L'argent ne constitue pas le but ultime pour la nouvelle génération
Samedi, 21 Janvier 2012 14:20
L'entrée sur le marché du travail des jeunes nés entre 1980 et 2000 nécessite de se pencher sur leur mode de pensée et leurs idées.
L'importance économique des jeunes est souvent sous-estimée dans la société. Confrontées à une pénurie de personnel qualifié à la suite du départ à la retraite de la génération des baby-boomers, les entreprises dépoient des efforts acharnés pour s'attacher les jeunes talents. Dans ce contexte, il est d'autant plus important de comprendre le mode de pensée et les souhaits de la génération des jeunes nés après 1980.
Les principaux enseignements tirés de la nouvelle étude confirment les résultats de 2008. Ainsi, 54% des sondés (2008: 75%) pensent travailler pour deux à cinq employeurs différents durant leur vie active. Plus d'un quart estiment aujourd'hui qu'ils auront au total six employeurs différents, voire plus.
Les valeurs traditionnelles perdent de leur importance
On note également des changements au niveau d'importance accordée à la responsabilité sociale des entreprises: plus de la moitié des personnes interrogées indiquent privilégier des employeurs qui défendent des valeurs auxquelles elles attachent elles-même une grande importance. Si ces valeurs devaient s'éloigner des leurs, 56% d'entre eux envisageraient de démissionner.
L'argent ne constitue pas le critère majeur
La génération des millennials considère que le principal avantage qu'un emploi doit offrir et de permettre de leur fournir l'assurance d'un développement personnel. La souplesse des horaires de travail arrive en deuxième position, alors que le bonus n'est cité qu'en troisième recours. «Les jeunes attachent beaucoup d'importance à un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée ainsi qu'à l'égalité des chances sur le lieu de travail.
Cela dit, les sondés sont nombreux à avoir déjà fait des expériences négatives à cet égard», affirme Charles Donkor, associé chez PwC Suisse. En effet, 28% des personnes interrogées indiquent que leur équilibre entre vie professionnelle et vie privée est actuellement plus mauvais que attendaient lors de leur entrée en fonction. Et plus de la moitié déplorent que l'égalité des chances ne soit qu'un voeu pieux dans l'entreprise où ils travaillent.
Gravir les échelons le plus vite possible
Les millennials sont ambitieux: ils veulent faire carrière rapidement. Les perspectives de carrière sont, pour 52% des sondés, le pôle d'attractivité le plus important, devant un salaire intéressant (44%). Un cinquième d'entre eux ne sont toutefois pas satisfaits des possibilités de carrière offertes par leur employeur actuel. A noter que les Suisses sont les plus insatisfaits à cet égard.
L'électronique l'emporte sur le facteur personnel
«La génération des millennials a grandi avec internet, les smartphones et les nédias sociaux», explique Charles Donkor. «Elle utilise les moyens de communication électronique dans tous les domaines de la vie, ce qui la distingue clairement des générations précédentes.»
Ainsi, il n'est guère surprenant que 41% des personnes interrogées privilégient la communication par voie électronique au contact direct ou téléphonique. Trois quart d'entre elles pensent que ce genre de technologie leur permet de travailler de manière plus efficiente, tout en admettant qu'elle entraîne souvent des conflits de génération sur leur lieu de travail.
Les détails de l'enquête
Dans le cadre de l'étude mandatée par PwC, 4364 Suisse ont été interrogées en ligne dans 75 pays; elles avaient au aximum 31 ans et achevé leur formation en 2008 ou ultérieurement. La nouvelle étude «Millennials 2011» fait suite à l'étude «Millennials at work: Perspectives of a new generation» réalisée en 2008.





