Les cadres étrangers ravissent la place des Helvètes
Lundi, 09 Février 2009 14:01
Les dirigeants étrangers sont désormais toujours plus nombreux à tenir les rênes des entreprises suisses.
L'image que l'on se fait du dirigeant d'entreprise suisse est en train de se transformer radicalement. Alors que la proportion d'étrangers dans l'encadrement des entreprises atteint 42%, celle-ci passe à plus de 53% au niveau de la direction de ces dernières, révèle une étude réalisée par le cabinet de recrutement de cadres dirigeants zurichois Guido Schilling & Partner. Face à ce mouvement irréversible, les cadres suisses sont confrontés à un véritable défi.
On assiste à une tendance identique en ce qui concerne les directeurs généraux dont la proportion est passée de 32% en 2007 à 38% en 2008. Parmi ceux-ci, ce sont les Allemands qui représentent le gros de la troupe. Mais les contingents de dirigeants provenant de pays plus lointains débarquent en force. C'est en particulier le cas des Américains, Britanniques, Australiens, Sud-Africains et Canadiens. Une tendance qui devrait se poursuivre au cours de ces prochaines années, nous promet le patron de ce cabinet de recrutement.
Des parcours professionnels plus diversifiés
Pendant longtemps, pour atteindre une fonction dirigeante à la tête d'une entreprise, il fallait faire carrière au sein même du sérail. Une situation qui tend à disparaître.
Aujourd'hui, seuls 4% des membres de la direction générale d'une entreprise suisse se retrouvent dans ce cas de figure. Et parmi les nouveaux venus au sommet de la hiérarchie d'une entreprise helvétique, le nombre de ceux qui viennent d'une autre entreprise a doublé en l'espace d'une année.
Selon Guido Schilling, ce phénomène est directement lié à l'assèchement du marché du travail. Et dans une telle situation, les personnes qui font preuve d'ambition ont beaucoup de chance de tirer leur épingle du jeu.
Les détenteurs d'un CFC en recul
Cette enquête démontre en outre que le nombre de managers à avoir suivi un apprentissage professionnel sans poursuivre ensuite leurs études est en recul. Il y a encore quelques années, la proportion des membres de la direction ne bénéficiant pas d'un titre universitaire s'élevait à 12%. Actuellement, elle n'est plus que de 6%. Aujourd'hui, une formation de niveau académique s'avère donc indispensable pour atteindre un poste directorial.





