Une entreprise sur deux disparaît cinq ans après sa création

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Plus de huit entreprises sur dix créées en 2007 déploient encore leur activité un an après leur création.

(ofs) - Cinq ans après leur création, le taux de survie des entreprises créées en 2003 n'est plus que de 50%. Si le nombre des entreprises survivantes diminue avec les années, celles qui survivent ont cependant tendance à créer de nouveaux postes, ce qui compense partiellement les pertes d’emplois. Les taux de survie des entreprises du secteur secondaire sont supérieurs à ceux des entreprises du secteur tertiaire. Ce sont les principaux résultats qui ressortent de la statistique sur les taux de survie des nouvelles entreprises en 2008, établie par l’Office fédéral de la statistique (OFS).

 

Les entreprises du secondaire survivent plus longtemps que dans le tertiaire

La statistique sur les taux de survie est une statistique qui analyse les populations (cohortes) d’entreprises créées entre 2003 et 2007 et qui détermine parmi celles-ci le nombre d’entreprises encore actives lors du recensement fédéral des entreprises de 2008. Ce dernier révèle que 81% des nouvelles entreprises continuent leur activité la première année après leur création, 70% après deux ans, 66% après trois ans, 61% après quatre ans et 50% après cinq ans.

Les entreprises exerçant des activités dans le secteur secondaire ont, quelle que soit l’année de création considérée, de meilleurs taux de survie que celles du secteur tertiaire.
Les secteurs économiques qui présentent généralement les taux de survie les plus élevés sont la construction, l’industrie, la santé et activités sociales ainsi que l’immobilier et les services aux entreprises. Les taux de survie les plus bas sont enregistrés dans les branches du commerce, de l’hôtellerie et de la restauration, ainsi que dans la branche des transports et des communications.


Les entreprises survivantes créent de nouveaux emplois

Le taux de diminution de l’emploi est proportionnellement plus faible que celui des disparitions d’entreprises, car les entreprises survivantes ont tendance à créer de nouveaux emplois. Cependant, ces créations de nouveaux emplois ne suffisent pas à combler totalement les pertes d’emplois dues à la disparition progressive des entreprises.

Les pertes d’emplois découlent de la différence entre l’emploi généré par les cohortes de nouvelles entreprises lors de leur création et l’emploi total des entreprises survivantes. Ces pertes varient entre 1,2% pour la cohorte des nouvelles entreprises 2007, à 14% pour la cohorte des nouvelles entreprises de 2003.

 

Solde positif dans la santé

Dans certains secteurs économiques, les pertes d’emplois provoquées par les disparitions d’entreprises sont cependant compensées par l’accroissement des effectifs générés par les entreprises survivantes. Ainsi, pour le secteur de la santé et des activités sociales par exemple, le solde total d’emplois créés par les entreprises toujours actives dépasse les pertes d’emplois dues aux disparitions d’entreprises pour l’ensemble des cohortes de 2003 à 2007.

Dans d’autres secteurs économiques, tels que le commerce ou l’hôtellerie et la restauration, le solde des effectifs totaux diminue sur l'ensemble des années considérées, et cela en dépit de l'accroissement de l’emploi dans les entreprises qui ont survécu.