Les entreprises suisses réagissent
Lundi, 30 Mars 2009 21:31
Les entreprises suisses se préparent à affronter la récession et prennent des mesures de réduction des coûts salariaux qui impliquent un gel des embauches, des départs en retraite anticipée ou des licenciements.
Les entreprises cherchent aussi à réduire leurs frais fixes, par exemple en réduisant les coûts inhérents à la complexité des opérations. Et elles remettent à plus tard les investissements non impératifs. Elles élaborent des stratégies de substitution et échafaudent d'éventuels scénarios d'urgence.
La pression accrue exercée par les banques est nettement moins ressentie par les petites entreprises que par les grandes. Mais toutes constatent une dégradation de la morale de paiement de leurs clients. Tels sont les principaux constats de l'étude sur l'impact de la crise économique sur les entreprises suisses de PricewaterhouseCoopers, qui évalue les réponses de 91 entreprises helvétiques de différents secteurs - hors prestations de services financiers - réalisant plus de 25 millions de francs de chiffre d'affaires annuel.
Gel généralisé des embauches
Conséquence de la crise actuelle, la situation sur le marché de l'emploi suisse se détériore. 69% des entreprises interrogées reconsidèrent leur situation. 73% ont prononcé un gel des embauches. Un plan de compression des effectifs est en place ou envisagé dans 57% d'entre elles et 52% voient dans les modèles de travail à temps partiel ou de chômage partiel un moyen de réduire leurs dépenses de personnel.
Frein dans les investissements
La crise économique contraint les entreprises à réévaluer le rapport entre recettes et dépenses. 70% des entreprises interrogées indiquent avoir modifié leur comportement en matière de dépenses suite à la crise. Elles sont 81% à avoir déjà reporté à une date ultérieure des investissements non impératifs et 11% étudient cette possibilité. 40% envisagent le leasing plutôt que les achats au comptant afin de conserver des liquidités plus importantes.
Gérer sa trésorerie de manière clairvoyante
La crise économique a des répercussions immédiates sur la disponibilité des moyens de financement. 56% des entreprises interrogées ont constaté une dégradation de la morale de paiement de leurs clients. Ce pourcentage passe même à 69% pour les entreprises qui réalisent un chiffre d'affaires annuel supérieur à 500 millions de francs. En revanche, seules 38% perçoivent une pression accrue exercée par leur banque en matière de financement.
En définitive, dans le comparatif international, il semble que le financement des entreprises suisses de petite et moyenne taille par les banques suisses soit peu affecté par la crise financière. Ce que confirment également les statistiques sur le crédit de la Banque Nationale Suisse.
Des budgets redimensionnés
Pas moins de 81% des entreprises ont remanié leurs budgets et 78% de celles-ci ont élaboré des scénarios leur permettant de s'adapter aux éventuelles évolutions. 60% envisagent des scénarios d'urgence concrets, ou les ont d'ores et déjà élaborés.
En revanche, la situation est tout autre pour les entreprises réalisant plus de 500 millions de francs de chiffre d'affaires. 54% de ces entreprises, souvent financées par des banques internationales, ressentent une pression accrue de celles-ci. 60% ont déjà envisagé la possibilité d'une relation bancaire supplémentaire. 40% ont renégocié leurs prêts ou envisagent de le faire. 31% ont liquidé ou déplacé leurs actifs afin d'atténuer la pression financière.
Être bien préparé pour faire face aux situations d'urgence
Pas moins de 81% des entreprises ont remanié leurs budgets et 78% de celles-ci ont élaboré des scénarios leur permettant de s'adapter aux éventuelles évolutions. 60% envisagent des scénarios d'urgence concrets, ou les ont d'ores et déjà élaborés.





