Mots clés :banque

La banque privée genevoise est ainsi le dixième client à opter pour la solution bancaire moderne du prestataire suisse en matière d'externalisation des processus d'affaire.

La mise en service de la nouvelle solution applicative s'est déroulée le 3 janvier 2012, et l’exploitation se déroule sans problème depuis cette date. La plate-forme informatique bancaire B-Source Master couvre l’ensemble des processus professionnels, y compris les activités administratives.

B-Source a migré deux banques, à savoir le siège principal de Banque Cramer à Genève et sa succursale à Lugano, ainsi que sa filiale à Nassau, une société affiliée juridiquement indépendante sous la raison sociale de Private Investment Banking Ltd.

Etablissement bancaire privé genevois, Banque Cramer est une des banques privées suisses dépositaires d'une des traditions les plus longues. Ses origines remontent au XVIIIe siècle quand Pierre Cramer de Brandis fonde, en 1709, un établissement bancaire sous le nom de Cramer & Cie. La banque privée active depuis 2003 sous la raison sociale de Banque Cramer & Cie SA est spécialisée dans la gestion de fortune et le conseil en placement individuel. L'établissement propose à sa clientèle un large éventail de prestations personnalisées. Banque Cramer & Cie emploie au total 65 collaborateurs à son siège de Genève et dans ses succursales de Lugano et de Nassau (Bahamas).

 

On peut se réjouir de voir le système bancaire helvétique adopter de nouvelles règles plus strictes concernant la quantité et la qualité des fonds propres, ainsi que des exigences spécifiques applicables aux banques d'importance systémique.

Pierre-Gabriel Bieri*

Idéalement, il faudrait réussir à éviter toutes les situations de crise. A défaut, il importe tout au moins qu'on soit capable de réagir rapidement et d'en tirer des leçons. D'une certaine manière, c'est la conclusion positive que l'on pourrait retirer des événements qui ont agité la Banque nationale suisse ces dernières semaines. Mais c'est aussi et surtout le constat que l'on doit faire dans le domaine bancaire.

Après la crise financière survenue en 2008, on a vu se mettre en place, au niveau international, un important renforcement des réglementations applicables aux banques, en particulier concernant les exigences de fonds propres. Ces réglementations sont connues sous le nom d'Accord Bâle III. A la suite, le Département fédéral des finances (DFF) et l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) ont entrepris de transposer ces nouvelles règles internationales dans la législation helvétique; le projet correspondant de révision de l'ordonnance sur les fonds propres a été récemment mis en consultation.

Du contenu relativement technique de cette révision, on retiendra que les exigences imposées aux banques en matière de fonds propres sont renforcées ä la fois sur le plan qualitatif et quantitatif. Les exigences qualitatives visent en particulier ä éviter que puissent être considérés comme fonds propres des éléments financiers impropres ä pouvoir absorber des pertes. Quant aux exigences quantitatives, elles imposent une dotation minimale - sous la forme de ratios différenciés selon les catégories qualitatives de fonds propres ainsi que des volants de fonds propres supplémentaires; le but de ces «volants de sécurité» est que les banques accumulent des capitaux pendant les périodes de prospérité de façon ä pouvoir les libérer pour absorber des pertes en période difficile.

Au final, des exigences quantitatives mieux différenciées et des exigences qualitatives plus poussées, accompagnées de mesures d'adaptation raisonnables, devraient renforcer la position des banques suisses sans pénaliser de manière significative le monde économique, en particulier les PME ayant recours à des crédits bancaires.

L'autre aspect essentiel de la révision proposée concerne les règles spécifiques devant être imposées aux banques «d'importance systémique», aussi désignées par l'expression «too big to fail», en l'occurrence l'UBS et le Credit Suisse. Conformément à la législation votée l'année passée et concrétisée désormais au niveau des ordonnances, ces banques seront obligées de respecter certains niveaux de liquidités et des ratios de fonds propres progressifs aptes ä absorber d'éventuelles pertes; elles devront aussi établir des plans d'urgence capables de garantir, dans toutes les situations et sans intervention financière de l'Etat, la continuité des fonctions bancaires indispensables.

Ces nouvelles dispositions tirent les leçons nécessaires de la dernière crise financière, tout en préservant largement la capacité d'action et donc la compétitivité des grandes banques helvétiques. Si l'on ajoute ä cela le renforcement substantiel de la FINMA comme autorité de surveillance - et pour autant que celle-ci exerce sa fonction avec pragmatisme et sans excès de zèle an peut être satisfait de constater que la Suisse a su prendre en quelques années des mesures importantes pour restaurer la confiance dans un secteur vital pour la vie économique.

* Centre patronal, Lausanne

 

A peine la crise économique montre-t-elle des signes d'éloignement que les grandes banques recommencent à rétribuer grassement les artisans de leur déconfiture.

>Après avoir bénéficié de l'aide des pouvoirs publics dans de nombreux pays qui leur ont accordé des garanties ou qui ont dû les renflouer, les banques sont retombées dans leurs travers comme si de rien n'était. Elles débauchent à tour de bras des employés de haut vol pour essayer des regagner des parts de marchés perdues suite à leurs erreurs en leur accordant des bonus éhontés. Le comportement frauduleux de certains banquiers et les défaillances de quelques établissements financiers n'a pas seulement mis en péril l'économie mondiale, mais a aussi soulevé la réprobation de nombreux chefs d'entreprises. Ceux-ci n'acceptent pas l'attitude des établissements qui sont généralement très pointilleux sur les garanties à accorder à leurs clients, alors que les dirigeants de ceux-ci prennent des risques démesurés dans leurs méthodes de placement.

Il n'en reste pas moins que dans la fièvre spéculative des années 2000, qui a propulsé les banques au firmament des entreprises les plus florissantes de l'économie, les bonus constituaient un puissant levier pour motiver les traders à doper leurs affaires. Le problème est que toutes cette activité s'est déroulées dans une euphorie telle que plus personne, dans les milieux économiques, ne pouvait encore raisonner de manière logique, si ce n'est quelques visionnaires alors considérés comme des empêcheurs de tourner en rond.

 

Un brutal retour sur terre

Le retour sur terre a été brutal, mais la seule stratégie des établissements bancaires a été de se refaire rapidement une santé sans véritablement remettre en question leur modèle d'affaires, et surtout sans se préoccuper réellement des états d'âme de leurs clients. Ceux qui ont été peu touchés ont souvent réussi à profiter de la situation, alors que les autres ont dû recruter à prix d'or des traders pas trop éclaboussés par les scandales et disposant de carnets d'adresses très prometteurs pour renflouer les caisses des banques en perdition. Et c'est ainsi pour se refaire rapidement une santé que les mêmes banques ont dû accorder des bonus extrêmement généreux à ces courtiers de haut vol. On se retrouve donc aujourd'hui dans une situation économique qui a pourtant de la peine à redécoller. Les entreprises exportatrices ont dû faire le gros dos en espérant que la tempête passe sans faire trop de dégâts et en essayant de conserver le plus possible leurs effectifs en faisant appel au chômage partiel.

L'heure de vérité devrait pourtant bientôt sonner pour un bon nombre d'entreprises qui ont résisté contre vents et marrées, car le chômage partiel ne pourra pas se poursuivre indéfiniment.

La solution passe par l'autorégulation Certains experts admettent volontiers que l'on ne pourra pas éviter un nouveau krach économique quelles que soient les mesures de régulation qui seront mises en place dans les différents pays du globe. Il n'en reste pas moins que le monde bancaire fait preuve d'une très grande myopie et ne semble pas vouloir tirer les enseignements du passé.

L'affaire Madoff a en effet éclaté seulement quelques décennies après qu'IOS, une société fondée dans les années 6o par Bernard Cornfeld, (Bennie pour les intimes), a aussi joué avec le feu et grugé des milliers de personnes à travers le monde en ayant mis en place un mécanisme absolument similaire à ce qui a permis à Bernard Madoff de s'enrichir sur le dos de malheureux pigeons.

 

La Suisse s'engage de manière trop dispersée

Aujourd'hui, la grande crainte que l'on peut avoir pour notre économie réside dans le fait que les milieux politiques, Conseil fédéral en tête, ne parlent pas de la même voix que les milieux bancaires. Evelyne Widmer-Schlumpf laisse échapper quelques indiscrétions en indiquant jusqu'où le Conseil fédéral est prêt à faire des concessions pour contenter les gouvernements étrangers en matière d'évasion fiscale. De leur côté, l'Association suisse des banquiers tient mordicus à son plan RubiK, qui prévoit une retenue à la source des avoirs déposés auprès des banques dans le cadre des relations transfrontalières.

Cette cacophonie est d'autant plus mal perçue de la part du public que le commun des mortels a de la peine à comprendre que c'est encore lui qui va passer à la caisse pour l'assistance accordée par la Confédération dans le différent que l'UBS a eu avec les Etats-Unis. La grande banque ne devant rembourser qu'un million de francs, alors même que l'Etat estime les frais qu'il a engagé pour la défendre à quelque 37 millions. Une générosité que des dizaines de milliers de chômeurs laissés sur le carreau à la suite de l'anémie économique ont de la peine à comprendre.

 

La baisse du bénéfice dégagé par la grande banque suisse la pousse à supprimer des emplois.

La crise économique qui affecte l'Europe ainsi que l'effondrement des taux de change de l'euro et du dollar ont freiné la rentabilité nette de l'UBS au cours du deuxième trimestre 2011. Son bénéfice s'est inscrit à 1 milliard de francs au deuxième trimestre contre 1,8 milliard au cours des trois premiers mois de l'année. Patron de la banque, Oskar Grübel a donc annoncé lors de la présentation des résultats que la banque allait lancer un plan de réduction de ses effectifs, ce qui lui permettra d'économiser entre 1,5 et 2 milliards de francs sur deux ou trois ans. Compte tenu de ces résultas, les responsables de la direction de la banque ont admis qu'il ne sera pas possible d'atteindre le taux de rentabilité qu'elle avait annoncé pour l'ensemble de l'année 2011.

Le revenu du groupe s'est élevé à 7,2 milliards de francs, ce qui représente une baisse de 14%. Celle-ci est essentiellement due à la contraction de l'activité avec la clientèle et au taux de change défavorable du francs suisse. L'afflux net d'argent frais au niveau du groupe a aussi fortement baissé au deuxième trimestre (8,7 milliards de francs, contre 22,3 milliards au cours du trimestre précédent). Les principaux départements touchés par ces mauvais résultats sont essentiellement la gestion des actifs et les activités d'investissements. Les résultats de ces deux secteurs se sont contractés de respectivement 13% et près de 300% en un an (376 millions de francs contre 1,3 milliards au deuxième semestre de 2010).

 

En dépit de l'essor économique qui a pu être observé en 2010, seuls quelques groupes bancaires sont parvenus à améliorer leurs performances opérationnelles.

Hormis les grands groupes - notamment UBS -, les résultats économiques de la majorité des banques cantonales, régionales et privées helvétiques ont accusé une baisse. La sévérité accrue, voire le renouvellement partiel des textes réglementaires et de nouvelles directives applicables aux marchés financiers vont inciter les établissements à modifier leurs modèles commerciaux et influer sur la création de valeur, conclut une enquête réalisée par la société de conseil zurichoise IFBC «Wertschaffung in der Schweizer Bankenbranche» (Création de valeur dans le secteur bancaire suisse) qui a étudié la situation économique de quelque 70 établissements financiers suisses.

Outre la création de valeur sur le court terme, mesurée à l'aune du concept de résultat économique, ce sont également les améliorations des performances sur le long terme et les prévisions en matière de futures performance qui sont analysées. Le résultat économique d'une banque prend en compte non seulement les charges au compte de résultat mais également le coût, ajusté  des risques, des capitaux propres engagés.

Comme l'explique Rudolf Volkart, Senior Partner chez IFBC, le résultat économique peut être considéré comme étant un indicateur déterminant regroupant l'ensemble des facteurs influençant leur performances opérationnelles (croissance, rentabilité des coûts et du capital).

Sur les 24 banques cantonales étudiées pour l'année 2010, seuls six établissements - parmi lesquels les banques des cantons de Vaud, du Valais, de Fribourg et de Neuchâtel - ont dégagé un résultat économique positif (bénéfice net après déduction des coûts des fonds propres). Cette baisse de la performance s'explique principalement par une moindre rentabilité des capitaux. En outre, l'analyse montre que les revenus n'ont pas progressé, du fait de la diminution des marges dans les opérations sur différence d'intérêts et ce, malgré un volume globalement en hausse.

Comme l'année précédente, c'est la performance de la Banque Cantonale Vaudoise qui prend la tête du classement cette année. Cette dernière affiche en outre le résultat économique le plus élevé de toutes les banques cantonales sur le long terme (2004-2010). En ce qui concerne le moyen terme (2008-2010), la Banque cantonale du Valais a dégagé des chiffres légèrement plus élevés. Quant au groupe des banques régionales, seules deux institutions ont réalisé un résultat économique positif, à savoir la Banque Migros et la Neue Aargauer Bank. Malgré des résultats en partie satisfaisants, aucun des autres établissements n'a été en mesure d'obtenir un bénéfice net suffisant pour couvrir le coût du capital. Sur les long et moyen termes, la Neue Aargauer Bank, le groupe Raiffeisen et Valiant ont réalisé une performance supérieure à la moyenne du secteur bancaire.

En ce qui concerne les deux grandes banques, l'année 2010 s'est soldée par une rentabilité des fonds propres supérieure au coût du capital, c'est-à-dire un rendement excédentaire positif de 5,1% pour UBS et 2,5% pour le Credit Suisse.

Pour UBS, 2010 représente le retour à un résultat économique positif, après quatre années dans le rouge. Quant au résultat économique du Credit Suisse, il se maintient à peu près au niveau de l'exercice précédent. S'agissant de l'évolution future de la performance opérationnelle, les actionnaires semblent néanmoins privilégier la prudence - c'est ce qui ressort de notre analyse.

En 2010, près de la moitié des banques privées étudiées ont enregistré un recul de leur résultat économique, attribuable principalement à la baisse des revenus de commissions et de prestations, ainsi qu'à une évolution défavorable des vecteurs de valeur que sont la rentabilité du capital et des coûts. L'analyse de la composition structurelle des valeurs d'entreprises actuelles met en évidence le fait que celles-ci sont avant tout fondées sur les attentes des investisseurs en matière d'évolution future de la performance. Affichant une orientation plus ou moins marquée vers la Suisse romande, les établissements HSBC Private Bank (Suisse) SA, l'Union Bancaire Privée et la banque Rothschild sont à l'origine des meilleures performances de toutes les banques privées.

Dans le sillage de la crise des marchés financiers, on assiste actuellement à un durcissement, voire à un renouvellement partiel des textes réglementaires nationaux et internationaux, de même qu'à l'élaboration de nouveaux décrets-lois relatifs aux marchés financiers. Cela ne manquera pas d'exercer une influence majeure sur la création de valeur des banques suisses. Les coûts supplémentaires encourus, directs et indirects, liés entre autres aux risques juridiques accrus, vont exercer un surcroît de pression sur les marges de l'activité bancaire, déjà sujettes au resserrement. Reste à savoir dans quelle mesure il sera possible de répercuter ces coûts sur les produits et les clients, ce qui dépendra à l'avenir de la concurrence sur le secteur bancaire, laquelle tend à s'intensifier.

 

La banque Vontobel lance un certificat regroupant les sociétés les plus rentables dirigées par la gent féminine.

Certaines études démontrent, entre autre une réalisée par le Credit Suisse, que les hommes prennent plus de risques et exécutent plus souvent des transactions que les femmes. Avec comme conséquence que les entreprises qui sont dirigées par ces dernières réalisent des bénéfices plus substantiels ou en tout cas dont les pertes sont moins importantes que ce serait le cas si un homme se trouverait à leur tête.

C'est cette réalité qui a incité la banque Vontobel à créer ce certificat qui mise sur l'évolution des cours de douze entreprises dont la direction ou le conseil d'administration est tenu par des femmes. La condition à remplir pour être admis dans ce certificat est que ces femmes soient au moins depuis deux ans à la barre des entreprises en question et qu'elles les dirigent avec succès. Ce dernier est mesuré à l'aune du montant des dividendes versés aux actionnaires.

Le panier de valeurs sélectionnées par la banque est constitué de douze titres issus de la liste du World Index de Bloomberg. Il faut que les entreprises sélectionnées aient versé un dividende de manière continue au cours des trois dernières années et que le rendement escompté du dividende s'avère être le plus élevé du marché.

Parmi les élues, on trouve le géant de l'agro-alimentaire Kraft Food, qui est dirigé par Irene Rosenfeld; le groupe Avon spécialisé dans les produits de grande consommation et qui compte Andrea Jung à sa tête; la société australienne Telko Telstra, avec Catherine Livingstone au poste de commandement; ainsi que le groupe chimique Dupont, dirigé par Ellen Kullmann.

Ce certificat concentré sur des entreprises dirigées par des femmes a pourtant a pourtant un tribu à payer à la banque. Une commission d'émission de 1,50 euros s'ajoute au prix d'émission. Vontobel prélève en outre une taxe de gestion de 1,6% par année. Il ne faut pourtant pas sous-estimer le risque de change lié à ce panier: la valeur de base est notifiée en francs suisses, le certificat l'est par contre en euros. Les actions des sociétés retenues dans cette sélection le sont en monnaies locales. Les fluctuations du marché des devises ont donc des répercussions directes sur le prix du certificat.

 

Les établissements financiers helvétiques ont réduit leurs dépenses informatiques de 1,6% en 2010, mais de manière inégale selon le type de banque.

Cette diminution de la facture informatique des banques suisses provient, selon une enquête de la société Itopia, d'une baisse de 1,5% des coûts d'acquisition des données du marché par rapport à 2009, mais surtout en raison de l'achèvement de plusieurs projets de migration, ce qui a coïncidé avec un allègement des coûts d'amortissement.

De manière générale, on assiste à un renforcement de la tendance à externaliser l'exploitation et surtout à opter pour des applicatifs standard plutôt que de miser sur des développements maison.

Cette étude relève que les coûts informatiques par employé a évolué de manière différenciée selon les stratégies appliquées par les différents établissements concernés. Alors que dans celles qui ont choisi l'option de l'applicatif standard, les dépenses ont considérablement diminué, dans celles qui ont misé sur l'outsourcing, les coûts n'ont pas varié. Quant à celles qui se décidèrent pour un développement maison, on a pu observer une explosion des budgets informatiques.

Cette étude dévoile encore que les banques de détail ont dépensé en moyenne environ 3000 francs par employé pour les opérations d'acquisition des données, soit 1000 francs de plus qu'en 2009, alors que pour les banques privées, les dépenses atteignaient 9000 francs par employé, contre 11'000 francs en 2009. Enfin, dans les banques universelles, elles s'élevèrent à 8000 francs, contre 12'000 un an plus tôt.

 

 

L'essor de la demande pour des solutions globales en Suisse romande est à la base de cette collaboration.

Dans le cadre de cette collaboration entre la société Sobaco qui a son siège à Schlieren (ZH) et l'entreprise genevoise AiM Services, chacun des deux partenaires entendent concentrer leurs activités sur leurs compétences respectives. Il s'agit en l'occurrence sur l'exploitation du logiciel bancaire Finnova pour la première et de l'installation et de la gestion d'applications popur le monde financier, les administrations publiques et l'industrie pour la seconde. Elle est partie prenante dans de grands projets de migration avec Finnova pour de grandes banques.

L'objectif de cette collaboration consiste à proposer aux banques de Suisse romande offrant un excellent service et un rapport qualité/prix attractif. Créée en 1984, la société Sobaco emploien actuellement une vingtaine de personnes et AiM Serv ices une centaine dans ses filiales de Genève, Lausanne et Barcelone.

 

Les particuliers qui utilisent les services en ligne des banques produisent en général un plus important volume d'affaires que ceux qui ne disposent pas de contrat d'e-banking.

En Suisse, les clients des banques qui effectuent des transactions en ligne génèrent en moyenne un volant d'affaires de 10 à 30% supérieur à ceux qui ne font pas appel à ce type de services en ligne. Plusieurs raisons plaident pour un tel phénomène: les utilisateurs de services en ligne d'une banque sont le plus souvent aussi de fidèles clients des services traditionnels de celle-ci et disposent d'importants revenus et d'une fortune confortable. De plus, il faut mentionner qu'en Suisse, le nombre des utilisateurs en ligne devrait doubler dans les cinq années à venir, prédit une étude réalisée par la société Crelogix.

Si, actuellement, 24% des clients des banques utilisent des services en ligne, ce pourcentage devrait atteindre près de 50% en 2016. Les principales banques sont convaincues que le rôle des succursales va décroître au fil des ans au profit des autres canaux commerciaux. L'e-banking va donc prendre une place toujours plus marquée dans la distribution des produits financiers par les banques. La mise en réseau des canaux au travers des applications et procesus de gestion des relations client va se renforcer, car ceux-ci correspondent au comportement des clients qui préfèrent utiliser ce genre de canaux plus directs.

Par ailleurs, rares sont les banques qui bénéficient déjà aujourd'hui d'expériences concrètes dans les médias sociaux, admettent les auteurs de cette enquête. Toutes les onze banques suisses interrogées dans le cadre de cette étude de marchés sont d'avis que dans un proche avenir, les médias sociaux vont faire l'objet de tests dans les établissements financiers. La situation est semblable en ce qui concerne l'utilisation des téléphones portables et intelligents: quasiment toutes les banques entendent développer des applications dans ce secteur. Dans un premier temps, elle déploieront des services d'information pour téléphones mobiles avant de développer des services transactionnels pour le trafic des paiement et de négoce de papier-valeur.

Le paiement mobile, qui consiste à utiliser un téléphone portable pour acquitter ses achats aux caisses des magasins, va incontestablement pointer le bout de son nez au cours de ces prochaines années, mais il risque de ne tenir qu'une place subsidiaire pendant un bon bout de temps. Le canal du Web va par contre tenir un rôle majeur sur le marché des crédits hypothécaires. Les banques estiment les premiers prêts à l'acquisition de logements et d'habitations cont débarquer sur le marché en 2012 ou 2013. A cela s'ajoute le fait que ce canal de communication aura une importance grandissante dans les processus d'achat des clients.

 

Les citoyens helvétiques sont appelés à soutenir les efforts que le SRC devrait engager pour protéger les banques suisses des attaques des cyber-criminels.

Composée d'Ueli Maurer, Simonetta Sommaruga et Johann Schneider-Ammann, la délégation à la sécurité de l'organe suprême de la Confédération a récemment débattu à plusieurs reprises de cette question avec le service de renseignement de la Confédération (SRC) pour tenter d'endiguer les risques que constituent les attaques des pays étrangers et des organismes internationaux qui s'intéressent de trop près aux intérêts suisses.

n fait, ce sont ces derniers qui sont visés en premier chef par la curiosité de nos voisins. Pour Markus Seiler, directeur du SRC, l'espionnage économique constitue la principale menace pour la sécurité de la Suisse. Selon le SRC, l'OCDE s'avère même plus dangereuse qu'Al Qaïda dans ce domaine, elle qui entend s'ériger en gendarme des marchés financiers.

S'ill est vrai que la population suisse bénéficie largement de la santé des établissements bancaires installés en Suisse; la classe moyenne, les salariés et les indépendants sont-ils par contre vraiment les gagnants des retombées de la manne du système bancaire? La question en tout cas reste posée en attendant de voir quand le citoyen helvétique devra passer à la caisse.

 
Powered by Tags for Joomla