L'Usam s'oppose à la flibusterie fiscale

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L'Union suisse des arts et métiers prône le libre choix du moyen de transport et l'aménagement de conditions-cadre favorables à la mobilité.

L'organisation suisse de défense des petites et moyennes entreprises (PME) s'oppose aux solutions de gestion du trafic proposées par les autorités, qu'elle considère le plus souvent en totale inadéquation avec les besoins des PME. Elle exige de la Confédération qu'elle renonce à augmenter la taxe sur les carburants pour renflouer les caisses des transports publics et qu'elle cesse tout subventionnement croisé de la route au rail.

Lors d'une conférence de presse tenue ce jour à Lausanne, l'Union suisse des arts et métiers (Usam) a présenté les résultats d'une enquête sur la mobilité réalisée auprès de 3000 PME romandes. Celle-ci confirme la ferme opposition des PME à l'introduction de toutes mesures susceptibles de taxer davantage encore ou d'entraver la mobilité. Les petites et moyennes entreprises s'opposent en particulier aux péages routiers sous toutes leurs formes, de même qu'à une taxe CO2 sur les carburants et à la suppression du transit à travers les villes - contre lesquels se bat sans relâche le numéro 1 des PME suisses. Hans-Ulrich Bigler, directeur de l'Usam, a rappelé que l'association est favorable au développement harmonieux de la mobilité: cela suppose le respect du libre choix et le soutien au développement complémentaire des transports privés et publics. L'association milite en faveur d'une conception pragmatique de la politique des transports, car l'économie réelle est mobile. "Il ne faut pas la freiner, mais au contraire la fluidifier" note encore le patron des PME. Selon Dino Venezia, vice-président de l'Usam, il rappelle que l'assainissement des transports publics ne doit pas se faire sur le dos des usagers de la route. Quant à Jean-Daniel Faucherre, vice-président de l'Astag, il a lancé à cette occasion un appel contre la flibusterie fiscale.