L'économie romande en pleine forme

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Avec 113 milliards de francs en 2007, le PIB romand a progressé de 4% par rapport à 2006, ce qui démontre le fort dynamisme de la région francophone helvétique.

En 2007, la Suisse romande a réalisé un Produit intérieur brut (PIB) de 113,1 milliards de francs, en hausse de 4,1% par rapport à l'année précédente. En termes réels, il a augmenté en 2007 de 2,7%. Cet indicateur économique est publié pour la première fois par les six banques cantonales romandes, en collaboration avec l'Institut Créa de l'Université de Lausanne. Il confirme le dynamisme de l'économie romande, qui progresse en phase avec le PIB suisse. En comparaison avec les 60 régions européennes, la Suisse romande se situe en 7e position du PIB par habitant, ce qui prouve la remarquable productivité de l'économie romande.
Le PIB nominal romand (non corrigé de l'inflation) a atteint 113,1 milliards francs au cours de lannée dernière. Sur dix ans, cet indicateur a progressé au rythme annuel moyen de 2,9%. L'an dernier, il a augmenté de 4,1% par rapport à l'année précédente, en phase avec la croissance du PIB suisse dont il représente 24% de la valeur.
Corrigé des effets du renchérissement, le PIB réel romand a, pour sa part, augmenté de 2,7% en 2007 et de 2% par an depuis 1997.

Le tertiaire largement en tête
L'an dernier, le secteur primaire (agriculture) représentait 1,5% du PIB nominal romand, le secteur secondaire (industrie et construction) 25,5% et le secteur tertiaire (services) 73%. Le poids de ce dernier se manifeste par l'importance de ses principales composantes dans le PIB romand : dans l'ordre, l'administration, la santé et le social privés et publics (21% du PIB), le secteur financier (13,6%), le commerce (13,8%) et l'immobilier et les services aux entreprises (10,1%).

Une croissance inégale
Sur dix ans, certaines tendances lourdes se dessinent. Ainsi, l'importance économique du secteur primaire a constamment diminué. La valeur ajoutée réelle de ce secteur a baissé de 1,4% en moyenne par an. Dans le secteur secondaire, le rythme de croissance de la construction (+1,9% par an) est sensiblement égal à celui du PIB romand réel (+ 2%) et le dynamisme des industries d'exportation est confirmé par la bonne vitalité du secteur des machines, équipements et instruments (+3,3% en termes réels sur 10 ans) qui en constitue la principale composante.
Enfin, la valeur ajoutée réelle du secteur tertiaire a progressé en moyenne de 2% par an. Cette évolution s'est surtout renforcée sous l'impulsion des secteurs des transports, postes et télécommunications (+6% par an) et des activités financières (banques, assurances, gestion de fortune) qui ont progressé de 3,8% par an.