L'Etat doit intervenir contre le manque de places d'apprentissage

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Selon le récent rapport de l'OCDE sur la formation professionnelle suisse, s'il manque des places d'apprentissage pour les jeunes en période de crise, l'État doit alors en créer, ou aider à le faire.

Les mesures fédérales peuvent consister en des incitations directes à l'intention des entreprises formatrices ou à travers des écoles des métiers. Cette conclusion  - le principal résultat de l'étude de l'OCDE sur la formation professionnelle suisse - confirme ce que l'Union syndicale suisse (USS) demande depuis longtemps. Cette recommandation est d'autant plus actuelles en pleine crise.

Au cours de ces prochains mois, voire ces prochaines années, les entreprises ne vont guère créer de nouvelles places d'apprentissage qui permettraient de vider les files d'attente dans lesquelles se trouvent de nombreux jeunes, les perspectives économiques étant trop incertaines pour un engagement de trois à quatre ans en faveur des jeunes qui veulent se former.

L'USS attend par conséquent de la conseillère fédérale Doris Leuthard qu'elle s'attelle sans retard à la mise en oeuvre des recommandations formulées par l'OCDE. Les chiffres du dernier baromètre des places d'apprentissage reflètent surtout la situation passée et décrivent uniquement un moment donné.

La situation sera totalement différente l'été prochain. Doris Leuthard et le Conseil fédéral sont donc instamment priés d'engager maintenant les mesures préconisées dans le rapport de l'OCDE.