L'UBS s'enfonce dans les chiffres rouges

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. Imprimer

Pour le premier trimestre de 2009, la banque suisse table sur une perte globale d'environ 3,9 milliards de francs et va réduire ses effectifs de plus de 10%.

Les pertes de la banque sont imputable à des résultats négatifs sur des positions à risque non liquides déjà connues, des provisions pour risques de crédit et en raison d'adaptations de prix pour les dernières positions qui ont été transférées à la Banque nationale suisse.

Grâce à une nouvelle réduction du total du bilan et des actifs pondérés en fonction du risque, UBS prévoit, en dépit de sa perte trimestrielle, un ratio de fonds propres de près de 10% à fin mars 2009.


Poursuite de l'érosion de capitaux

Malgré de premiers signes positifs, l'établissement bancaire bouclera ses comptes du premier trimestre sur des fuites nettes de fonds s'élevant à près de 23 milliards de francs. Ces sorties de fonds ont eu lieu après la publication de l'accord relatif aux enquêtes menées sur les services bancaires transnationaux pour les clients américains. Par ailleurs, Wealth Management Americas a enregistré un résultat positif, avec un afflux net d'argent frais de près de 16 milliards de francs.

Pour adapter sa taille aux conditions de marché et à la réduction de ses activités, la banque escompte réaliser des économies de quelque 3,5 à 4 milliards de francs par rapport à 2008 d'ici la fin de 2010.

 

2500 emplois de moins en Suisse

La banque va exploiter tous les potentiels d'économies et réduire son effectif qui ne devrait compter plus que quelque 67 500 employés d'ici 2010. A fin mars 2009, elle employait environ 76 200 collaborateurs dans plus de 50 pays. Les réductions d'effectifs concerneront également la Suisse où quelque 2500 postes disparaîtront, la moitié par le biais de licenciements.

A l'avenir aussi, la banque continuera d'exercer son métier de base - la gestion de fortune et les activités bancaires suisses - et la banque d'affaires et de la gestion d'actifs. Elle entend poursuivre ses efforts en vue de réduire ses affaires à risques. Elle se retirera des domaines d'activités risqués et non rentables. La banque analyse pour l'instant son portefeuille d'activités afin de définir les domaines dans lesquels elle entend continuer d'opérer et se développer et ceux qu'elle veut abandonner.