Les sociétés suisses excellent en matière de transparence

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Les entreprises suisses satisfont aux normes de transparence exigées dans le cadre de la loi sur la transparence dans le Code suisse des obligations. Telle est la conclusion d'une étude menée par PricewaterhouseCoopers (PwC).

 

Selon cette étude, la rémunération des entreprises est devenue nettement plus transparente entre 2006 et 2007. De nombreuses entreprises publient même plus d'informations que la loi ne l'exige. La structure et le montant des rémunérations accordées aux conseils d'administration et aux directions des 20 sociétés du SMI ont également été étudiés. Toutes les entreprises disposent d'éléments de rémunération qui sont liés à la performance et qui sont la plupart du temps basés sur des actions. En raison de la complexité croissante de l'environnement économique et juridique, les exigences posées aux entreprises sont de plus en plus élevées et les membres de comité de rémunération extrêmement sollicités.
Depuis l'introduction de la loi sur la transparence, début 2007, toutes les entreprises analysées ont adopté un comportement conforme et donné plus d'informations sur les rémunérations. De nombreuses entreprises ont même publié encore plus de détails qu'exigé. Par conséquent, le degré de précision des informations publiées varie fortement d'une société à une autre: Le Compensation Report des rapports de gouvernance d'entreprise comprend entre une et 19 pages, avec une moyenne de cinq pages.

Les entreprises misent sur des systèmes de rémunération liés aux performances
Toujours selon cette étude, le salaire moyen d'un CEO en 2007 s'élevait à 9,4 millions de francs. Environ 21% représentaient le salaire fixe, 21% un bonus en espèces, 52% des éléments à long terme, en général basés sur des actions, et 6% d'autres éléments de rémunération. Par contre, les présidents de conseils d'administration non exécutifs ont reçu environ 80% de leur rémunération sous forme d'honoraires fixes.
Dans toutes les entreprises cotées au SMI qui ont été analysées, les systèmes de rémunération sont liés à la performance. Les mesures sont basées la plupart du temps sur des chiffres financiers, sachant que des objectifs qualitatifs sont également pris en compte. Outre les plans de participation et les Restricted Stock Units (RSU), les programmes d'options comptent encore parmi les mécanismes incitatifs préférés en matière de salaires en Suisse.

 

La majorité des entreprises offre une combinaison de différents plans de participation. Une tendance provenant des Etats-Unis et de Grande-Bretagne pourrait également d'ici peu s'imposer en Suisse: l'introduction de directives fixant un nombre minimal d'actions détenues par les membres des conseils d'administration et des directions. L'objectif de ces programmes est de lier plus étroitement les dirigeants à l'entreprise et d'harmoniser leurs intérêts avec ceux des autres actionnaires.

 

Les comités de rémunération sont extrêmement sollicités
En pleine crise du secteur financier, les systèmes de rémunération font également l'objet d'un débat public. En effet, certains programmes d'incitation encouragent parfois un comportement à risque et axé sur le court terme plutôt qu'une croissance durable de l'entreprise. Il s'agit maintenant d'éviter cet effet indésirable.

Ces comités de rémunération doivent relever des défis de plus en plus difficiles en raison d'un contexte réglementaire plus strict, d'une influence accrue des actionnaires sur la politique des salaires, ainsi que d'une «guerre des talents» renforcée.

En plus d'être indépendants et intègres, les comités de rémunération doivent avant tout se montrer plus professionnels afin d'être en mesure de développer de nouvelles stratégies de rémunération garantissant le succès durable de la société.