Plus d'un tiers des entreprises victimes de délits économiques
Mercredi, 17 Octobre 2007 08:45
Les détournements de fonds et les contrefaçons arrivent en tête de liste des délits économiques commis en Suisse. Dans le monde comme en Suisse, la moitié des auteurs de délits sont membres des entreprises concernées. L'appât du gain et le désir de mener grand train sont les principales explications du passage à l'acte.
Selon l'étude de Price Waterhouse Cooper, 37% des entreprises suisses interrogées ont été victimes de délits économiques. Le coût moyen de ces délit est estimé s'élève à 2,68 millions de francs par entreprise en Europe de l'Ouest, contre 2,88 millions dans le monde.
Il est fréquent qu'en plus de leurs conséquences financières, ces délits, portent durablement atteinte à la réputation, à la crédibilité et à la confiance accordée aux entreprises. Pour plus de la moitié des entreprises suisses, la dégradation de la réputation est plus grâce que la perte financière directement mesurable.
Les mécanismes de contrôle et de sanction se sont renforcés au cours de ces dernières années pour lutter contre la criminalité économique se sont renforcée au cours de ces dernières années mais la culture d'entreprise est toutefois le moyen le plus efficace pour prévenir les délits économiques.
Il est fréquent qu'en plus de leurs conséquences financières, ces délits, portent durablement atteinte à la réputation, à la crédibilité et à la confiance accordée aux entreprises. Pour plus de la moitié des entreprises suisses, la dégradation de la réputation est plus grâce que la perte financière directement mesurable.
Les mécanismes de contrôle et de sanction se sont renforcés au cours de ces dernières années pour lutter contre la criminalité économique se sont renforcée au cours de ces dernières années mais la culture d'entreprise est toutefois le moyen le plus efficace pour prévenir les délits économiques.
Faire confiance, c'est bien, contrôler, c'est mieux
En Suisse, dans 56% des entreprises interrogées, les fraudes et délits économiques ont été révélés par des informateurs, qu'ils s'agissent d'indicateurs externes (30%) ou internes (26%). Dans la moitié des cas, les auteurs des délits appartenaient au management. Mais les aides et employés intérimaires commettent aussi de plus en plus de délits: ils en sont les auteurs à raison de 27%. Ce groupe à risques passe souvent inaperçu car il est rare que les intérimaires soient directement intégrés dans la marche quotidiennes des affaires. De plus, ils ont souvent quitté l'entreprise depuis longtemps lorsque le délit est découvert. Dans ce domaine aussi, faire confiance, c'est bien, mais contrôler, c'est mieux.
Comme le relève l'étude «Economic Crime Survey 2007» réalisée par PricewaterhouseCoopers, les entreprises doivent mettre l'accent sur la communication, la loyauté et la considération des collaborateurs.
L'atteinte à l'image est le plus grand risque
Trois conditions sont susceptibles de conduire à un délit: e délinquant potentiel doit avoir un mobile concret, il doit avoir l'opportunité d'agir et il doit être capable de se justifier le délit à lui-même. Au nombre des mobiles figurent la cupidité, les motivations financières, le désir de mener grand train, un seuil de résistance à la tentation bas, la frustration et la déception au travail. Selon l'étude, une grande partie des délinquants n'a pas conscience d'avoir commis un délit. C'est pour cette raison que la culture d'entreprise, les directives éthiques et un code de comportement strict ont un rôle important à jouer dans la prévention des délits. L'étude a en effet révélé que le moyen le plus efficace pour lutter contre les délits économiques était l'existence d'une culture d'entreprise pleinement vécue par le management.
Alors que le nombre de délits mis au jour en Suisse est resté stable malgré le renforcement des contrôles, les entreprises interrogées semblent convaincues qu'elles ne seront pas ou plus touchées par les délits économiques. Seuls 8% de ces entreprises pensent qu'il est vraisemblable qu'elles seront victimes d'un délit dans les cinq années à venir. Quelque 30% considèrent une telle éventualité comme peu probable, tandis que 48% la jugent très improbable.
Etude «Economic Crime Survey 2005»
|
|
Suisse |
Dans le monde |
|
Détournement de fonds |
22 |
30 |
|
Falsification de bilan |
4 |
12 |
|
Corruption et trafic d'influence |
5 |
13 |
|
Blanchiment d'argent |
8 |
4 |
|
Contrefaçons |
15 |
15 |
Tableau 1: Types de délits en pourcentage des entreprises concernées
|
|
Pour cent |
|
Propriétaire, CEO, directeurs |
14 |
|
Direction étendue |
36 |
|
Autres collaborateurs |
23 |
|
Aides et employés intérimaires |
27 |
Tableau 2: Profil des auteurs de délits en Suisse





