Mouvements en vue sur le marché suisse des transactions
Lundi, 24 Mars 2008 13:58
Selon des représentants des secteurs Investment Banking, Private Equity et Corporate Finance, le nombre de fusions et acquisitions va continuer de baisser et la pression sur les prix commence à se faire sentir. Ils expliquent cette évolution par l’attitude réservée des banques appleées à financer des rachats par des sociétés de Private Equity ainsi que par la hausse des taux d’intérêt sur les capitaux empruntés.
Les transactions de moyenne envergure restent stables
Les décideurs interrogés s’attendent à ce que de nombreuses entreprises saisissent cette opportunité et adoptent un comportement anticyclique. Après plusieurs années fastes, beaucoup d’entreprises disposaient de bilans solides et de liquidités importantes.
«Pour les entreprises dotées d’importantes liquidités, justement, 2008 sera l’occasion d’effectuer des acquisitions stratégiques, qui leur permettront de renforcer leurs métiers de base» explique Louis Siegrist, partnaire et responsable de Transaction Advisory Services chez Ernst & Young Suisse. Il estime que les transactions de moyenne envergure en Suisse resteront stables car de nombreux entrepreneurs cherchent des solutions pour régler leur succession. En ce qui concerne les transactions importantes, Louis Siegrist table par contre sur un recul des opérations.
Des entreprises très convoitées
En 2008, il faut cependant aussi s’attendre à des rachats. «Pour les fonds souverains et les investisseurs privés d’Asie et du Proche-Orient ainsi que pour les grands groupes, cette correction est déjà presque une invitation à diversifier leur portefeuille par des acquisitions», affirme Louis Siegrist.
En Suisse, selon lui, ce sont les entreprises industrielles ayant accès à des technologies-clés qui attisent le plus les convoitises. Et un durcissement de l’obligation d’information concernant les participations n’infléchirait guère cette tendance. «En 2008 aussi, on ne peut pas exclure les rachats hostiles» annonce Louis Siegrist.
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