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En Suisse, la loi sur l'assurance chômage prévoit que l'Etat peut indemniser les entreprises qui désirent réduire l'horaire de travail de leurs employés suite à une baisse d'activité.

En cas de difficulté liée à des baisses du niveau des commandes, plutôt que de licencier une partie de son personnel, un employeur peut prévoir des réductions horaire de travail (RHT). Il s'agit en quelque sorte d'une mesure que l'on peut aussi qualifier de mise au chômage partiel ou technique. L'avantage est que les employés continuent à toucher leur salaire sans déduction bien qu'il travaille moins d'heure que ce qui est prévu par son contrat de travail.

Cette mesure présente le grand avantage pour l'employeur de préserver le savoir-faire patrimonial de ses employés et de pouvoir redémarrer progressivement ou à plein régime ses activités si le marché le demande et que les commandes reprennent. Cette mesure est surtout destinée à contre-carrer le renchérissement du franc suisse par rapport à l'euro ou au dollars.

Selon la loi, une telle indemnité sera versée à l'entreprise au maximum pendant un laps de temps de douze période (soit une année) au cours d'une période de deux ans. Les conjoints ou partenaires enregistrée de l'employeur, les personnes ayant une activité dirigeante, celles qui ont signé un contrat de travail à durée déterminée et les apprentis ne peuvent pas bénéficier de cette mesure.

Pour bénéficier de cette mesure, les entreprises doivent présenter à l'administration un dossier détaillé de leur situation et prouver que leur activité a réellement diminué. Certains cas sont rejetés, par exemple si le chiffre d'affaires est en baisse mais que le nombre d'heures de réserve de travail n'a pas baissé. Cela permet d'éviter que les entreprises tendent de jouer la carte du dumping des prix dans les commandes de travail. Cette mesure pourrait être supprimée dès que le taux de change du franc suisse redescendra à un niveau moins élevé.

Pour en savoir plus: www.seco.admin.ch

 

 

 

Même si l'âge du départ à la retraite est fixé dans la loi sur l'AVS, il est toujours possible de poursuivre une activité lucrative au-delà. Il faut pourtant bien veiller à certaines particularités.

Celui qui désire continuer à travailler après avoir atteint l'âge de 65 ans pour les hommes ou de 64 ans pour les femmes doit en informer expressément son employeur. Le salarié est avisé d'exprimer cette intention suffisamment tôt. En effet, si aucune clause ne prévoit dans son contrat que les rapports de travail cessent automatiquement dès qu'il aura atteint l'âge de la retraite, l'employeur devra formellement notifier au salarié son intention de ne plus faire appel à ses services à partir de cet instant.

 

Décrocher un emploi quand on est à la retraite

De même qu'il est possible à un employé de continuer à travailler - et à être salarié - au-delà de l'âge légal de la retraite, un employeur peut engager une personne qui se trouve dans une telle situation. La question n'est pas anodine compte tenu du manque de personnel qualifié dans certains secteurs de l'économie. Pour se retrouver dans un tel cas de figure, l'employé aura pourtant dû maintenir ses connaissances constamment à niveau pour répondre aux exigences de son travail, ou occuper un emploi subalterne ne nécessitant pas de qualifications trop élevées. Mais là n'est pas notre propos.

Il faut relever que la jurisprudence semble considérer que si le contrat de travail se réfère expressément au règlement d'une institution de prévoyance professionnelle, et que celui-ci fixe sans équivoque l'âge auquel les employés partent à la retraite, cela équivaut à un accord tacite des deux parties sur la cessation des relations de travail à cette date.

 

Pas de péjoration des conditions de travail

Sauf modification du contrat de travail établie dans les délais légaux, un salarié continuant à travailler au-delà de l'âge légal de la retraite a droit au même salaire, à des vacances de durée égale ainsi qu'aux autres avantages dont il bénéficiait avant d'avoir atteint ce cap. Aucune clause particulière n'est prévue à ce sujet dans le code des obligations ou dans la loi sur le travail.

Aucune dérogation ne pourra de ce fait s'appliquer quant aux mesures à prévoir pour protéger sa santé ou pour garantir sa sécurité au travail. Corollairement, l'employeur peut par contre exiger qu'en dehors des situations relevant clairement d'une maladie - comme la perte sérieuse de mémoire, d'attention ou de capacité physique - l'employé doit être en mesure d'apporter le même niveau de prestation.

Cette exigence doit pourtant tenir compte de l'âge du salarié dont on peut s'attendre logiquement à une certaine perte de résistance aux contraintes inhérentes à son travail.

Concrètement, un nouveau contrat de travail, ou un avenant à celui-ci, devrait être signé pour prévoir le cas échéant une réduction idoine de l'horaire de travail entraînant une réduction en principe proportionnelle du salaire.

 

L'employeur est aussi gagnant

Travailler après l'âge de la retraite apporte aussi certains avantages à l'employeur. Ses charges sociales vont diminuer. Les cotisations AVS, AI, APG ne seront perçues que sur la part du gain supérieur à 1400 francs pas mois ou 16 800 francs par année. De même, l'assurance-chômage ne réclamera plus les cotisations à l'employé.

Il en va tout autrement, et logiquement, de l'assurance accident. L'employeur devra s'acquitter des primes de celles-ci sur l'entité du salaire de l'employé. L'indemnisation de celui-ci s'effectuera sur les mêmes bases qu'auparavant, y compris pour ce qui est de l'indemnité journalière de perte de gain, toujours basée sur la part du manque à gagner. Le fait qu'il touche une rente vieillesse n'a aucune incidence sur ce qui lui sera dû par l'assurance accident.

 

Les assurances maladies pénalisent les aînés

Les employés qui bénéficient d'une assurance perte de salaire de la part de leur employeur peuvent rencontrer certaines mauvaises surprises. La plupart des compagnies qui assurent ce risque ont prévu une clause qui réduit le nombre de jours indemnisés (par exemple de 720 à 180 jours) ou qui supprime totalement cette indemnisation. L'employé qui atteint l'âge légal de la retraite sera donc bien inspiré de demander des précisions par écrit à son employeur à ce sujet. Quoi qu'il en soit, en cas de maladie, l'employeur devra payer le plein salaire selon le barème bernois (durée de l'indemnisation) en fonction des années de service.

 

Bien calculer son coup

En dehors du désir de poursuivre une activité professionnelle enrichissante ou valorisante au-delà de l'âge de la retraite, il faut aussi bien étudier les incidences que le versement des rentes vieillesse peuvent avoir sur ses revenus imposables.

Il peut parfois être tel que le jeu n'en vaut pas la chandelle sur le plan pécuniaire. A savoir que ses impôts augmenteront dans une forte proportion. Il est alors judicieux d'envisager soit de réduire son horaire de travail, soit de demander une réduction de salaire. Cette dernière option peut être un atout dans le cas où son employeur envisagerait à plus ou moins long terme de vous remplacer par un employé plus jeune. Cela pourrait repousser cette échéance. Mais il faut se souvenir que celle-ci interviendra un jour ou l'autre. Mieux vaut donc s'y préparer à temps et développer d'autres centres d'intérêts valorisants. Ou tout simplement se mettre à son compte (voir encadré).

Une autre solution est d'ajourner le versement de sa rente AVS. La demande doit être faite avec le formulaire «Demande de rente de vieillesse» au moins trois mois à l'avance. Il est possible d'ajourner sa rente de un à cinq ans maximum. Les rentes perçues augmenteront alors de manière progressive en fonction du nombre d'années différées. Avec une année de plus, l'augmentation s'élèvera à 5.2% et atteindra même 31.5% pour cinq ans.

 


 

Bon à savoir

- Un employé qui est malade ou tombe malade au moment où il devrait partir à la retraite a droit à ce que son départ soit reporté lorsqu'il reçoit son avis de cessation des rapports de travail de son employeur au moment théoriquement prévu, ou si celui-ci lui avait déjà été notifié préalablement.

- Les indemnités de vieillesse des institutions de prévoyance professionnelle (LPP) sont normalement dues à compter du moment où un salarié atteint l'âge de la retraite. Si le règlement de l'institution de prévoyance le stipule, il est possible de repousser cette échéance jusqu'au 70 ans. Durant cette période, plusieurs option sont envisageable. En principe, aucun cotisation n'est perçue. Par contre, la rente ultérieure sera revalorisée du montant des intérêts et les taux de conversion seront accrus en conséquence.

- Une solution permettant de continuer à travailler au-delà de l'âge de la retraite est de poursuivre une activité lucrative en tant que travailleur indépendant. N'importe qui ne peut y avoir droit. C'est l'AVS qui décide en l'occurrence. Elle se base sur les rapports et le taux d'activité que l'indépendant cultive avec ses clients. Si son ancien employeur constitue quasiment l'unique source de revenu de celui qui désire se mettre à son compte, ce dernier a de faibles chances d'être accepté en tant qu'indépendant. C'est d'ailleurs très aléatoire de se lancer dans l'aventure dans ces conditions. La seule issue sera alors de créer ou de reprendre une société anonyme ou à responsabilité limitée pour abriter le siège de son activité lucrative.

 

 

Werner HertzogWerner Hertzog reprend le poste de Managing Director du cabinet de conseil en assurances sociales.

 

 

Titulaire d'un diplôme en mathématiques de l'Université de Fribourg, Werner Hertzog bénéficie de plus de dix ans d'expérience dans une fonction de dirigeant auprès de compagnies d'assurances et de caisses de pensions de droit public.

Pendant les sept années passées à la tête de la Caisse de pensions de la Confédération suisse, il a mené à bien la mutation de Publica en une caisse de prévoyance plus efficiente et orientée vers ses clients. Il est également membre de l'Association suisse des institutions de prévoyance. Sa nomination sera effective au 1er juillet 2011.

Il succédera à Daniel Thomann, qui poursuivra son activité de consultant en Suisse tout en adoptant le rôle de responsable de la région d'Europe centrale (Allemagne, Suisse, Autriche) chez Aon Hewitt.

 

e-assuranceInternet est devenu un canal de distribution clé dans le secteur de l'assurance.

Les clients apprécient ce type de relation commerciale qui, selon eux, équivaut à celui des réseaux traditionnels. Avec en plus l'avantage de la réactivité. Selon une enquête réalisée par la société Accenture, en France, 70% des contrats d'assurance automobile et 40% des polices d'assurance d'habitation seront souscrits en ligned'ici 2012. Les assureurs ont les moyens de mettre en place un cercle vertueux sur Internet, qui débute par des informations d'ordre général pour évoluer vers du conseil, la souscription électronique à des contrats personnalisés, la gestion en ligne de ses dossiers par le client, la proposition d'offres complémentaires ciblées, etc.

Cette nouvelle relation électronique favorise une approche fine des besoins du client ainsi que les possibilités de vente croisée (cross selling) et d'évolution vers des contrats haut de gamme (up selling). Pour les clients, l'avantage principal de pouvoir passer la Internet réside dans une amélioration de la réactivité et de la souplesse des relations. Pour les compagnies d'assurance, le grand défi d'Internet sera de savoir comment adapter leur stratégie en fonction des nouveaux comportements des internautes. Il s'agit en effet d'une clientèle plus aisée qui compare plus facilement les offres et dont la fidélité est moins grands. Les assureurs devront aussi bien analyser et définir quels sont les produits et services qu'ils devront proposer par le canal d'Internet.

 

La société suisse pour le marketing a honoré la compagnie d'assurances pour ses prestations en lui décernant le prix du marketing 2010.
La Mobilière a convaincu le jury par son modèle commercial durable orienté sur la proximité avec ses clients et la continuité dans sa gestion de la marque. Le 27 novembre 2010, Manfred Bruhn, président du comité de fondation de la société suisse pour le marketing (GfM), a remis cette distinction à Urs Berger, PDG de la Mobilière.

 

La Finma impose désormais une formation de base pour exercer le métier d'intermédiaire dans les assurances.

Pierre-Henri Badel

Le trop grand flou qui régnait pendant longtemps dans ce métier a incité l'organe suisse de régulation des marchés à instituer une formation obligatoire destinée aux intermédiaires en assurance. Elle leur permet d'acquérir des notions de base minimales pour exercer une activité professionnelle dans ce domaine.

En Suisse romande, ces cours sont dispensés au sein de l'Ecole supérieure d'assurance (ESA) de Lausanne et par l'Institut romand de formation en assurance (Irfa). Ce dernier propose à ses élèves de concentrer l'essentiel de l'acquisition des connaissances théoriques en mode présentiel, et d'assimiler les notions techniques à domicile. De cette manière, les coûts de formation sont fortement réduits, ce qui s'avère un avantage pour ceux qui doivent assumer eux-mêmes leurs dépenses de formation.

D'environ 7000 francs pour la formation de l'ESA qui est principalement dispensée en mode présentiel, les cours sont ainsi ramenés à 2500 francs dans la formule axée sur l'acquisition des connaissances à domicile. Les candidats ont ainsi la possibilité de choisir l'une des deux voies selon leurs affinités.

La formule proposée par l'Ifra englobe cinq jours de formation répartis sur six mois. Les élèves ne sont pourtant pas laissés à leur propre sort pendant les périodes d'auto-apprentissage. Un tuteur les assiste et les accompagne durant cette période, souligne Jacques Baudois, responsable pédagogique à l'Institut romand de formation en assurances.

Une telle formation est destinée, quelle que soit la formule choisie, aussi bien à des intermédiaires en assurances dits non liés (à savoir des agents indépendants) qu'à des intermédiaires liés, des employés de compagnies d'assurance, des personnes désireuses de se former au métier ou de celles qui sont soucieuses de se perfectionner. Elle s'adresse aussi aux personnes qui ne possèdent par de certificat fédéral de capacité. Il s'agit aussi de la première marche pour ceux qui veulent gravir les échelons de cette profession et qui visent un brevet fédéral de spécialiste en assurance.

Même si cette fonction d'intermédiaire d'assurance ne débouche pas sur un titre reconnu par l'Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT), ceux qui ont réussi avec succès les examens écrits et oraux de fin d'étude peuvent demander l'inscription au registre de la Finma, qui est le sésame pour exercer ce métier de manière professionnelle et qui sanctifie la reconnaissance de ses compétences par ses pairs.

Pour en savoir plus: www.irfa.ch

Pour en savoir plus: www.hfvsa.ch

 

Le service de la formation continue de l'Université de Genève lance une nouvelle session destinée aux cadres, médecins, infirmiers, pharmaciens, responsables administratifs de service médical public ou privé, spécialistes des assurances, etc.

Cette formation mène à un diplôme de formation continue en management des institutions de santé. La formation s'articule autour de deux modules et s'étale de septembre 2010 à juin 2011. Il permet aux participants de comprendre les outils permettant de mesurer la production et la qualité des soins, ainsi que de comprendre à planifier et contrôler les coûts dans un domaine complexe et incertain.

Au programme, on trouve non seulement des matières telles que l'économie de la santé, les aspects financiers du traitement des patients, des notions légales et éthiques et le management stratégique, mais aussi des branches telles que l'épidémiologie, la médicométrie et la qualité des soins.

Pour en savoir plus: www.unige.ch/formcont/sante.html

 

Le groupe d'assurances a réalisé un bénéfice de 56,4 millions de francs au premier semestre de 2010.

Le premier semestre confirme le retour à la croissance pour ce qui est des primes nettes acquises dans le secteur non vie. Celles-ci ont en effet atteint 332,9 millions de francs, ce qui représente une augmentation de 1,3%. Dans le secteur de l'assurance vie, les primes acquises ont progressé de 199 millions de francs par rapport au premier semestre de 2009 pour se fixer à 1,428 milliards de francs. Le bilan consolidé de la compagnie vaudoise a atteint 10,6 milliards de francs avec une augmentation des fonds propres de 760,6 à 813,5 millions de francs. La marge de solvabilité du groupe atteingent quant à elles 288%, ce qui est supérieur à la mayenne du secteur.

Pour en savoir plus

 

La succursale suisse du groupe d'assurances Allianz cède ses filiales Alba et Phenix au groupe Helvetia.

La compagnie d'assurance Alba, dont le siège est à Bâle, est active sur l'ensemble du territoire suisse. En 2009, la société a enregistré un volume de primes de 131,8 millions de francs, pour un bénéfice annuel de 26 millions de francs. Quant à Phenix, qui a son siège à Lausanne, elle intervient dans les assurances vie et dommages. En 2009, le volume total de ses primes s'est élevé à 87,1 millions de francs et son bénéfice, à 1,8 million de francs.

Sans prise en compte d'Alba ni de Phenix, Allianz Suisse a enregistré l'an passé un volume de primes de près de 3,8 milliards de francs selon les normes IFRS. Elle emploie 3650 employés et fournit une couverture d'assurance et de prévoyance à plus de 930'000 particuliers et plus de 100'000 entreprises.

Cette transaction, qui se monte à 302 millions de francs, devrait se réaliser au cours du 4e trimestre 2010 sous réserve de son approbation par les autorités fédérales de surveillance de la concurrence.

 

Jürg Wittwer vient d'être nommé responsable du secteur de la distribution au sein de la succursale suisse de l'assureur allemand.

Le nouveau responsable succède à Roland Rykart, qui rejoint le siège parisien de Mondial Assistance pour y occuper une fonction dirigeante. À l'origine, la direction du secteur chargé de la gestion du marché devait être confiée à Jürg Wittwer, mais ce poste a finalement été attribué à Martin Jara, jusqu'ici responsable du service des courtiers de la compagnie d'assurance.

Né en 1967, Jürg Wittwer travaillait pour Elvia Voyages et le groupe Mondial Assistance depuis 1995. Avant de devenir CEO de Mondial Assistance (Suisse) en 2002, il avait exercé différentes fonctions de direction et conduit plusieurs filiales en Europe et en Amérique du Nord. Appartenant également au groupe Allianz, cette entreprise est surtout connue en Suisse sous les marques Elvia et Medi24.

Martin Jara, né en 1972, dirige le canal des courtiers d'Allianz Suisse depuis deux ans. Il avait travaillé précédemment au sein de l'Institut d'économie de l'assurance de l'Université de St-Gall et au sein du groupe Winterthur, en dernier lieu en tant que responsable du COO-Office du Group Head Office. De 2005 à 2008, il a été directeur régional auprès de la Suva à Winterthour.

Roland Rykart était à la tête du secteur de la distribution d'Allianz Suisse depuis l'an 2000.
Il a en particulier oeuvré au regroupement des réseaux de distribution des agences générales des compagnies reprise par Allianz Suisse.

 
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