La crise engendre une mutation socio-économique
Vendredi, 27 Février 2009 03:38
La crise financière que connait la planète engendre la mise en place de mécanismes de surveillance accrue et une simplification des structures organisationnelles dans les banques.
La conséquence de la crise financière que l'on traverse actuellement provoque une multiplication des conflits d'intérêts des gouvernements dans la gestion de la crise financière, ainsi qu'à une structure de gouvernance nettement plus stricte, reposant sur des réglementations à la fois nationales et internationales.
Les établissements financiers reviennent à des structures organisationnelles simplifiées et plus transparentes, à des modèles commerciaux plus durables et à des stratégies à plus long terme. C'est ce que révèle l'étude "The Day After Tomorrow" réalisée par PricewaterhouseCoopers, qui analyse aussi les répercussions de la crise financière à l'échelle de la planète et leurs premières conséquences ainsi que les nouveaux modèles du secteur financier, lequel évoluera à l'avenir dans un contexte économique totalement remanié.
Les prestataires de services financiers doivent reconsidérer totalement leurs modèles traditionnels. Contrairement à ce qui s'est produit après toutes les autres périodes de récession depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, il ne faut pas compter sur une reprise rapide de l'économie mondiale, ni sur la poursuite des mêmes schémas.
Déplacement de la puissance mondiale vers l'est
La puissance financière poursuit son déplacement d'ouest en est. Lors de l'éclatement de la bulle des subprimes, considérée comme le déclencheur de la crise économique mondiale, l'économie mondiale était encore centrée sur les États-Unis. Ce déséquilibre macroéconomique fera de plus en plus souvent place à un nouveau modèle régissant le commerce international et les investissements. Par ailleurs, au cours de ces deux dernières années, de nombreux établissements financiers occidentaux se sont rendus coupables de négligence à l'égard de valeurs cruciales comme la confiance, la fiabilité, la stabilité et la bonne réglementation. "
Renaissance du modèle bancaire classique
Un système bancaire plus fortement réglementé, tout comme la domination d'un modèle financier mondial, marqueront le futur paysage bancaire. Les établissements financiers qui se sont spécialisés dans les liquidités des marchés des capitaux subiront de plus en plus de pression et seront contraints à des restructurations.
À l'avenir, les gouvernements interviendront plus vigoureusement dans le système financier afin de relancer l'économie. C'est aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et en Allemagne, précisément là où la pression sur les banques soutenues par l'État augmente fortement, que les interventions de ce type sont d'ores et déjà les plus perceptibles.
D'autres conflits et cas d'ingérence sont prévisibles car, après les renflouements massifs des banques, les entreprises exigent qu'elles se préoccupent davantage de l'intérêt du grand public que de celui de leurs actionnaires.
La recherche du profit à court terme fait place à des stratégies durables
Les établissements financiers doivent s'adapter aux nouvelles réalités en mettant en place des stratégies à long terme et des modèles commerciaux durables, accordant une importance croissante aux intérêts des gouvernements et de la société.
Les entreprises qui conservent une attitude réactive et qui se laissent toujours guider par la recherche du profit à court terme seront désavantagées dans le contexte concurrentiel qui nous attend.





