriétaires. La détente sur le marché des biens de luxe ne s'est pourtant faite ressentir que durant une courte période. On a déjà constaté une augmentation du prix des habitations au cours du premier trimestre 2010. Ils se situent entre temps dans l'ensemble des segments du marché nettement plus élevés que ce n'était le cas à mi 2008. Le redémarrage de l'économie se fait ressentir actuellement sur le marché des habitations propriétaires, d'autant plus que les taux d'intérêt sont extrêmement bas.

Pour ce qui est du prix des locations, on devrait s'attendre à une stabilisation dans les centres, alors que dans les régions périphériques, il faudrait compter que ce type de logement soit encore confronté à la concurrence des logements propriétaires. Il est un fait que le prix des locations ont atteint actuellement un niveau tel que l'on pourrait rencontrer des problèmes de commercialisation ces prochains mois dans les segments moyens et élevés. Sans compter qu'au cours de ces dernières années, les nouveaux logements ont été réalisés de manière très généreuse, ce qui avait tiré leur prix vers le haut.

Pour ce qui est des surfaces de bureau, la demande ne devrait pas se renforcer sensiblement à moyen terme. Cela n'est pas seulement le cas dans les grands centres et les agglomérations, mais aussi dans les petites et moyennes villes. Quant aux surfaces commerciales, il faut s'attendre à ce que les chiffres d'affaires dans ce secteur soient plutôt en recul car le chiffre d'affaires par mètre carré va diminuer en raison de la chèreté du franc suisse qui poussera les consommateurs suisses des régions limitrophes d'aller s'approvisionner à l'étranger et aussi parce que les prix appliqués en Suisse auront tendance à baisser, précisent les chercheurs du BakBasel.

Pour en savoir plus: BakBasel