Les cadres suisses veulent des augmentations

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Le salaire constitue un important critère permettant de s'attacher les talents qui sommeillent au sein des entreprises.

20% des entreprises suisses ne prennent pas les mesures qui s'imposent pour fidéliser leurs cadres supérieurs. Compte tenu du manque croissant de main d'œuvre qualifié, la direction générale des entreprises devrait réellement se préoccuper de ce problème qui risque de pénaliser leur développement au cours de ces prochaines années.

Comme on pouvait s'y attendre, c'est le salaire qui constitue le principal argument qui est susceptible de fidéliser les cadres des entreprises. En Suisse, ils sont 49% à souhaiter une augmentation de leur rétribution. Il vient en tête des motifs qui les incitera à rester fidèle à leurs employeurs actuels. Ceux-ci se laissent un peu tirer l'oreille car ils ne sont que 19% à avoir élaborer une politique salariale tenant compte des desiderata de leurs cadres sur ce point.

Le deuxième critère par ordre d'importance concerne la possibilité de travailler sur la base d'un horaire variable. Les cadres sont 35% à souhaiter leur temps de travail. Sur cette question, les entreprises suisses sont très ouvertes puisque 47% d'entre-elles proposent cette option.

On trouve en troisième position des attentes des cadres des entreprises suisses la possibilité de suivre des cours de perfectionnement. Et de ce point de vue, une proportion à peu de chose équivalente d'entreprises (30%) répond aux attentes de leurs employés (27%).

Vient ensuite la gestion des carrières, qui est proposées par 18% des entreprises et désirée par 23% des cadres.

Enfin, l'augmentation des bonus est plébiscitée par 19% des cadres et proposé par 10% des sociétés.

La faiblesse actuelle des mesures de fidélisation des cadres découle en partie des difficultés que rencontrent les entreprises en raison de la crise économique et financière qu'elles viennent de traverser ou qu'elles traversent actuellement.

Aujourd'hui, la priorité est un peu partout au maintien des emplois. Mais les entreprises ne devront pas trop tergiverser à l'avenir si elles veulent préserver leur capacité concurrentielle au cours de ces prochaines années.