Emploi: retournement de situation dans la banque
Mercredi, 29 Août 2007 21:16
Il y a quatre ans encore, on redoutait des licenciements en masse et un avenir bouché pour les professionnels de la finance. Aujourd'hui, la tendance s'est inversée.
Les spécialistes de la banque sont actuellement extrêmement recherchés et les clients veulent obtenir des conseils très percutants dans un marché malmené par les soubresauts de la bourse et qui voit apparaître régulièrement de nouveaux instruments financiers. Ces incidents et constantes innovations sèment le doute chez les particuliers et les investisseurs et il faut plus que jamais les rassurer. Comme par ailleurs ces nouveaux vecteurs nécessitent une meilleure compréhension des flux financiers et que l'immobilier est en plein essor, les instituts bancaires doivent attirer des professionnels hautement qualifiés pour ne pas passer à côté d'opportunités d'affaires.
La globalisation a ses exigences
La globalisation des marchés financiers accroît encore les exigences auxquelles sont confrontées les banques. Les clients qui veulent pouvoir compter sur un service de qualité s'attendent à être reçus par des professionnels parfaitement formés dans les différentes disciplines influençant les placements financiers. Sans compter que la réglementation devenant chaque jour un peu plus complexe dans le monde de la finance, chaque spécialiste doit savoir maîtriser l'aspect des affaires relevant de son propre domaine.
Comme les émigrés hautement spécialisés dans l'environnement bancaire et les assurances sont rares, on constate que cette situation se répercute directement sur le niveau des salaires. Dans l'intermédiation financière, les salaires ont par exemple augmenté de 2,5% entre 2005 et 2006. Cette revalorisation atteint quant à elle 1,8% dans les assurances.
Les retours de manivelles ne sont pas à craindre
En cas de retournement de la conjoncture économique, les personnes disposant d'un haut niveau de formation, contrairement à celles qui ne possèdent qu'un maigre bagage de connaissances, peuvent facilement réagir en cherchant un nouvel emploi dans leur patrie d'origine ou dans un autre pays. Le danger est donc moindre de voir progresser très fortement le niveau du chômage. Une situation très différente de celle vécue en Suisse dans les années 70, quand les émigrés étaient essentiellement des ouvriers du bâtiment et, plus généralement, actifs dans le secteur secondaire.
Pierre-Henri Badel





