Ralentissement de la croissance de la consommation privée

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. Imprimer

Après la légère hausse du mois de septembre, l'indicateur UBS de la consommation accusait de nouveau un net repli en octobre.

 

Avec une cote de 1,32, l'indicateur UBS de la consommation est retombé en dessous de sa moyenne pluriannuelle pour la première fois depuis deux ans et demi. Les perspectives de la consommation privée suisse s'assombrissent toujours davantage.

L'indicateur UBS mensuel de la consommation a considérablement reculé au mois d'octobre, passant de 1,64 à 1,32. Après la légère hausse de septembre, il a donc repris la tendance à la baisse des derniers mois, retombant sous sa moyenne pluriannuelle de 1,50 pour la première fois depuis avril 2006.

L'indicateur UBS de la consommation est calculé à partir de cinq sous-indicateurs: les ventes de nouveaux véhicules de tourisme, l'activité dans le commerce de détail, le nombre de nuitées à l'hôtel de touristes helvétiques en Suisse, l'indice du climat de consommation ainsi que le chiffre d'affaires réalisé avec des cartes de crédit dans les points de vente suisses par le biais d'UBS.

Le net recul du mois d'octobre s'explique notamment par la détérioration croissante du moral des consommateurs et par la baisse du nombre de nuitées à l'hôtel de résidents suisses à l'intérieur du pays. Les nouvelles immatriculations de véhicules particuliers et l'activité du commerce de détail se maintiennent à un niveau pratiquement inchangé. En comparaison pluriannuelle, l'activité du commerce de détail peut toujours être qualifiée de bonne.

Au niveau actuel, l'indicateur UBS de la consommation indique certes encore une croissance de la consommation privée suisse, mais les perspectives s'assombrissent de plus en plus. Dans le sillage du ralentissement de la conjoncture, le chômage pourrait connaître une hausse au cours des prochains mois, ce dont la propension à consommer aura à pâtir.

On retiendra toutefois comme signe positif que la baisse de l'inflation, et en particulier celle des prix de l'énergie, épargne le pouvoir d'achat et soutient donc la consommation privée. Dans le secteur de la consommation privée, UBS table sur une croissance réelle globale de 1,9% pour l'année en cours.