L'outsourcing informatique reste très prisé
Mardi, 21 Février 2012 08:33
Les grandes entreprises pèchent par manque de stratégie en matière d'approvisionnement.
Selon une étude réalisée par la société T-Systems, la majorité des entreprises suisses employant plus de 5000 salariés n'ont pas élaboré de stratégie claire en matière de fourniture de services informatiques. Par contre elles ont confié, pour la majorité d'entre elles, leur infrastructure informatique à des sociétés spécialisées dans ce domaine. Elles apprécient tout particulièrement ce type de relation en raison de la fiabilité (44%) et de la confidentialité, de la souplesse (32%) et de la compétence qu'offrent les sociétés de service à qui elles ont confié leur informatique. Le rapport prix/prestation se retrouve par contre en queue de classement des arguments militant en faveur de l'outsourcing.
Une technique qui se banalise
Il est intéressant de relever que l'informatique dans les nuages («cloud computing») soulève moins d'intérêt qu'il y a une année. Seules 34% des personnes interrogées indiquent qu'elles entendent déployer des applications basées sur le principe de l'informatique dans les nuages. Cela devrait provenir du fait que de nombreuses entreprises utilisent déjà cette technique. Et cela en priorité dans les applications de gestion (51%), les outils de courriels (46%) et dans la virtualisation des postes de travail (46%).
Les terminaux mobiles font partie du quotidien professionnel
D'importantes mutations ont été constatées au cours de l'année 2011. Les smartphones et les tablettes électroniques sont désormais devenues incontournables dans le quotidien professionnel de 90% des entreprises suisses. Ces dispositifs sont utilisés surtout dans le cadre d'applications de bureautique (72%) et d'applications professionnelles telles que la gestion des relations client (RRM). La gestion des stocks et de la logistique ainsi que les applications collaboratives sont déjà envisagées pour ces prochaines années. Les entreprises sont pourtant nombreuses à être conscientes des risques que représentent l'intégration des téléphones dits intelligents («smartphones») et des ardoises électroniques.
Les responsables des entreprises et de la sécurité appréhendent déjà les vols possibles qui pourraient intervenir de la part d'employés ou de malfrats externes. Nombreuses sont ainsi les entreprises qui ont déjà pris des mesures de protection, par exemple en exigeant d'introduire un code de la part des personnes qui désirent accéder à certaines données. De plus, elles envisagent de généraliser l'utilisation de méthodes d'accès par Internet aux applications qui offrent un degré de sécurité accru, et des techniques de cryptage sur les appareils mobiles.
© Pierre-Henri Badel, www.adi-presse.ch





