Les fusions ne sont pas la panacée

Attention, ouverture dans une nouvelle fenêtre. Imprimer

Les opérations de fusion et acquisitions ne débouchent pas forcément sur les objectifs espérés par les dirigeants des entreprises concernées.

En Europe, moins de la moitié des entreprises ont atteint les objectifs qu'elles s'étaient fixées en terme financier ou stratégique à l'occasion d'une opération de reprise ou de fusion qu'elles ont récemment lancées, dévoile une récente étude du cabinet de recrutement Hewitt.

L'une des princiaples causes de l'échec des fusions et reprises tient au critère humain, souligne cette étude. Pas moins de 62% des responsables des entreprises interrogées dans le monde estime que la réussite d'une telle opération dépend directement de la capacité qu'a la direction à motiver les cadres de manière optimale et de fidéliser les employés qui occupent une position clé au sein de l'organisation. Plus de la moitié des entreprises ont en particulier reconnu avoir perdu des décideurs et des personnalités de talent au cours de la restructuration qui s'en est suivie. Et ces pertes de compétences peut donc fortement nuire au résultat finale de la transaction.

Les ressources humaines constituent donc un critère décisif au cours de toute opération de fusion. Toute société qui envisage une fusion ou une reprise doit donc consacrer plus de temps à l'évaluation de facteurs tels que le capital humain, la structure de l'organisation et les compétences en matière de gestion.