Les entreprises suisses peu préparées au vieillissement de leurs effectifs

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Les entreprises suisses considèrent l'évolution de la pyramide des âges comme un grand défi, mais restent peu préparées pour y répondre.

 

Selon une étude de l'Institut Adecco, notre pays se classe derrière le Royaume-Uni, la France, l'Italie, l'Espagne et l'Allemagne au classement de l'index d'aptitudes démographiques (IAD). Le vieillissement de la population est principalement compensé par  l'attractivité du marché du travail suisse auprès des candidats étrangers.

La prise de conscience est manifeste
L'IAD prend en compte cinq champs d'action de la politique en matière de personnel: la gestion de la carrière, l'apprentissage tout au long de la vie, la gestion du savoir et de la santé et la diversité des âges. La Suisse affiche un score de 172 sur 400, contre une moyenne de 182 pour les cinq grands pays européens.
La prise de conscience de l'importance du changement démographique reste pourtant très importante: 65% des 500 entreprises suisses sondées considèrent qu'il s'agit là d'un défi plus important que la mondialisation et le progrès technique. Etonnement, la moitié ne connaissent pas l'âge de leurs effectifs...

Ne pas se reposer uniquement sur la main-d'oeuvre étrangère
Selon Wolfgang Clement, président de l'Institut Adecco, la Suisse connaît, comme c'est le cas dans la plupart des pays européens, un problème pour assurer sa relève. Même si elle compense ce déficit grâce au recrutement de personnel qualifié du monde entier.
Elle ne pourra toutefois compter indéfiniment sur les travailleurs étrangers. En effet, la structure d'âge des employés suisses aura nettement évolué d'ici à 2020: par rapport à 2000, la part de la population âgée de 30 à 44 ans diminuera d'un cinquième alors que celle âgée de 50 à 64 ans augmentera d'un tiers. La proportion de personnes situées dans la tranche d'âge de 60 à 64 ans progressera même de plus de 50%.