La croissance du PIB se maintient à un niveau élevé

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Selon les premières estimations de l'Office fédéral de la statistique, l'économie suisse a enregistré une forte croissance du produit intérieur brut en 2007.

 

A prix courant constant, le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 5,2% au cours de l'année dernière. La hausse réelle n'est pourtant que de 3,3% à cause de la hausse du niveau général des prix. Le revenu national brut (RNB) à prix courants enregistre une progression de 2,8%.
Les sociétés financières et industries exportatrices ont largement contribué à la croissance enregistrée en 2007. Les intermédiaires financiers (en particulier les banques) ont obtenu d'excellents résultats malgré la crise des subprimes survenue dès l'été 2007 et les corrections sur les marchés boursiers.
Les montants des dépôts de la clientèle et les transactions boursières ont progressé de plus de 10%. Le développement des opérations de crédit renforce cette tendance haussière.
La bonne santé de l'économie mondiale a profité aux branches exportatrices, surtout à la chimie, aux machines et équipements. Sur le plan intérieur, le commerce de détail et les services de télécommunication et informatiques ont également fait preuve d'un fort dynamisme en 2007.

 

Forme demande intérieure
La demande intérieure, à savoir les dépenses de consommation des ménages, des institutions à but non lucratif au service des ménages (ISBLSM) et des administrations publiques, ainsi que les investissements en biens d'équipement et dans la construction, enregistre une croissance de 2,5% en prix de l'année précédente.

Avec une hausse de 10,9%, les investissements dans les équipements affichent un résultat très positif pour la quatrième année consécutive. Incitées par la bonne conjoncture, les entreprises poursuivent leurs investissements. La situation est moins favorable dans la construction qui, pour la deuxième année consécutive, subit un ralentissement de 1,5%. Le génie-civil enregistre la même évolution négative.
Les dépenses de consommation des ménages et des ISBLSM, qui représente environ 60% du PIB, a progressé de 2,1% soit la plus forte hausse enregistrée depuis 2001. Le niveau de confiance des ménages explique ce bon résultat.

 

Dynamisme élevé du commerce extérieur
Le commerce extérieur se caractérise surtout par une hausse des exportations de biens et services de 9,4%. Les exportations de produits de l'industrie chimique, des instruments de précision, de l'horlogerie et des machines se caractérisent par un fort dynamisme. De leur côté, les exportations de services ont bénéficié de la bonne tenue des services bancaires et des transports. Les importations de biens et services enregistrent une croissance de 5,9%. Comme celle-ci sont moins soutenue que celle des exportations, le solde positif du commerce extérieur s'est accru de 21,8%.

 

Dynamisme du RNB atténué par la crise financière
Les revenus de la fortune versés à l'étranger ont progressé de 37,5%, alors que ceux en provenance de l'étranger ont augmenté de 14,7%. Il en résulte une baisse marquée des bénéfices réinvestis d'investissements directs à l'étranger. Cette évolution s'explique en particulier par les pertes enregistrées par les filiales de banques suisses à l'étranger et à ramené la croissance du RNB à 2,8% contre 5,2% en 2007. La balance des revenus enregistre un excédent de 34 milliards de francs

 

Intermédiaires financiers et crise des subprimes
L'année 2007 a présenté deux visages contrastés pour les intermédiaires financiers. Comme les différentes activités liées aux subprimes (crédits accordés et/ou titrisation des prêts) ont été conduites par le biais de filiales/succursales à l'étranger, l'effondrement n'a eu aucun impact direct sur la valeur ajoutée des intermédiaires financiers établis en Suisse. Ces pertes se traduisent par une baisse des revenus distribués par les filiales/succursales à l'étranger aux intermédiaires financiers établis en Suisse.
Si les effets direct de la crise sur la valeur ajoutée des intermédiaires financiers établis en Suisse, et donc sur le PIB, ne s'est pas fait sentir en 2007, ils pourraient l'être en 2008. Cela pourrait se traduire par un recul des cours boursiers, une baisse des avoirs gérés, des volumes échangés en bourse et des crédits accordés par les unités résidentes.
Aucune baisse n'ayant été observée pour ces différents éléments en 2007 - leurs valeurs ayant même dans leur majorité affiché des progressions marquées - le secteur des intermédiaires financiers a enregistré une croissance de sa valeur ajoutée.

 

Révision des données 2006 du compte de production
A la lumière des estimations du PIB 2007, les estimations de l'OFS prévoient un taux de croissance du PIB ont été ramenées de 3,5% à 3,4%.