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En dépit de la récession et de la réduction des rentrées fiscales pour les cantons, la charge fiscale a continué à diminuer en Suisse.

Selon l'indice de taxation fiscale de l'Institut d'étude conjoncturelle de l'Université de Bâle (BAK), ce sont surtout les cantons de Glaris et de Schwyz qui ont amélioré leur attrait fiscal aussi bien pour les entreprises que pour la main-d'oeuvre hautement qualifiée. Pour ce qui est de l'imposition des entreprises, seuls quelques rares cantons ont réduit leur taux d'imposition. Par contre, un grand nombre d'entre eux ont diminué la pression fiscale sur les personnes physiques.

Sur le plan helvétique, parmi les 17 cantons suisses ayant été pris en consldération dans l'étude BAK Taxation Index 2010, c'est le canton d'Appenzell Rhodes extérieures qui se retrouve en tête du clasement de la plus faible taxation appliquée aux entreprises, comme c'était déjà le cas en 2009. Leur taux d'imposition n'y est que de 10,8%. Ce canton est suivi par Obwald (11,1%) et Schwyz (11,8%).

Parmi les cantons francophones, c'est en Valais que la charge fiscale des entreprises est la moins lourde (19,6%), suivie du canton de Vaud (19,8%). La lanterne rouge des 17 cantons recensés dans cette enquête est tenu par Genève, avec 21,5%. A noter que parmi les cantons, Fribourg, Neuchâtel et le Jura ne sont pas pris en compte dans ces statistiques qui, par ailleurs, ne tiennet compte que de l'imposition dans le chef-lieu des cantons concernés.

 

Le renversement de l'environnement économique mondial est intervenu plus vite et de manière plus marqué que prévu.


(adi-presse) - En Suisse, les signes de reprise économique se multiplient. Selon les estimations de l'Institut d'étude conjoncturelle BAK de Bâle, le troisième trimestre de 2008 a marqué la fin d'une longue période de récession.

Avec une baisse prévisible de 1,9% durant l'exercice 2009, le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse a enregistré la plus forte récession depuis 1975. Certains facteurs particuliers tels que les cycles des stocks de produits et les mesures de relance budgétaire massive ont accélérée le rétablissement de l'environnement économique mondial qui est attendu en 2010, avec une modeste croissance de 0,5% en Suisse.

 

La crise des marchés financiers qui touche de plein fouet les partenaires commerciaux de la Suisse ne lui permettra pas d'éviter la récession.

 

L'institut bâlois BAK s'attend à ce qu'en 2009, la croissance économique s'élève à 0,1% dans les zones euros et de 0,4% aux Etats-Unis. L'aggravement des conditions internationales amènent le BAK à pronostiquer  que l'économie suisse verra sa croissance économique ne pas dépasser 0,7% en 2009, alors que ses prévisions s'élevaient jusqu'ici de 1,3%. La croissance du produit intérieur brut suisse stagnera au cours de l'année 2008 et au premier trimestre 2009. Le BAK s'attend à, ce que le dynamisme économique va encore être limité au deuxième trimestre 2009 et ce n'est qu'en 2010 que la croissance va reprendre des couleurs. L'institut bâlois envisage alors une progression de 1,7%.

La raison de cette révision des pronostics découle de la plus faible contribution du commerce extérieur, ce qui se répercute aussi négativement sur le marché des investissements. Malgré les signes croissants d'un danger de récession, le BAK s'attend à ce que l'économie suisse résiste mieux que les autre pays de l'OCDE. Contrairement à bien d'autres pays, le marché immobilier helvétique ne montre pas de signes d'exagérations spéculatives. À cela s'ajoute la forte compétitivité des entreprises industrielles axées sur l'exportation.

En dépit du recul du développement de sa valeur ajoutée, le secteur bancaire suisse semble mieux résister à la crise que ce n'est le cas dans certains autres pays. Le danger d'une pénurie de crédit qui pourrait freiner les investissements privés semble également comparativement moins élevé qu'ailleurs.

 

Le boom du secteur immobilier fait partie du passé

Cela fait quatre ans que l'économie suisse enregistre des taux de croissance supérieurs à la moyenne et que les intérêts hypothécaires se trouvent déjà à un très faible niveau. Les conditions d'acquisition d'une propriété n'avaient depuis longtemps été aussi favorables. La demande était fortement stimulée par l'immigration. Du coup, le boom de l'immobilier s'est arrêté aussi au cours de l'année dernière. Dans le secteur du bâtiment, l'activité reste élevée, essentiellement du fait que la mise sur le marché d'environ 30'000 nouveaux logements au cours de l'année passée n'a pas permis d'accroître de manière significative le taux de logements vacants. Cela avait conduit à une hausse des prix qui s'est faite sentir à quelques exceptions près dans quasiment toutes les régions de Suisse. Une fois de plus, l'augmentation des prix a été particulièrement marquée dans la région de Zurich-Zoug, dans l'arc lémanique ainsi que dans les régions touristiques.

L'économie suisse n'est toutefois plus à l'abri de la crise financière mondiale. L'insécurité relative à la future situation financière des ménages entraînera un recul de la demande dans le secteur immobilier car une partie de la population repoussera ses intentions d'achat. En outre, suite au ralentissement du développement économique, la demande diminuera de la part des travailleurs étrangers. Compte tenu des fortes hausses des prix observées au cours de ces dernières années, il existe une forte marge de manoeuvre pour des corrections de prix vers le bas dans certaines régions. Cela concerne en particulier les centres grands et leurs agglomérations.

Après huit ans de hausse continuelle, les loyers ont également continué à progressé en 2007. Il faut cependant s'attendre à à un recul du prix des loyers à moyen terme. Les logements de haut de gamme proposés dans les centres urbains et les appartements à louer situés dans les régions à vocation touristique constituent une exception.

 

Modeste augmentation du chiffre d'affaires du commerce de détail

Selon les résultats provisoires de l'office fédéral pour statistique (OFS), le chiffre d'affaires nominaux du commerce de détail ont augmenté de 1,3% en août 2008 par rapport à la même période de 2007. En chiffres corrigés, le taux de croissance s'élève à 5,3%. En termes réels, c'est-à-dire corrigés en fonction de l'inflation, on constate cependant une croissance nulle, tandis que l'augmentation s'élève à 4% en chiffres corrigés compte tenu du nombre de jours ouvrables. Au cours des huit premiers mois de l'année 2008, le chiffre d'affaires du commerce de détail a enregistré une croissance nominale de 2,8% et de 4,4% en termes réels par rapport à la période correspondante de l'année précédente.

 
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