Les salariés suisses sont très mobiles
Mardi, 22 Avril 2008 09:17
Selon un sondage effectué par la société de placement de personnel Kelly Services, 70% des employés suisses changeraient de domicile pour trouver le bon emploi. Plus de la moitié seraient même prêts à aller à l'étranger.
Malgré une bonne situation du marché de l'emploi, les employés suisses font preuver d'une grande souplesse lorsqu'il s'agit de décrocher l'emploi idéal. 74% des hommes et 65% des femmes déménageraient dans une autre ville pour trouver le bon emploi. 52% d'entre eux ont déjà changé de domicile une fois pour leur emploi. La propension à la mobilité se trouve dans tous les secteurs de travail, ainsi que dans tous les groupes d'âge et de revenus, alors que la tendance est plus haute chez les hommes que chez les femmes pour toutes les questions.
Chez les employés de l'administration et des services centraux, la propension à la mobilité est aussi légèrement plus basse. En comparaison internationale, la Suisse se trouve dans la moyenne pour toutes les questions. Le sondage a été effectué dans 33 pays, avec 115'500 personnes au total. En Suisse, 2'100 personnes ont participé. Ce sondage démontre aussi que 65% des sondés helvétiques ont besoin de 60 minutes et plus pour aller du domicile à la place de travail.
Des trajets toujours plus longs pour aller travailler
Le sondage démontre aussi que les sondés suisses sont disposés à effectuer de longs trajets pour aller au travail. 65% d'entre eux voyagent entre 30 et 60 minutes, 12% voyageraient même entre 60 et 90 minutes et plus. Les pays qui connaissent le plus de personnes qui voyagent longtemps pour aller au travail sont la Belgique et la Finlande, avec respectivement 23 et 21%.
Déménager pour donner un cop d'accélérateur à sa carrière
56% des employés suisses déménageraient à l'étranger si cela leur apporterait un avancement dans la carrière, cette tendance est la plus haute pour le groupe d'âge des 25 à 34 ans, avec 61%. La moyenne internationale se situe à 59%. Parmi les plus enclins à l'émigration se trouvent les Polonais, avec 90%, suivis de la Russie (72%) et des allemands, avec 68%. La plus faible propension à déménager à l'étranger se retrouve chez les Américains des Etats-Unis, avec 37%.
La famille, frein à la mobilité
Les plus importants obstacles à un déménagement à l'étranger sont, selon les sondés suisses, la situation familiale (58%), la formation scolaire des enfants (24%), les barrières de la langue (31%), la caisse de pension (14%), le patrimoine (15%) et les impôts (10%). Sur ces questions, la Suisse se retrouve aussi dans la moyenne internationale.
32% des sondés suisses ont affirmé déjà avoir travaillé une fois à l'étranger. 53% aimeraient habiter et travailler au même endroit jusqu'à la retraite. 47% aimeraient aller à l'étranger après la retraite, cette propension est plus haute chez les femmes, avec 49%, que chez les hommes (45%).





