Prévision à la baisse pour le PIB suisse
Dimanche, 27 Septembre 2009 06:29
L'Institut d'étude conjoncturelle de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich prévoit que le PIB de la Suisse reculera de 3,4% en 2009 par rapport à l'année précédente.
La stagnation actuelle ne cèdera la place à un lent redémarrage que vers le milieu de 2010, revèlent les derniers pronostics de l'Institut de recherche conjoncturelle (KOF) de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ). De ce fait, la croissance économique ne devrait pas dépasser 0,1% en 2010 et le renchérissement, se situer à 0,5%. La consommation privée n'affichera une légère reprise que durant le second semestre de 2010. En 2011, le PIB progressera de 1,4% et le taux de chômage atteindra 5,5%.
En raison de la contribution extérieure négative en 2009 et de l'estimation selon laquelle le taux de croissance en rythme annuel s'est avéré beaucoup plus négatif durant l'hiver 2008/2009 que ne le supposaient bon nombre d'observateurs de l'économie suisse, il faut s'attendre pour 2009 à un recul de la croissance de 3,4% par rapport à l'année précédente, ce qui constitue une légère révision à la baisse par rapport à la prévision de l'été.
Malgré la détérioration du marché de l'emploi, la consommation privée s'accroîtra encore de 0,7% cette année. Étant donné l'effritement du prix du pétrole observé durant le second semestre de 2008, le taux d'inflation se révélera négatif cette année (-0,4 %). Sans la forte chute du prix du pétrole, on aurait aussi observé une hausse des prix cette année. Sous l'effet des mesures de relance massives adoptées à l'étranger, et qui ont une incidence positive sur la demande en exportations en provenance de la Suisse, la situation conjoncturelle devrait s'améliorer quelque peu durant le second semestre de cette année. Néanmoins, la situation restera tendue sur le marché de l'emploi.
Pour ce qui est de l'évolution conjoncturelle de la Suisse en 2010, le facteur déterminant dépendra de la vitesse et de la durabilité de la sortie de la récession économique mondiale. Certes, les États-Unis et d'autres régions économiques, notamment l'Amérique latine et une partie de l'Asie, connaîtront un redressement progressif. La Chine et l'Inde, qui n'ont subi qu'un ralentissement de la croissance durant le semestre hivernal, affichent d'ores et déjà des taux de croissance du PIB plus élevés depuis le deuxième trimestre. Ce n'est toutefois pas encore le cas de l'Union européenne, principale destination des exportations suisses. Le KOF prévoit ici un «double creux» («double dip»), c'est-à-dire une évolution conjoncturelle en forme de W, assortie d'un recul du PIB durant le second semestre de 2010 dans la mesure où de nombreux programmes de relance conjoncturelle européens arrivent à échéance cette année.





