Une révision onéreuse pour les PME
Mardi, 21 Octobre 2008 09:37
Le projet de révision des droits comptable et de la société anonyme pourrait entraîner de lourdes charges pour les PME.
Les principes selon lesquels le Conseil fédéral veut réviser le droit comptable et le droit de la société anonyme sont au nombre de quatre: l’amélioration de la gouvernance d’entreprise, la modification des normes afférentes à la structure du capital, la modernisation des règles relatives à l’assemblée générale et une refonte du droit comptable.
S'il convient de saluer l’effort de révision qui est proposé, le projet tend à l’excès de réglementation, à la mise sous tutelle des sociétés et à une trop forte sollicitation des notions de gouvernement d’entreprise et de protection des actionnaires, considèrent les milieux patronaux.
Quelques améliorations bienvenues
La révision prévoit quelques améliorations bienvenues comme la possibilité de convoquer des assemblées générales virtuelles et multisite ou une plus grande latitude dans l’aménagement de la structure du capital. A contrario, elle limite parfois fortement et de manière totalement inutile la liberté économique des entreprises sous le couvert de la gouvernance d’entreprise et du ren
Les nouvelles prescriptions en matière de tenue et de présentation des comptes s’appliqueront aux entreprises individuelles, aux sociétés de personnes et aux personnes morales qui ont l’obligation de s’inscrire au registre du commerce. Cela signifie notamment qu’il leur faudra présenter chaque année une annexe à leur rapport de gestion.
Par ailleurs, lorsque certaines conditions sont remplies, les entreprises seront tenues de dresser leurs états financiers selon une norme comptable reconnue (en principe Swiss GAAP RPC). Celles qui sont exemptées de cette obligation pourraient toutefois être contraintes de suivre cette norme si les actionnaires représentant au moins 10% du capital social l’exigent.
Lutter contre les excès de réglementation
L’excès de réglementation, les nouvelles règles impératives de tenue des comptes et la bureaucratisation qui résultent de la révision du droit de la société anonyme et des normes comptables contraindront les entreprises à faire encore plus souvent appel à des spécialistes extérieurs. Et les coûts y afférents sont sans commune mesure avec les objectifs de bonne gouvernance du projet.
(SME/STA).





