Les pays européens au secours de leurs banques

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Dans la majorité des pays europées, les gouvernements ont mis en place des plans de sauvetage de leurs systèmes bancaires nationaux respectifs.

 

Au Royaume-Uni, une semaine après l'annonce du plan de secours proposé aux établissements financiers par le gouvernement, deux banques y ont recours. La Royal Bank of Scotland reçoit 20 milliards de livres (25 milliards d'euros), dont un quart sous forme d'actions préférentielles, et se retrouve nationalisée avec 60 % de son capital détenu par le gouvernement.

De même, l'entité Lloyds TSB - HBOS, en cours de fusion, recevra 17 milliards de livres (21,6 milliards d'euros), dont 4 milliards d'actions préférentielles, ce qui permettra au gouvernement britannique d'acquérir environ 43 % de son capital.

En Espagne, le gouvernement a annoncé le 7 octobre la création d'un fonds de 30 à 50 milliards d'euros afin de soutenir son système financier, ainsi que le relèvement à 100 000 euros (20 000 euros auparavant) du montant de garantie des dépôts des particuliers en cas de faillite d'un établissement bancaire.

En Allemagne, un vaste plan de soutien est adopté le 13 octobre, avec la création d'un fond de stabilisation doté de 100 milliards d'euros, qui permet d'apporter aux banques une garantie à leurs opérations de refinancement.

En Italie, le gouvernement met environ 20 milliards d'euros dans un dispositif de soutien aux banques, en se réservant le droit de prendre une participation dans une banque en difficulté et en donnant la garantie de l'Etat aux dépôts des particuliers, jusqu'à 103 000 euros.

En France, un plan de soutien au secteur bancaire est annoncé le 13 octobre, d'un montant de 360 milliards d'euros, dont 40 milliards pour la recapitalisation éventuelle des établissements financiers.

La Suisse propose son aide à ses deux plus grandes banques et va injecter 6 milliards de francs suisses (3,92 milliards d'euros) dans la capital d'UBS. Le Crédit Suisse, qui a refusé l'aide de l'Etat, préfère quant à lui s'adresser à des investisseurs privés.