Les éditeurs gourmands de la Toile
Vendredi, 25 Septembre 2009 14:51
Les portails Internet, les réseaux sociaux et les sites communautaires en ligne sont toujours plus souvent le motif qui pousse au rachat d'une entreprise.
(adi-presse) - Depuis 2005, le nombre de portails Internet qui ont fait l'objet d'un rachat par des concurrents ou des entreprises actives dans les médias a sextuplé. Ce sont surtout les éditeurs qui s'avèrent particulièrement actifs dans ce domaine. Ce sont eux qui sont à l'origine de 36% de tous les investissements dans les portails en ligne, révèle une étude réalisée par le cabinet de conseil Ernst & Young.
Les éditeurs ont toujours de la peine à se constituer leur propre réseau, relèvent les auteurs de cette étude. De plus, il leur est difficile de savoir à l'avance s'il sera possible d'atteindre une très grande audience. En rachetant un réseau existant, le nombre et le profil des usagers d'un site sont parfaitement connus. La reprise d'un tel site permet ainsi aux éditeurs d'atteindre rapidement de nouveaux groupes d'usagers. En contre-partie, les portails profitent du contenu et de la qualité des informations inhérentes aux médias traditionnels. A l'avenir, précise cette étude, les modèles d'affaires basés sur des contenus de première classe vont jouer un rôle très important dans notre société. L'offre de base financée par le Web sera complétée par un contenu de qualité auquel on aura accès en payant.
En moyenne européenne, le nombre de fusions et acquisitions dans le monde Internet a augmenté de 130% depuis 2005. Les plates-formes offrant du contenu ou des services en ligne dominent ainsi largement en terme de nombre de transactions intervenues dans le paysage des médias et du divertissement.
Les plus importants marchés des médias et des loisirs sont aussi ceux qui sont les plus actifs lors des fusions et acquisitions. C'est plus souvent au sein des dix plus grandes nations du Monde que les éditeurs trouvent leur bonheur. Parallèlement, on constate un glissement de l'Ouest vers l'Est de l'intérêt à reprendre un portail Internet ou un réseau social, en priorité vers la Russie et la Pologne. Dans le premier de ces pays, les investissements ont augmenté de 153% durant cette période et de 150% dans le second.





