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La banque privée Notenstein Privatbank AG tombe dans l'escarcelle de la Raiffeisen.

Prise dans la tourmente des attaques des Etats-Unis suite à ses activités jugées illicites visant à dissimuler les actifs de clients américains, la banque Weggelin sauve ses activités de gestion financière de ses clients hors Etats-Unis, regourpées au sein de la Notenstein Privatbank en les cédant à la banque Raiffeisen.

L'acquisition d'une banque privée classique permet à la banque coopérative suisse de prendre pied dans le segment des grosses fortunes et de diversifier à long terme ses sources de revenus. La reprise de la Notenstein Privatbank AG par la Raiffeisen garantit ainsi la pérennité de 700 emplois dans une situation tendue.

Jusqu'ici directeur de Wegelin & Co. Suisse romande, Adrian Künzi, prend la direction de la Notenstein Privatbank AG, qui conservera son autonomie au sein du groupe Raiffeisen. La Notenstein Privatbank AG offre des services dans le secteur du private banking pour les investisseurs privés et institutionnels ainsi que sur l'asset management.

La Notenstein Privatbank AG gérait jusqu'ici les affaires actuelles de la banque Wegelin & Cie à l'exception de l'ensemble des relations avec la clientèle américaine, restées du ressort de Wegelin & Co. Le suivi de la gestion bancaire est garantie pour tous les autres clients.

 

Malgré les turbulences constatées sur les marchés financiers, les perspectives d'avenir restent bonnes, même si la majorité des établissements envisagent l'avenir avec moins d'optimisme qu'il y a un an.

Par rapport à l'année précédente, les banques entrevoient avec moins d'euphorie les évolutions concernant le secret bancaire, l'impôt compensatoire et la transparence fiscale. Pour ce qui est des valeurs patrimoniales gérées, rares sont pourtant celles qui prévoient des sorties nettes susceptibles de constituer une menace. En plus du renforcement de la réglementation, les banques estiment qu'elles devront relever des défis plus importants au cours du nouvel exercice dans le domaine de la gestion du risque de taux d'intérêt et du risque de crédit.

 

Baisse de confiance dans les établissement privés et étrangers

Parmi les 120 banques suisses interrogées en décembre 2011 dans le cadre du baromètre des banques 2012 d'Ernst & Young (sans les deux grandes banques), 15% (contre 52 l'année précédente) qualifient l'évolution actuelle de la marche des affaires comme positive, 62% estiment que la marche des affaires est plutôt positive (contre 40% il y a un an), tandis que près d'un tiers la jugent négative. Les banques privées et les banques étrangères se montrent moins confiantes, et près de 40% déplorent une évolution défavorable.

Même si l'optimisme est en baisse, les perspectives d'avenir restent bonnes: 71% (contre 92% voici un an) prévoient une évolution positive ou plutôt positive pour 2012. «Les banques évaluent probablement les perspectives de manière un peu plus réaliste qu'il y a un an, lorsque les estimations étaient beaucoup plus optimistes. Même si les avis sont plus réservés, on retiendra néanmoins que les banques suisses ont relativement bien surmonté la crise financière mondiale et la crise de la dette européenne», admet Iqbal Khan, responsable Banking & Capital Markets chez Ernst & Young, à propos des résultats du sondage.

 

La banque de détail est soumis à une forte pression

Les activités de banque de détail est confrontée à une vive concurrence. En effet, 40% des banques interrogées estiment que c'est dans ce secteur que la concurrence est la plus forte, alors qu'elles n'étaient que 22 voici un an. Cette estimation concernant les opérations au bilan classiques est partagée non seulement par les banques régionales et cantonales, mais aussi de plus en plus par les banques privées et étrangères.

«Le niveau durablement bas des intérêts et la baisse des marges d'intérêts qui en découle confrontent de plus en plus souvent les banques à de grands défis dans leur métier de base» concède Patrick Schwaller, responsable du baromètre des banques chez Ernst & Young.

«Par ailleurs, le renforcement des dispositions sur les fonds propres et les liquidités va intensifier la concurrence non seulement dans le cadre des opérations actives, mais aussi dans les opérations passives, c'est-à-dire celles avec les fonds de clients et les fonds d'épargne. En particulier dans le cas d'une hausse des taux, la lutte pour des fonds passifs va sensiblement s'intensifier» poursuit-il.

 

La banque privée Leumi a opté pour l'applicatif Equalizer II de la société New Access SA pour ses succursales helvétiques.

Le déploiement de la solution informatique conçu par la société genevoise au sein de l'établissement bancaire Leumi Private Bank porte sur l'ensemble de ses fonctions de gestion bancaire. Cela englobe l'analyse de portefeuilles, la mesure de la performance, la gestion de portefeuille, la gestion des ordres et le reporting.

Cette solution sera déployés sur l'ensemble de ses sites helvétiques, y compris la Banque Safdié, dernièrement rachetée par le groupe. La solution a donc été choisie comme interface front office pour les données provenant des systèmes centraux Olympic (Eri Bancaire) et T24 (Temenos).

Cet applicatif sera mis en production dès la fin du premier trimestre 2012.

 

Les changements qui sont actuellement perceptibles en Suisse dans le secteur de la banque privée vont obliger de nombreux gérants de fortune à devoir relever de sérieux défis.

La perte de confiance latente et la réallocation dans des produits à plus faible risque, générant donc une moindre marge, ont entraîné un fort recul de la marge brute des banques analysées (2009: 110 points de base [pb], 2006: 117 pb). Il est difficile de réduire la base de coûts et, ces deux dernières années, elle n'a pas pu être adaptée au recul des produits. Le ratio coûts/produits (après amortissements) a ainsi augmenté pour atteindre 79% en 2009 (2006: 65%).

On s'attend en outre à une poursuite de l'augmentation des coûts réglementaires, dont les petits établissements seront les premiers à pâtir. En effet, ceux-ci ne profitent pas des économies d'échelle et n'ont pas non plus accès au fort potentiel d'argent frais sur les marchés émergents (surtout en Asie). Tel est le constat dressé par l'étude réalisée par Pricewaterhouse Cooper (PwC) intitulée «Heading for new horizons. Private banking in Switzerland». PwC y a examiné les rapports de gestion de plus de 100 des 170 établissements de Private Banking de Suisse au cours des quatre dernières années.

 

Un lent et progressif retour à la normale

Les débats sur le secret bancaire et diverses amnisties fiscales préoccupent les banques privées en Suisse - notamment lors de l'acquisition de capitaux de nouveaux clients. Après avoir subit un net recul en 2008 (-19,5%), la fortune des clients sous gestion s'est rétablie en 2009 en augmentant de 8,4% (taux de croissance de l'argent frais net: 0,9%). «En dépit de conditions défavorables, la Suisse est globalement parvenue à acquérir régulièrement de l'argent frais net au cours des quatre dernières années. On constate cependant d'importantes variations entre les différentes banques et régions», précise Matthias Memminger, responsable Private Banking Business Consulting chez PwC Suisse.

«La place financière Suisse se caractérise, outre le secret bancaire, par ses conditions-cadres économiques et politiques, la qualité de ses prestations et sa stabilité. Ces atouts lui confèrent, et lui conféreront à l'avenir également, un fort potentiel d'acquisition de capitaux de nouveaux clients». Le Onshore Private Banking est appelé à se développer, en  particulier sur les marchés émergents. De 2006 à 2009 déjà, les établissements possédant un hub sur ces marchés ont remporté un franc succès dans l'acquisition de capitaux nets de nouveaux clients. Les  banques n'auront donc d'autre choix que de conclure des partenariats  ou de développer leur présence sur place s'ils veulent exploiter ces  marchés.

 

Une érosion accrue des marges

La rentabilité de la fortune des clients a diminué au cours des quatre années étudiées. En 2009, la marge brute des établissements analysés s'élevait encore à 110 points de base (2006: 117 pb), alors que leur marge nette atteignait 20 pb (2006: 32 pb). Le ratio coûts/produits (après amortissements) du Private Banking suisse a ainsi atteint 79% l'an passé (2006: 65%). «Compte tenu de l'évolution de la situation au niveau des produits, il sera primordial pour les banques privées de parvenir à maîtriser et réduire la base de coûts dans les prochaines années. Les coûts réglementaires augmenteront à eux seuls de 10 à 30%», explique Matthias Memminger.

Les petites banques, en particulier, subissent une pression considérable. En 2008, en pleine crise économique et financière mondiale, elles ont dû affronter le recul le plus marqué des marges brute et nette, de respectivement -37 pb et -18 pb. Les économies d'échelle non réalisées ont aussi des répercussions sur le produit par collaborateur, qui s'est établi à 502'000 francs suisses en moyenne au cours des quatre dernières années. Les grandes banques ont réalisé un produit moyen par collaborateur de 604'000 francs sur la même période.

 

Modèle d'affaires conforme aux règles en vigueur sur le plan fiscal

La tendance vers un modèle d'affaires fiscalement conforme va fortement influer sur l'évolution au cours des prochaines années. En raison du durcissement des réglementations étatiques, les modèles d'affaires offshore créés principalement pour des raisons fiscales vont perdre de leur importance. La situation profitera aux grandes banques, qui s'accommodent mieux de la hausse des coûts réglementaires grâce aux économies d'échelle. Les coopérations ou les bureaux de représentation leur facilitent par ailleurs l'accès au fort potentiel d'acquisition de capitaux de nouveaux clients sur les marchés émergents.

Quand bien même de nombreuses entreprises se sont créées en proposant des approches et des modèles d'affaires novateurs, la consolidation des petites et moyennes banques va s'amplifier dans les années à venir. Depuis 2005, le nombre de banques privées a reculé de 181 à 170 (-6%) et il poursuivra encore sa chute au cours de ces prochaines années. Les banques étrangères et les petits établissements pourraient notamment être visés par de transactions. Ils doivent s'atteler à la révision de leur orientation stratégique, et plus particulièrement de son efficacité, au moyen de programmes de diminution des coûts, d'opportunités d'externalisation et de fusions.

 

L'augmentation des revenus que l'on constate dans les pays en voie de développement et le renforcement de la régulation exige des changements profonds dans la gestion des fonds.

 

Par Pierre-Henri Badel

 

Les prochains moteurs de croissance de la banque privée se situent dans les nouveaux centres financiers en Chine, en Inde et au Moyen-Orient. La pression régulatrice et le scepticisme règnent actuellement sur les marchés traditionnels. Cela constitue un important défi à relever pour les banques. Elles doivent s'adapter aux nouveaux besoins des clients et aux nouvelles règles.

En dépit d'un recul de 25 à 30% des revenus, la majorité des banques de gestion de fortunes suisses ont bien surmonté la crise, relève une enquête de Booz & Compagny.

 

La future croissance viendra des marchés émergeants

D'ici 2010, un tiers des investisseurs privés disposant d'une fortune de plus de 1 million de dollars sous forme de placements vivra dans les pays de la région Asie-Pacifique. On y trouvera donc plus de millionnaires qu'en Europe ou en Amérique du Nord. La stabilité politique croissante que vivent ces pays poussera ces personnes à investir de plus en plus dans leurs pays.

 

Une étonnante résistance de l'industrie de la gestion de fortune

Les banques actives dans la gestion de fortunes se sont très bien sorties de la crise financière. En dépit du recul sensible des recettes, elles ont pu rapidement dégager, pour la majorité d'entre elles, d'excellents résultats malgré la réduction sensible de leurs recettes.

La majorité des managers interrogés sont convaincus que la banque privée s'est modifié de manière irrévocable dans ses principaux domaines, et que d'autres adaptions sont en vue.

 

Les clients exigent une architecture de produit ouverte

Selon cette étude, le modèle intégré de la gestion de fortune fait l'objet d'une grande attention. La méfiance qui règne à l'encontre des fournisseurs qui regroupent sous la même enseigne le conseil et les produits est très aiguë. C'est pour cette raison que certains établissements ont déjà séparé leurs unités chargées de l'asset management et du conseil à la clientèle. Il faut s'attendre à ce que les acteurs du marché suivent cet exemple. Le futur modèle sera celui de l'architecture produit ouverte au sein de laquelle les clients pourront choisir les meilleurs produits de différentes sociétés dans chaque catégorie de placement.

 

Redéfinition du modèle offshore

La chasse aux avoirs non déclarés va obliger les banques déployant des activités offshores de se repositionner. Dans de nombreux pays, la pression des administrations fiscales a conduit les investisseurs n'ayant jusqu'ici pas déclaré leurs fortunes se mettre en conformité ou les rapatrier.

Les banques privées qui axaient leurs activités sur les affaires offshores doivent élaborer de nouvelles stratégies si elles veulent réussir dans le nouveau paradigme des avoirs déclarés. Celles qui étaient axées sur les avoirs non déclarés se retrouveront très bientôt sans modèle d'affaires capable de survivre la crise actuelle.

 

Réduction des coûts de 10 à 15%

Les établissements de gestion de fortune sont arrivés à réduire sensiblement leurs coûts en un très faible laps de temps. Toutes les personnes interrogées dans le cadre de cette étude indiquent une réduction des salaires variables. 85% des interlocuteurs ont reconnu que le nombre d'employés avait été réduits de manière sélective. Il est cependant nécessaire de prendre des mesures pour agir de manière à réduire la pression constante sur les marges et les coûts croissants de la mise en conformité.

Quoi qu'il en soit, les établissements de gestion de fortune devront assurément réduire la base de coûts actuelle de 10 à 15%, reconnaît en particulier Andreas Leutzhofer, membre de la direction du cabinet Booz & Compagny à Zurich.

 

La banque bâloise regroupe ses entités chargées des clients privés et institutionnels suisses et internationaux au sein d'une seule division.

 

Les activités de la nouvelle division seront segmentées en fonction des marchés géographiques de la banque, ce qui devrait simplifier la planification et la structuration des processus. La division Private Banking sera dirigée conjointement par Fidelis M. Goetz et Eric G. Sarasin. La nouvelle structure d´organisation de la banque entrera en vigueur le 1er janvier 2009.

Cette décision vise à renforcer l´orientation client et marché de la banque et à dynamiser ainsi la croissance des actifs sous gestion et des produits des activités de base. En outre les affaires avec des gestionnaires de biens externes seront transférées du segment Asset Management Products & Sales à la nouvelle division Private Banking.

La mise au point des affaires institutionnelles Le 1er janvier 2009, les services aux investisseurs institutionnels actuellement rattachés au segment Private & Institutional Clients Switzerland seront réunis avec la vente de produits de placement par l´intermédiaire de banques tierces et d´autres partenaires de distribution (wholesale). L´intégration de ces activités dans la division Asset Management, Products & Sales souligne l´importance du profil de rendement/risque de l´offre de gestion de fortune et des produits de placement pour ce type d´affaires.

 
Le premier prix Banque Privée Espirito Santo a été décerné à Laurent Barras, Olivier Scaillet et Russ Wermers pour leurs travaux sur les performances des gestionnaires de fonds mutuels.

 

Dans leur travail, les trois lauréats proposent une nouvelle méthode permettant de déterminer si les bonnes performances d'un fonds sont en fait dues au seul facteur chance et donc susceptible de se détériorer à long terme, ce qui est notamment utile aux banques dans le cadre du processus de sélection des gestionnaires de fonds.

Cette distinction doté un montant de 20'000 francs, récompense Olivier Scaillet, professeur à l'Université de Genève et Research Fellow du Swiss Finance Institute et Russ Wermers de l'Université de Maryland.

Leur travail a été publié sous le titre "False Discoveries in Mutual Fund Performance: Measuring Luck in Estimated Alphas". Il peut être consulté en ligne sur le Social Science Research Network (SSRN) Swiss Finance Institute Research Paper Series. La SFI Research Paper Series est publiée en collaboration avec le NCCR FINRISK (Financial Valuation and Risk Management).

 

Banque privée, activité de banque privée.

 

 

Gestion de fortune (ou de patrimoine).

 

 

Le Credit Suisse Group a enregistré un bénéfice net de 1,2 milliard de francs au deuxième trimestre 2008, à comparer avec le bénéfice net de 3,2 milliards de au cours du deuxième trimestre 2007.

 

Les produits nets (résultats de base) de la banque suisse ont atteint 7830 millions de francs, en hausse de 159% par rapport au premier trimestre 2008, mais en baisse de 33% par rapport au deuxième trimestre 2007. Le bénéfice net dilué par action s'est établi à 1,12 franc au deuxième trimestre 2008, contre 2,82 francs pour la même période de l'année dernière.
Le secteur de la banque privée (private banking), qui comprend les affaires de gestion de fortune (wealth management) et de Corporate & Retail Banking, enregistre un bénéfice avant impôts de 1,22 milliard de francs au deuxième trimestre 2008, soit une baisse de 12% par rapport au deuxième trimestre 2007.
Les activités de banque d'investissement (Investment Banking) a renoué avec la rentabilité au deuxième trimestre 2008, enregistrant un bénéfice avant impôts de 281 millions de francs, à comparer avec le chiffre record de 2502 millions de francs au deuxième trimestre 2007. Les produits nets ont reculé de 50% par comparaison avec le deuxième trimestre 2007, mais se sont considérablement améliorés par rapport au trimestre précédent.
Le secteur de gestion des actifs (asset management) a renoué avec la rentabilité au deuxième trimestre 2008, enregistrant un bénéfice avant impôts de 167 millions de francs, à comparer avec le bénéfice avant impôts de 299 millions de francs obtenu au deuxième trimestre 2007.
Les activités de banque privée ont enregistré un afflux net de nouveaux capitaux de 17,4 milliards de francs au deuxième trimestre 2008, dont 15,4 milliards de francs pour la gestion de fortune (wealth management), ce qui représente une moyenne glissante du taux de croissance de 5,9% sur quatre trimestres. Ce résultat reflète de bonnes contributions de toutes les régions, en particulier de Europe, Middle East and Africa (EMEA) et de Asia Pacific.

 
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