La conjoncture se dégrade aussi en Suisse

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Dans un contexte d'intensification des turbulences sur les marchés financiers, la conjoncture s'est considérablement dégradée en Suisse au cours du deuxième semestre de 2008.

Au troisième trimestre 2008, les performances économiques mesurées au PIB réel ont reculé dans les trois grands espaces économiques (Etats-Unis, zone euro et Japon); les pays émergents ont eux aussi perdu de leur vigueur. La confiance des entreprises des secteurs secondaire et tertiaire a continué de fléchir au quatrième trimestre. Les consommateurs ont également affiché un pessimisme croissant eu égard à la détérioration attendue de la situation sur le marché du travail. Par conséquent, la BNS a sensiblement revu à la baisse ses prévisions de croissance de l'économie mondiale pour 2009 et 2010.

La croissance du PIB reste positive
En Suisse également, le ralentissement de la conjoncture s'est poursuivi au troisième trimestre. Mais contrairement à ce qui a été observé aux Etats- Unis et dans la zone euro, la croissance du BIP n'a cependant pas été négative. A partir de septembre, la crise de confiance s'est nettement accentuée. Etant donné la détérioration des perspectives économiques, la Suisse a adopté début novembre un train de mesures d'un montant d'un milliard et demi de francs en vue de soutenir l'économie.

A court terme, la BNS prévoit un recul du PIB
Pour l'ensemble de l'année 2009, elle table sur une baisse comprise entre 0,5% et 1%. Les exportations devraient pâtir de l'environnement international défavorable, ce qui devrait à son tour se répercuter de façon négative sur les investissements et la demande de main-d'oeuvre.
Lors de son examen trimestriel de la situation de décembre, la BNS a décidé d'abaisser de 50 points de base la marge de fluctuation du Libor pour dépôts à trois mois en francs, la portant ainsi à 0,0%-1,0%.