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Les consommatrices et consommateurs helvétiques reviennent faire leurs achats dans les magasins helvétiques. C'est en tout cas ce que revèle une étude de marchés réalisée par l'institut IHA-GfK.

La raison de ce regain d'attrait des magasins de notre pays est non seulement due à la relative faiblesse de notre monnaie et de la plus forte inflation constatée au-delà de nos frontières, mais aussi la pression exercée sur les prix en Suisse par les magasins discount tels que Lindl et Aldi.

C'est du moins ce qui ressort d'une étude réalisée par le cabinet suisse d'étude du comportement des consommateurs IHA-GfK auprès de 2250 ménages privés de Suisse alémanique et romande. Le recul est sensible sur l'ensemble des gammes de produits. C'est en Suisse alémanique que les Helvètes se rendent le plus volontiers hors des frontières de leur pays pour s'approvisionner. Les marchandises les plus prisée par ce commerce sont les spiritueux, les préparations vitaminées, les produits de soins aux cheveux, les légumes, les conserves au vinaigre et la margarine.

 
L'écart de performance s'accentue entre les entreprises investissant dans leur fonction achats et celles qui ne le font que peu ou pas. Tel est l'enseignement majeur de l'étude menée par la société Accenture auprès 225 directeurs des achats européens et nord-américains.

Dans un environnement plus exigeant marqué notamment par la hausse du coût des matières premières, le challenge de l'intégration des fournisseurs dits low cost ou encore l'impératif de l'approvisionnement écologique, les entreprises qui investissent résolument dans leurs capacités achats récoltent le fruit de leurs efforts en distançant celles de leurs paires qui ne le font pas.
A partir d'une analyse de la performance des directions achats ayant participé à l'enquête tant sur le plan économique que sur la qualité des produits et services achetés, Accenture a classé celles-ci en trois catégories: les directions achats très performantes (16%), moyennement performantes (67%) et peu performantes (17%). Les directions achats très performantes réalisent des économies équivalant à 10 fois le coût de fonctionnement de leur organisations des achats. Les moins performantes, elles, ne couvrent que quatre fois ce coût.

Les six leviers clés de la performance achat
L'analyse approfondie des caractéristiques des directions achats montre que les organisations performantes sont bien meilleures que la moyenne sur chacun des six leviers clés de la performance achat qui sont:
- Le développement de la stratégie achats
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Le développement de l'expertise catégorielle des acheteurs
- La simplification des processus transactionnels d'approvisionnement

- La gestion de la relation fournisseur

- Le développement des compétences achats et l'optimisation de l'organisation

- Les systèmes d'information achats et la pilotage de la performance

Des relations plus collaborative avec les fournisseurs
L'étude souligne que les entreprises performantes appréhendent la fonction achats sous un angle plus stratégique et plus global ont pris la mesure des bénéfices d'une relation plus collaborative avec leurs fournisseurs et ont mis en place une organisation et des systèmes leur permettant d'améliorer le processus décisionnel. Ainsi, elles sont trois fois moins nombreuses que le reste de l'échantillon à citer, parmi les obstacles auxquelles elles sont confrontées, l'absence d'autorité pour faire avancer les choses.

Une externalisation qui porte ses fruits
L'étude indique par ailleurs que l'externalisation des achats est beaucoup plus courante dans les entreprises performantes que chez leurs concurrentes moins efficaces. Ainsi, 34% des entreprises performantes externalisent les achats de produits non stratégiques, contre 18% pour celles qui le sont moins. De même, 33% (contre 9%) externalisent la gestion de leur catalogues et leur services de support fournisseurs, et 28% la gestion de la comptabilité fournisseurs (contre 11%).

 
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