Les faillites augmentent en Suisse
Lundi, 09 Mars 2009 09:35
Les entreprises suisses sont également touchées par la tendance mondiale des faillites. En janvier 2009, 375 entreprises se sont déclarées en faillite, soit 27% de plus que l'année précédente.
Le nombre de faillites a fait pour la cinquième fois déjà un grand bond en avant. En effet, depuis septembre 2008, les nombres des faillites augmentent chaque mois de presque 20% par rapport à l'année précédente. Les créateurs d'entreprise eux aussi ressentent désormais les conséquences de la crise mondiale.
En janvier 2009, le nombre de créations d'entreprise est redescendu à la valeur plancher historique de 2'650 nouvelles inscriptions. Comparé aux dix dernières années, le nombre de créations d'entreprises en janvier n'a jamais été aussi bas que cette année.
Le cabinet de renseignements commerciaux Dun & Bradstreet prévoit pour l'année à venir une augmentation des faillites à plus de 4'500 cas et un recul des créations à moins de 34'000 nouvelles entreprises enregistrées. Les raisons sont évidentes: l'année 2009 sera, pour l'ensemble de l'économie, synonyme d'une année de récession difficile.
Les objectifs revus à la baisse
Le recul de la demande se traduit désormais aussi en termes de chiffres d'affaires et bénéfices des entreprises. Ce qui oblige, en conséquence, de nombreuses entreprises à revoir leurs objectifs vers le bas et à initier des mesures visant d'une part à réduire les coûts et, d'autre part, à assurer leur survie.
Citons parmi ces mesures le chômage partiel, la réduction des effectifs - plus particulièrement les emplois temporaires - ainsi que les mesures visant à garantir la trésorerie. En outre, de plus en plus d'entreprises doivent s'attendre à des conditions d'obtention de crédits renforcées et à une augmentation des coûts des emprunts ou crédits.
Manque de réserves propres
Une menace substantielle pèse sur l'existence d'entreprises qui ne peuvent plus compenser la baisse du chiffre d'affaires et des bénéfices par leurs réserves de fonds propres ni garantir leurs liquidités sans devoir faire appel à des capitaux externes.
Le danger réside dans le nombre croissant d'entreprises qui ont recours au crédit fournisseur en raison de leurs propres problèmes de trésorerie, mettant ainsi une spirale négative en mouvement qui augmente le risque de créances irrécouvrables et de faillites de manière quasi exponentielle.





