Mots clés :anglais

Une nouvelle formation de comptable qualifié est organisée pour répondre aux besoins des entreprises internationales.

Le cursus de formation en comptabilité financière internationale commencera en mars 2011 à la Haute école de gestion Arc et à l'Université de Neuchâtel. Il débouchera sur un Certificate of Advanced Studies in International Financial Accouting (CAS IFA). Cette formation de comptable qualifié répond aux besoins des entreprises internationales. Elle est le fruit de la collaboration entre les entreprises, les milieux politiques, les institutions d'enseignement supérieur et la Chambre neuchâteloise du commerce et de l'industrie (CNCI).

Les cours seront dispensés en anglais par des académiciens et des praticiens, à des périodes adaptées au monde comptable (soit hors des périodes de clôture et de budget). Vingt journées de formation se partageront en trois modules traitant, sous un angle international, de la présentation des comptes et des actifs et passifs non financiers, puis des éléments purement financiers, pour ensuite aborder des sujets fiscaux spécifiques aux entreprises internationales et conclure avec l'analyse financière en tant que telle.

Pour la partie financière tout particulièrement, cette formation vise à faire comprendre aux étudiants le fonctionnement des outils financiers et les transactions y relatives pour appliquer ensuite les pratiques comptables idoines.

Pour en savoir plus

 

En Suisse, les employés et responsables de l'économie considèrent que la maîtrise des langues étrangères est essentielle pour le succès d'une carrière professionnelle. Un avis partagé surtout par les cadres.

 

C'est la première fois qu'une enquête a été réalisée sur l'usage et les connaissances linguistiques dans notre pays. C'est la HES du Nord-Ouest qui s'est penchée sur cette question particulièrement importante dans un pays multilingue tel que la Suisse. Le premier sujet d'étonnement qui ressort de cette investigation réside dans le fait que l'allemand (et non le suisse-allemand) soit la langue la plus utilisée au sein des entreprises helvétiques. Il s'avère par ailleurs qu'en Suisse alémanique, l'usage du français est tout aussi prépondérant que l'anglais.

Priorité à l'allemand, au français et à l'anglais Toujours selon cette enquête, l'allemand est pratiqué dans le cadre des activités quotidiennes dans 50% des entreprises romandes et 70% des italophones. En Suisse alémanique, le français est habituellement utilisé dans les activités commerciales à raison de 40%. Par contre, l'italien reste le parent pauvre au sein des entreprises suisses. Il n'est parlé au moins une fois par semaine que dans une entreprise sur sept en Suisse romande et dans une sur quatre Outre-Sarine. Et cette situation pourrait devenir de plus en plus marquée. Bon nombre de personnes interrogées dans le cadre de cette analyse s'attendent à ce que l'allemand, le français et l'anglais continuent à se tailler la part du lion alors que l'usage de l'italien devrait, selon les enquêteurs, poursuivre son érosion.
Malgré son rôle de langue véhiculaire parmi les plus usitées de par le monde, l'espagnol ne se retrouve pas en bonne position dans notre pays: cette langue n'est parlée que dans 7% des entreprises et n'est lue et écrite régulièrement que dans 3% d'entre elles. On apprend encore à la lecture de cette étude qu'en dehors des trois langues principales nationales et de l'anglais, toutes les autres ne présentent pas grand intérêt dans les milieux économiques helvétiques.

 

Pas d'accord sur une priorité donnée à l'anglais
Selon cette étude, le plurilinguisme de notre pays s'avère important pour la majorité des entreprises, tant sur le plan économique, politique que culturel. L'enseignement des langues fait pourtant l'objet de critiques. Seules 19% des entreprises sont satisfaites des méthodes utilisées pour apprendre les langues.
Les avis divergent selon les régions en ce qui concerne le rôle de l'anglais en tant que première langue étrangère. En Suisse alémanique, la majorité des personnes interrogées dans le cadre de cette enquête sont favorables à l'enseignement de l'anglais comme première langue étrangère. Dans les cantons latins, on craint par contre que la cohésion de la Suisse soit écornée si l'enseignement d'une deuxième langue nationale est abandonné au profit de l'anglais.

 

Des efforts individuels
De manière plus générale, en Suisse, les employés et les milieux économiques considèrent dans leur majorité que la maîtrise des langues étrangères s'avère essentielle dans le contexte d'une carrière professionnelle.
Ils sont aussi conscients que l'apprentissage des langues incombe en priorité aux individus eux-mêmes et qu'ils doivent s'attendre à ce que les entreprises ne les dédommagent pas systématiquement des efforts qu'ils déploient pour acquérir ou améliorer leurs connaissances linguistiques.

Claude Duval, © adi-presse.ch


Tour des agences romandes Manpower
A Genève
Mis à part le français - pour lequel on fait passer des tests d'orthographe - l'anglais y est la langue la plus demandée par les banques et les institutions internationales. Les connaissances de base sont évaluées au moyen d'un logiciel spécifique et le niveau oral contrôlé lors des entretiens d'embauche. Quant à l'allemand, il est très fréquemment requis par les sociétés nationales. Pour des postes à responsabilité, le bilinguisme peut même faire partie des conditions d'engagement. On remarque aussi que le russe et l'espagnol sont plus fréquemment exigés qu'auparavant.

 

A Lausanne

«Après le français, l'anglais est très demandé dans le middle management» répond un collaborateur spécialisé dans le recrutement pour le secteur bancaire et financier. «Pour ces postes, le niveau exigé se situe entre un first et un advanced certificate. Nous faisons passer des tests dont la qualité est reconnue par l'université de Cambridge» complète-t-il. Quant à l'allemand, il est de plus en plus exigé par le fait que, souvent, les services de back office des banques ont été centralisés en Suisse allemande. «Et comme les Romands ont eu tendance à négliger l'apprentissage de l'allemand au profit de l'anglais ces dernières années, il manque actuellement des employés maîtrisant bien cette langue. De plus, les sièges européens de certaines grandes entreprises se situant en Allemagne, les collaborateurs des filiales suisses doivent être capables de parler couramment cette langue» rapporte-t-il. Le private banking exige en outre que l'on maîtrise parfaitement les langues des clients, telles que l'italien et l'espagnol, avec lesquels on traite.

 

A Neuchâtel
«Les entreprises industrielles ont tendance à s'adresser à notre agence lorsqu'elles ne trouvent pas de candidats sachant bien l'allemand, alors qu'elles engagent elles-mêmes ceux maîtrisant l'anglais, sensiblement plus nombreux sur le marché» relève cette collaboratrice. Elle ajoute que le suisse-allemand est également fréquemment requis, précisant cependant que l'anglais reste la deuxième langue étrangère exigée. «Quant aux assistants de vente, ils doivent pouvoir parfois s'exprimer en espagnol, et même en polonais, en fonction des marchés qu'ils auront à couvrir» rapporte-t-elle.

 

A Delémont
On y confirme que la langue prioritaire dépend directement du type d'entreprise. L'industrie jurassienne s'exportant bien, l'anglais y est tout aussi demandé que l'allemand.

 

A Fribourg
Dans ce canton bilingue, il s'avère primordial de pouvoir pratiquer le français aussi bien que l'allemand pour lequel on exige davantage que de simples connaissances scolaires. Le bilinguisme y est donc très apprécié. L'anglais vient nettement en seconde position, l'espagnol ou d'autres langues plus exotiques ne concernant que des postes de traducteur.

 
Depuis la fin du mois de septembre 2007, le site Internet Business Leader englobe également un lexique anglais-français des affaires. Vous pouvez proposer vous-même des nouveaux termes pour alimenter sa base de données.
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