Gulf Air inaugure sa liaison avec Genève
Mercredi, 30 Mars 2011 10:08
Après avoir abandonné le tarmac de Cointrin voici une dizaine d'années, la compagnie bahreïnie vient de reprendre ses vols depuis Genève avec trois liaisons hebdomadaires.
Par Pierre-Henri Badel, adi-presse
Samer Majali, PDG de la compagnie aérienne Gulf Air est venu en personne inaugurer en grand pompe la liaison entre Genève et la capitale du royaume de Bahreïn. Un Boeing 737-700 battant pavillon helvétique car opéré par la société Private Air, tout en portant les couleurs de Gulf Air, assure désormais trois vols hebdomadaires. Un honneur pour Cointrin, qui a été préféré à Zurich en raison de la position de la ville de Calvin sur le plan des relations internationales.
La capitale du royaume offre un accès aisé à 400 millions de consommateurs habitants les pays du Proche et Moyen-Orient et de l'Afrique. Le réseau de la compagnie indigène offre le plus important réseau du Moyen-Orient avec quelque 1000 vols par semaines et offre 47 destinations sur quatre continents.
Rencontré sur le tarmac de l'aéroport genevois le jour de la première liaison avec le poumon économique du Moyen-Orient, Samer Majali précise que cette année, la compagnie bahreïni venait d'inaugurer officiellement la liaison avec Milan juste avant Genève. Aucune autre nouvelle destination n'est envisagée en Europe, alors qu'elle a étendu ses vols à destination de Kaboul, Bassora, Ispahan, Addis-Abeba. Il est vrai que le choix de l'Afghanistan peut s'avérer risqué, mais que cette destination présente une véritable opportunité, a admis Samer Majali.
Les prochaines nouvelles liaisons se feront au printemps de l'année prochaine. Pour ce qui est de l'Europe, cela pourrait être Zurich et Rome.
Pour la patron de la compagnie, la Suisse est très importante en raison de l'étroite collaboration dans les affaires de nos deux pays. Bahreïn est la capitale économique de toute une région. Et le choix de Genève au détriment de Zurich provient de l'importance de ses relations internationales. Selon des pronostics très optimistes, Samer Majali admet que le seuil de rentabilité de la destination genevoise devrait être atteint dans les six a neuf prochains mois, mais qu'elle dépend aussi un peu de l'évolution de la situation actuelle au Proche et Moyen-Orient, et même effectivement un peu plus longtemps.
Il réfute aussi la gravité des problèmes rencontrés dans ces pays, où ils ne sont, de son point de vue, pas plus importants que ceux que l'on rencontre dans les pays européens où l'on assiste aussi à des démonstrations de mécontentement populaire. «Le seul problème est qu'au Proche et Moyen-Orient, on en parle parce que c'est inhabituel» relève-t-il. Et le problème, c'est justement la perception que les voyageurs ont de ces incidents et qui les font hésiter à voyager.





