Les salariés positifs sur leur activité professionnelle

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Pour les salariés suisses, le sens et la valeur du travail est plus importants que le salaire et le statut au sein de leur entreprise.

Plus de trois quarts des employés suisses sont satisfaits de leurs performances au lieu de travail. Pourtant, seuls 30% ont indiqué avoir atteint leurs objectifs en matière de carrière ou de profession à leur poste actuelle. Et 69% souhaiteraient chercher un nouvel emploi dans les mois à venir. Ces chiffres sont le résultat d'une enquête internationale de Kelly Services sur le thème de la «valeur du travail».

 

Une enquête qui conforte les préjugés

Les Suisses et les Suissesses sont réputés pour avoir une attitude positive face au travail. Cette enquête de Kelly Services, effectuée fin 2008 dans 34 pays, avec un total de 100'000 personnes, n'a fait que confirmer cela. En Suisse, 3700 personnes y ont participé.

Ainsi, 76% des personnes interrogées ont indiqué d'être satisfaits de leurs performances au travail. Ce pourcentage est particulièrement élevé dans la génération des baby-boomer (45-65 ans), avec 81%. Au niveau mondial, cependant, l'Europe se situe derrière les régions d'Amériques (91%) et d'Asie-Pacifique (87%). La moyenne européenne est de 75%. Ce sont les Italiens, avec 49%, qui sont le moins contents de leurs prestations.

 

Des résultats parfois surprenants

  • 73 pour cent des personnes interrogées en Suisse sont d'avis que leurs prestations au travail augmentent leur confiance en eux; à noter que ce pourcentage est légèrement plus élevé chez les hommes que chez les femmes.
  • 30% seulement pensent que leur emploi actuel leur permet de réaliser leurs objectifs de carrière.
  • 45 pour cent ont indiqué ne plus progresser dans leur profession; la génération des baby-boomers, avec 50%, représente ici, le pourcentage le plus élevé.
  • La moitié des personnes interrogées est satisfaite de la direction professionnelle prise
  • 28%t choisiraient un autre champ d'activités s'ils pouvaient choisir à nouveau. Ici encore, la proportion la plus élevée est dans la génération des 48-65 ans, avec 36%.

 

Un travail intéressant et qui a un sens, est plus important que le salaire ou le statut dans l'entreprise

Plus de la moitié (54 pour cent) des Suisses et Suissesses seraient prêts à abandonner leur statut dans l'entreprise et même de subir des baisses de salaire pour un travail plus exigeant avec plus de sens. À ce point de vue, la Suisse se situe dans la moyenne internationale. Avec 63%, ce sont les Chinois qui sont, en majorité, prêt à changer, les moins motivés se trouvent chez les Hongrois, avec 38%.

Malgré la crise économique et financière, 69 pour cent des personnes interrogées en Suisse pensent à chercher un nouvel emploi dans un futur proche. L'envie de changer d'emploi est particulièrement présente dans les générations des 30-47 ans et des 48-65 ans, avec respectivement 72 et 73% À ce point de vue, la Suisse est numéro cinq, après l'Italie, Hong Kong, le Portugal et le Luxembourg. Les Américains des États-Unis sont les moins ouverts à un changement d'emploi (40%).

 

La reconnaissance personnelle et les possibilités de formations restent la priorité

Les résultats de l'enquête démontrent que les salariés accordent plus d'importance à la valeur et la qualité du travail qu'au salaire et à la position dans l'entreprise», explique Leif Agnéus, directeur général de Kelly EMEA (Europe et Moyen-Orient). «Les employeurs ont tout à gagner à donner à leurs collaborateurs des tâches qui correspondent à leurs capacités individuelles pour qu'ils puissent se développer.

Les possibilités de formation continue et de promotion sont toutes aussi importantes pour motiver les employés à fournir de bonnes performances», explique Leif Agnéus.