Une lueur pointe à l'horizon

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En Suisse, la conjoncture économique a encore vécu une phase récessive au cours du troisième trimestre de 2009, mais le recul observé a tendance à s'amenuiser.

 

(adi-presse) - Tous les secteurs économiques n'ont pas été touchés par la récession économique avec autant de vigueur. On constate en effet de notables différences entre les diverses branches. Les bureaux d'étude se retrouvent toujours dans une situation jugée réjouissante. C'est aussi le cas des banques, mais cela pour la première fois depuis près de deux ans.

La situation est sensiblement différente dans l'industrie de la construction, le commerce de détail et les autres services (transport, information, communication, services économiques et à la personne), qui se retrouvent dans une phase de stagnation. Dans les secteurs de l'industrie, de l'hôtelerie et des assurances, on dénote une faible amélioration. Et le mouvement négatif observé dans l'industrie et le commerce de gros tend à s'atténuer.

L'industrie d'exportation n'a pas encore repris son essor. Les entreprises dont les affaires sont orientées vers l'étranger sont moins bien loties que celles qui travaillent pour le marché intérieur. Et les capacités de production des entreprises ne sont encore que faiblement occupées. Elles plafonnent à 76,5% quand bien même les capacités techniques des entreprises industrielles ont légèrement reculé au cours du dernier trimestre. Il faut remonter aux années 70 pour retrouver d'aussi faibles pourcentages. Sans compter que près d'un tiers des entreprises jugent leurs capacités techniques encore trop importantes.

Les espoirs des entreprises suisses sont fort divergents. Après le recul observé durant l'hiver 2008-2009, les industries, le commerce de gros et les autres secteurs des services s'attendent à ce que la demande reprenne au cours de ces prochains mois. Les perspectives restent par contre peu satisfaisantes dans la construction, les banques et les assurances.

Le niveau de l'emploi ne devrait par contre pas s'améliorer dans l'industrie, l'hôtelerie, les banques et le commerce de gros. Mais grâce à la conjoncture favorable que l'on constate en Suisse, les perspectives d'emploi sont meilleures dans les bureaux d'étude. Le recul d'activité observé dans la construction devrait se ralentir et les autres secteurs des services font preuve d'un certain optimisme en ce qui concerne leurs prévisions en matière de recrutement.