La propension aux investissements marque le pas

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Dans le contexte de l'essoufflement conjoncturel mondial, les entreprises suisse sont en proie aux incertitudes, ce qui se fait sentir au niveau de leurs projets d'investissement.

 

L'enquête menée chaque année par l'Institut de recherche conjoncturelle de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (KOF) auprès de 6500 entreprises montre que celles-ci se s'avèrent nettement plus réservées et que la dynamique des investissements a subi un tassement notable. Les entreprises ne doivent pas seulement faire face à un contexte peu propice aux investissements, mais aussi à une plus grande incertitude dans leur planification.

 

Affaiblissement dans la construction, mais chute brutale dans les biens d'investissement

L'indicateur des investissements s'est sensiblement replié par rapport à l'année précédente. Les dépenses dans le secteur de la construction ne se sont que légèrement affaiblie, alors que celles dans les équipement ont nettement chuté. La situation s'avère par contre sensiblement meilleure dans le secteur des services que dans l'industrie et la construction.

Bien que les exportations de marchandises devraient fléchir fortement durant l'année en cours, la part des entreprises industrielles désireuses d'accroître leurs investissements est plus élevé parmi les entreprises exportatrices que parmi les entreprises tournées vers le marché intérieur. Ces investissements n'ont pas pour objectif de réaliser des extensions de leurs capacités de production, mais plutôt de rationaliser leurs outils.

La part des entreprises qui envisagent de réaliser des extensions a donc subi un léger recul. Les industriels prévoient d'étoffer de 2,7% leurs capacités de production en 2009, mais dans une moindre mesure que durant les années précédentes. Dans le secteur de la construction, la capacité de production devrait demeurer à peu près constante.

 

Incertitudes face à la baisse des ventes

Les principaux obstacles à l'investissement sont l'incertitude face à l'évolution des ventes ainsi que la baisse des rendements. Le manque de main-d'œuvre - un facteur encore essentiel dans l'enquête menée il y a un an - a perdu de son importance, notamment dans l'industrie et la construction. La part des entreprises qui ne déplorent aucun obstacle à l'investissement a chuté de 21 à 13%.

Les investissements directs d'entreprises suisses devraient légèrement régresser durant l'année en cours. L'exploration de nouveaux marchés et l'accroissement de la présence sont les principales motivations incitant à investir à l'étranger. A cet effet, les entreprises créent généralement de nouvelles agences et étendent leur réseau de distribution. Concernant les investissements directs, un rôle moins important que l'année précédente revient à l'ouverture de nouveaux canaux d'approvisionnement.

 

Des projets en rade surtout dans l'industrie

Durant les années écoulées, 90% des entreprises indiquaient à chaque fois que la réalisation des projets s'avérait sûre ou très sûre. Cette nouvelle étude montre que qu'elles ne sont plus que 79% dans ce cas. L'incertitude est surtout notable dans l'industrie, où 65% seulement des entreprises considèrent leurs projets comme sûrs. Dans la construction et les services, cette part atteint encore environ 85%. Bien qu'elle évolue déjà au niveau de la dernière phase de récession dans l'industrie, elle se maintient à un degré nettement moindre dans les autres secteurs.

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