Les managers suisses ne craignent pas pour leur emploi

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. Imprimer

En cas de maladie, les cadres suisses de la finance et des RH hésitent moins souvent à rester au lit que ce n'est le cas chez leurs homologues internationaux.

C'est surtout par crainte de perdre leur emploi que les spécialistes du monde entier se rendent à leur bureau même quand ils sont malades. C'est ce qui ressort d'une étude réalisée par le cabinet de recrutement de personnel Robert Half auprès de plus de 6000 employés et gestionnaires financiers dans 20 pays.

 

Les Suisses moins stoïques?

La crainte qu'un licenciement pouvant sanctionner un arrêt maladie n'est pas partagé pas la majorité des Suisses. Quand bien même 40% d'entre eux vont s'asseoir derrière leur bureau quand ils sont malades, les cadres suisses sont légèrement moins nombreux à braver la maladie que ce n'est le cas sur le plan international.

Sur le plan mondial, 44% de leurs collègues vont au bureau coûte que coûte. Et ce sont particulièrement les Tchèques, les Autrichiens et les Allemands qui sont les plus assidus à leur travail en dépit de signes avant-coureurs de maladie. Dans ces pays, plus de la moitié des employés travaillent alors qu'ils devraient rester au lit.

 

Une importante charge de travail

Les Suisses sont convaincus qu'un congé maladie ne risque pas de se traduire par un licenciement à leur encontre. Alors que sur le plan international, 39% des personnes interrogées le redoutent, les Suisses ne sont qu'un sur cinq de cet avis. Et ceux d'entre eux qui se rendent à leur bureau malgré leur maladie sont principalement ceux qui ont une importante charge de travail.

Si 40% de la main-d'œuvre suisse se rend malgré tout à son travail, c'est en raison du fait que ces employés craignent que leurs collègues et supérieurs hiérarchiques viennent à penser qu'ils ne font pas preuve de suffisamment d'engagement dans leur travail ou qu'ils ne sont pas assez malades pour rester à la maison.