Endiguer les outrances salariales des managers
Dimanche, 28 Septembre 2008 05:17
Les primes des directeurs des banques sont une des principales causes de la crise financière estime Paul Rechsteiner, président de l'Union syndicale suisse, qui demande que la Confédération prévoie un renforcement de leur fiscalisation.
L'Union syndicale suisse (USS) a déposé aujourd'hui devant le parlement fédéral une motion demandant que les excès salariaux des managers soient endigués. Plus concrètement, il ne doit à l'avenir plus être possible pour les entreprises de déduire des impôts sur les bénéfices, à titre de dépenses de personnel, les parts de rémunération dépassant le montant de 1 million de francs. En d'autres termes, à partir de cette somme, chaque franc de rémunération devrait ête soumis à l'impôt sur les bénéfices. Avec cette proposition, les excès salariaux coûteront à l'entreprise, entre 15 et 20 centimes par franc, pour les montants dépassant le million.
L'actuelle crise financière montre qu'il est plus que temps de restreindre les rémunérations pharamineuses des managers. Ce sont en particulier les rémunérations sous forme d'actions et d'options qui ont suscité un comportement risqué de la part des banques. Entre 2000 et 2007, Marcel Ospel a, par exemple, racheté pour environ 30 milliards d'actions UBS. Le cours de cette action a ainsi augmenté et il a ainsi encaissé des millions de francs. Ce capital a ensuite fait défaut à l'UBS pour surmonter la crise qu'elle doit actuellement affronter. C'est un coup de chance, estime le président de la banque, qu'elle a finalement pu trouver des investisseurs prêts à combler ce trou.





