Edipresse et Tamedia regroupent leurs activités suisses

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Edipresse et Tamedia ont décidé de se rapprocher. Dans un premier temps le groupe zurichois devient actionnaire à 49,9% des activités suisses d'Edipresse.

 

Au début 2013, les activités suisses d'Edipresse opéreront une fusion complète avec Tamedia. La transaction sera effectuée sous forme de cash et d'actions Tamedia. Le groupe Edipresse deviendra ainsi à terme un actionnaire important de Tamedia. Les activités internationales du groupe Edipresse ne sont pas concernées par l'accord.

Les deux sociétés créeront ainsi une entreprise nationale de medias, disposant de la masse critique nécessaire pour assurer son développement et résister à la concurrence étrangère. L'opération est soumise à l'approbation de la commission de la concurrence.

 

Une transaction à 226 millions de francs

Dans un deuxième temps, Tamedia achètera 0,2% supplémentaires de la société Presse Publication Suisse romande SA (PPSR) qui regroupe l'essentiel des activités du groupe Edipresse en Suisse, début 2011, puis les 49.9% restants début 2013. Le prix des deux premières prises de participation se monte à 226 millions de francs, tandis que celui du reste de la transaction dépendra de l'évolution des affaires d'Edipresse Suisse. Une partie du prix de la dernière tranche d'acquisition sera payée en actions, de sorte qu'Edipresse deviendra un actionnaire important de Tamedia.

Au-delà des difficultés conjoncturelles, l'évolution du comportement des lecteurs et des annonceurs, la multiplication des plate-formes d'information, l'apparition de nouveaux concurrents puissants dans le secteur des medias électroniques représentent un formidable défi pour l'industrie des médias, défi auquel Edipresse et Tamedia veulent offrir une réponse à l'échelle nationale, durable et ambitieuse. Conscientes de leurs responsabilités et partageant depuis longtemps les mêmes valeurs, elles entendent fonder une entreprise suisse reflétant la diversité de notre identité nationale.


Vers la recherche de synergies

L'alliance des deux groupes doit permettre d'importantes synergies. Éditeurs l'un en Suisse alémanique, l'autre en Suisse romande, de plusieurs titres régionaux, de journaux dominicaux, de magazines, de quotidiens gratuits ainsi que de nombreux sites web, Edipresse et Tamedia bénéficient de portefeuilles complémentaires.

Sur le plan publicitaire, le partenariat offrira aux annonceurs nationaux des services plus performants et de nouvelles offres plus aptes à satisfaire leurs besoins. L'accord permettra des économies importantes dans le domaine industriel, la distribution ou l'infrastructure technique. Il renforcera aussi la capacité d'innovation de l'ensemble.

 

Une fusion attendue depuis longtemps entre 20 Minutes et Le Matin Bleu

En Suisse romande, compte tenu du potentiel du marché publicitaire, les deux sociétés envisagent de fusionner dès que possible les deux titres «20 Minutes» et le «Matin Bleu». Au plan national, Edipresse et Tamedia développeront leur coopération dans les rubriques en ligne, particulièrement dans le domaine de l'emploi; leur collaboration au sein de «Homegate», le leader suisse de l'immobilier en ligne, connaît déjà un grand succès depuis 2004.

 

Pierre Lamunière entre chez Tamedia

Dès la réalisation de la première phase de l'opération, le conseil d'administration de la société PPSR sera composé de cinq personnes, trois étant nommées par Edipresse et deux par Tamedia: Pierre Lamunière, président, Pietro Supino, vice-président, Tibère Adler, administrateur-délégué, Martin Kall et Michel Preiswerk.

Pierre Lamunière entrera au conseil d'administration de Tamedia. Pour le reste, la direction et le management des deux sociétés Edipresse et Tamedia restent inchangés.

Au sein de l'actuel groupe Edipresse, les activités internationales du groupe ne sont pas concernées par cet accord. Il en va de même pour le magazine «Bilan» et les medias d'Edipresse liés à l'horlogerie et au monde du luxe.

Les Conseils d'administration des deux sociétés ont approuvé la fusion. Cette transaction reste soumise à la législation en matière de concurrence et ne prendra effet qu'après son approbation par la commission de la concurrence.