Pour les salariés suisses, le stress au travail est une cause de maladie

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Selon une enquête internationale menée par Kelly Services, 16% des Suisses pensent que l'activité professionnelle a des effets négatifs sur la santé. Et cela quand bien même 95% des personnes interrogées dans notre pays estiment que leur état de santé est bon ou très bon

 

Un cinquième des personnes interrogées considère qu'il est difficile de rester en bonne santé au travail. Une personne sur dix a fréquemment des troubles du sommeil, 70% aimeraient que les employeurs fassent plus pour l'état de santé de leurs employés. De ce point de vue, la Suisse, se situe, avec le Canada, la Nouvelle-Zélande et l'Inde, en quatrième position. Pas moins de 16% des Suisses interrogés trouvent que le travail peut rendre malade, alorsque la moyenne globale atteignait 19%.

Ce sont les Japonais qui souffrent le plus de leur situation de travail, avec 60%, suivis des Canadiens, avec 47%. Un cinquième des Suisses interrogés pense qu'il est difficile de rester en bonne santé dans leur profession. 10% ont souvent ou constamment des problèmes de sommeil à cause du travail.

 

Principal facteur de maladie et principale cause d'absences

Pour les Suisses, les principaux facteurs de maladie sont une reconnaissance insuffisante du travail (21%), un mauvais climat au travail et des pressions psychologiques (20%), des temps de travail trop élevés (14%), des charges de travail et des attentes trop élevées de la part de l'employeur (13%) ainsi qu'un manque de mobilité à la place de travail (12%). Quelque 7% des personnes interrogées se sont plaintes du travail physique difficile. Les plus concernées sont les personnes actives dans les entreprises de production et dans les domaines du transport ou de la logistique.

 

Des troubles du sommeil persistants

Pas moins de 54,6% dorment mal de temps en temps à cause de la situation professionnelle et même 10% des personnes interrogées ont souvent ou toujours des problèmes à dormir.

L'année dernière, 25% des personnes interrogées ont été absentes pour cause de maladie; 30% sont restées absentes trois jours ou plus. Douze pour-cent ont indiqué avoir pris des jours de maladie sans avoir été effectivement malades (moyenne globale 15%). Par ailleurs, 36% ont affirmé avoir mauvaise conscience quand elles étaient absentes pour maladie; les femmes sont les plus concernées dans ce cas avec 43%.

 

Les employeurs devraient plus s'engager pour la santé de leurs employés

70 pour cent des Suissesses et des Suisses trouvent que les employeurs pourraient faire plus pour la santé de leurs collaborateurs. Cet avis est partagé par 96 pour cent des Finlandais, suivis des Italiens avec 89 pour cent. Les Américains se trouvent en dernière position avec 48 pour cent. La moyenne internationale est de 70 pour cent.

Les points les plus importants à améliorer pour les employés suisses seraient des temps de travail plus flexibles (24%), l'accès à des installations de fitness (16,7%), une meilleure communication (16,7%), moins de stress au travail (16,4%), une meilleure reconnaissance des efforts fournis (16,4%). Des prestations pour la santé (5,1 %) et des activités sociales organisées (4,1 %) ont aussi été mentionnées.

Cette enquête sur les relations entre le travail, la santé et le bien-être a été menée auprès de 115'000 personnes dans 33 pays. En Suisse, plus que 2000 personnes ont participé.

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