Mercredi, 27 Juillet 2011 Ecrit par Pierre-Henri Badel
La baisse du bénéfice dégagé par la grande banque suisse la pousse à supprimer des emplois.
La crise économique qui affecte l'Europe ainsi que l'effondrement des taux de change de l'euro et du dollar ont freiné la rentabilité nette de l'UBS au cours du deuxième trimestre 2011. Son bénéfice s'est inscrit à 1 milliard de francs au deuxième trimestre contre 1,8 milliard au cours des trois premiers mois de l'année. Patron de la banque, Oskar Grübel a donc annoncé lors de la présentation des résultats que la banque allait lancer un plan de réduction de ses effectifs, ce qui lui permettra d'économiser entre 1,5 et 2 milliards de francs sur deux ou trois ans. Compte tenu de ces résultas, les responsables de la direction de la banque ont admis qu'il ne sera pas possible d'atteindre le taux de rentabilité qu'elle avait annoncé pour l'ensemble de l'année 2011.
Le revenu du groupe s'est élevé à 7,2 milliards de francs, ce qui représente une baisse de 14%. Celle-ci est essentiellement due à la contraction de l'activité avec la clientèle et au taux de change défavorable du francs suisse. L'afflux net d'argent frais au niveau du groupe a aussi fortement baissé au deuxième trimestre (8,7 milliards de francs, contre 22,3 milliards au cours du trimestre précédent). Les principaux départements touchés par ces mauvais résultats sont essentiellement la gestion des actifs et les activités d'investissements. Les résultats de ces deux secteurs se sont contractés de respectivement 13% et près de 300% en un an (376 millions de francs contre 1,3 milliards au deuxième semestre de 2010).
Le bénéfice net de l'établissement bancaire genevois chute lourdement.
La faiblesse des taux appliqués sur le marché, la migration de son infrastructure informatique et la baisse de rentabilité nette ont plombé le bénéfice net de la Banque cantonale genevoise (BCGE). Le baisse de ce bénéfice atteint 21,2% quand bien même le bénéfice brut de l'établissement cantonal genevois progressait de 2,4% pour atteindre 118 millions de francs. La progression des hypothèques (+5,2% à 396 millions de francs) constitue un signe positif de l'essor des affaires dans ce secteur.
Dimanche, 02 Mai 2010 Ecrit par Pierre-Henri Badel
L'assureur suisse a vu ses gains progresser de 19,1% au cours de l'exercice 2009 malgré une stagnation dans l'encaissement des primes.
Avec 76,4 millions de bénéfice, la Nationale Suisse consolide sa position surtout sur le marché des assurances vie. Le montant des primes facturées s'est élevée à 1,699 milliards de francs, contre 1,668 milliards un an plus tôt, ce qui représente une amélioration de 1,8%.
Dimanche, 30 Août 2009 Ecrit par Pierre-Henri Badel
La croissance des recettes enregistrée au premier semestre 2009 n'a pas permis de limiter l'érosion du bénéfice de la compagnie.
La Bâloise Assurance a réalisé un bénéfice de 234,6 millions de francs, en baisse de 10% par rapport aux 263,2 millions de francs du premier semestre de l'année précédente malgré une augmentation du volume d'affaires de 3,1% en monnaies locales.
Le volume d'affaires a atteint 4,99 milliards de francs, contre 4,97 milliards au cours de l'année précédente, ce qui représente une hausse de 3,1% en monnaies locales. Compte tenu du taux de change défavorable, la croissance en francs suisses n'a pas dépassé 0,5%. Toujours en monnaies locales, le volume des primes brutes IFRS a progressé de 1% à 4,49 milliards de francs. Les marchés suisses, belge, allemand, luxembourgeois et autrichien ont progressé.
Bons résultats dans le non vie
Le secteur non vie (accident et assurance vie) a réalisé de bons résultats. Le ratio combiné net dégâts-coûts a atteint 90,6% au premier semestre 2009, ce qui repésente une amélioration sensible par rapport au taux de 92,3% du premier semestre de 2008. La division a réalisé un bénéfice avant frais financiers et impôts de 229,3 millions de francs contre 230,7 millions durant l'année précédente. Le volume des affaires (conforme à la norme IFRS) s'élève à 2,07 milliards contre 2,12 milliards de francs un an plus tôt, ce qui correspond à une croissance de 0,8% en monnaies locales. En raison des taux de change défavorables, cela correspond à une diminution de 2,6% en francs suisses.
Bénéfice en chute dans le secteur vie
La division assurance vie a réalisé un bénéfice avant frais financiers et impôts de 54 millions de francs contre 88,1 millions un an plus tôt. La baisse est principalement due à la diminution du revenu de placement pour compte propre. Le volume d'affaires a augmenté de 4,9% en monnaies locales, à 2,9 milliards de francs contre 2,8 milliards un an plus tôt, et de 2,8% en francs suisses. La croissance provient principalement de l'activité dans les assurances complémentaires de retraite en Suisse et de la Vie Baloise au Liechtenstein qui propose une assurance-vie et des produits innovateurs de rente pour différents marchés européens depuis le début de 2009 dans la principauté. En conséquence, les placements dans l'assurance-vie ont augmenté de 26,8% en monnaies locales.
Légère baisse dans le secteur bancaire
Dans le secteur bancaire, le bénéfice avant frais financiers et impôts s'est élevé à 30,2 millions de francs, en légère baisse par rapport aux 30,9 millions de francs de l'année précédente. Les placements dans le secteur de la gestion des actifs a dégagé un revenu net de 766,3 millions de francs contre 828,7 milions l'année dernière, soit un rendement net de 1,4%. Les revenus récurrents se sont élevés à 984,3 millions de francs contre 1,08 milliards de francs l'année précédente.
Les fonds propres consolidés dans le secteur des equity ont augmenté, passant de 3,89 milliards de francs au premier semestre 2008 à 4 milliards en raison de sa rentabilité opérationnelle, soutenue par le taux de change. Le ratio de solvabilité atteint 209%.
Vendredi, 28 Août 2009 Ecrit par Pierre-Henri Badel
Spécialisé dans l'emballage, le groupe a maintenu sa rentabilité au même niveau que l'année précédente malgré la baisse du chiffre d'affaires et du bénéfice.
Au premier semestre 2009, le groupe suisse spécialisé dans le conditionnement en verre a atteint un chiffre d'affaires brut consolidé de 334 millions de francs, en léger retrait par rapport aux 380,1 millions engrangés au premier semestre 2008. Le bénéfice EBIT consolidé atteint quant à lui 51,5 millions de francs contre 61 millions au premier semestre 2008.
Son bénéfice semestriel net consolidé a diminué de 10,7% pour ne représenter plus que 45,8 millions de francs contre 51,3 millions un an plus tôt. Sa marge de cash-flow s'établit ainsi à 20,7% contre 21,7% un an auparavant.
Le recul de son chiffre d'affaires résulte principalement de la chute du cours de la devise nationale ukrainienne Hrivna vers la fin de l'année 2008 (8,4%). Après ajustement, la baisse du chiffre d'affaires opérationnel se limite à 3,7%.
Réduction des capacités de production
Au premier semestre 2009, les conséquences de la crise économique mondiale ont été fortement ressenties par l'industrie de l'emballage; les capacités de production dans toute l'Europe ont baissé. Le groupe a donc fermé temporairement certaines lignes de production sur ses sites. Le recul de la demande a touché principalement les marchés indigènes. Les ventes du groupe ont baissé dans l'ensemble de 11,1% à 1,98 milliard d'emballages en verre contre 2,23 milliards d'unités au premier semestre 2008. La part des exportations s'est accrue, passant de 32,7 à 37% d'une année sur l'autre.
L'EBIT consolidé a quant à lui atteint 51,5 millions de francs, en baisse de 15,6% par rapport à la valeur correspondante de l'année antérieure (61,0 millions de francs). Bien que ses capacités de production n'aient pu être pleinement exploitées, le groupe a dégagé une marge EBIT de 15,4% contre 16% un an plus tôt. Ce résultat découle en partie des mesures d'économie entreprises.
Le bénéfice semestriel consolidé enregistre une baisse de 10,7% pour atteindre 45,8 millions de francs contre 51,3 millions au premier semestre 2008. Le cash-flow de 68,8 millions de francs est en retrait de 16,4% contre 82,3 millions un an auparavant. La marge cash- flow sur le chiffre d'affaires brut a atteint 20,6% contre 21,7% pour les six premiers mois de 2008.
Un second semestre 2009 incertain
Le recul de la demande qui a affecté le premier semestre s'est atténué en mai et juin 2009. La direction de l'entreprise indique que les mois qui viennent montreront si la reprise se confirme; la question se pose toutefois de savoir dans quelle mesure la récession affectera durablement l'attitude des consommateurs. A ses yeux, tout pronostic reste ainsi très difficile.
Pour le second semestre, le groupe Vetropack s'attend à ce que son chiffre d'affaires ne varie pas fondamentalement par rapport aux six premiers mois de l'année. Pour l'ensemble de l'année 2009, son chiffre d'affaires annuel devrait se situer à un niveau inférieur à celui de l'année précédente car il est peu probable qu'il puisse utiliser peinement ses capacités de production dans un proche avenir. Les difficultés croissantes rencontrées sur le marché et la concurrence au niveau des prix continueront d'exercer une pression forte sur les marges, estime encore l'entreprise.
Au cours du deuxième trimestre de 2009, le groupe Adecco a réalisé une perte de 147 millions d'euros.
Le résultat opérationnel du spécialiste helvétique du travail temporaire s'achère magré tout par une perte de 173 millions d'euros, quand bien même le groupe avait dégagé un bénéfice de 304 millions d'euros un an auparavant. Les résultats présentés sont nettement inférieurs aux attentes de la plupart des analystes.
Des corrections de valeur pour un montant de 192 millions d'euros pèse sur les résulats du groupe. Compte tenu de la forte récession observée sur le marché allemand, il a fallu procéder à des corrections de valeur d'un montant de 125 millions d'euros sur le goodwill. Les fluctuations monétaires ont cependant eu un effet légèrement positif sur le chiffre d'affaires. Les coûts de restructuration s'élèvent à 54 millions d'euros pour la période d'avril à juin.
Adecco désire reprendre son concurrent britannique Spring Group, qui a réalisé un chiffre d'affaires de 517 millions de livres (930 millions de francs) en 2008. Le groupe hevétique propose de payer pour cela 62 pence (1,11 francs) par action.
La situation reste toutefois difficile pour Adecco en raison du ralentissement de l'économie mondiale. Ses dirigeants ont cependant reconnu que l'on assiste actuellement à une certaine stabilisation de la situation.
Samedi, 25 Avril 2009 Ecrit par Pierre-Henri Badel
Au cours du premier trimestre 2009, le groupe Mikron a enregistré des entrées de commandes de 30,6 millions de francs, ce qui représente un recul de 63,9% par rapport à la même période de l'exercice précédent.
Son chiffre d'affaires a atteint 44,4 millions de francs au premier trimestre de 2009, ce qui correspond à un recul de 35,0% par rapport à la même période de l'année précédente. La division des technologes d'assemblage a atteint un niveau encore satisfaisant aussi bien pour les commandes que pour le chiffre d'affaires, alors que la division des techniques de production connaît une situation plus difficile.
Mesures correctives pour la division des techniques de production
Après un trimestre précédent déjà insatisfaisant, la division a enregistré au premier trimestre 2009 la plus faible entrée de commandes depuis des années. Pour ne pas mettre en danger l'existence du site principal d'Agno (Suisse), une extension du chômage partiel et une réorganisation interne vont être initiée pour tenir compte la sous-charge de travail. Depuis l'introduction du chômage partiel en novembre 2008, la proportion des collaborateurs concernés n'a cessé d'augmenter pour finalement atteindre 50%. Depuis avril, près de 70% des employés sont touchés par les mesures de chômage partiel et il devrait en être ainsi jusqu'à la fin de l'année.
L'adaptation de la structure organisationnelle du site d'Agno (Suisse) va permettre d'assurer un bon fonctionnement même avec des capacités réduites. Parallèlement, l'entreprise veut ainsi conserver autant de personnel qualifié que possible pour l'avenir.
Les technologies d'assemblage moins touchée
Au premier trimestre 2009, l'entrée de commandes et le chiffre d'affaires de la division ont été inférieurs aux niveaux exceptionnellement élevés atteints l'année précédente. Les chiffres peuvent donc encore être qualifiés de satisfaisants. Il n'a jusqu'à présent pas été nécessaire de recourir au chômage partiel, mais le nombre de employés temporaires a été réduit au strict minimum.
Le Credit Suisse a enregistré un bénéfice net de 2 milliards de francs au premier trimestre 2009.
Les produits nets ont atteint 9,557 milliards de francs au premier trimestre 2009, contre 2,926 milliards au premier trimestre 2008. Le rendement des fonds propres distribuable aux actionnaires s'est établi à 22,6% et le bénéfice net dilué par action à 1,60 franc.
Le secteur de la banque privée enregistre un bénéfice avant impôts de 992 millions de francs au premier trimestre 2009, soit une baisse de 25% par rapport au premier trimestre 2008, reflétant l'impact d'un environnement difficile. Les produits nets ont été bons et se sont établis à 2878 millions de francs, en recul de 14%.
La gestion des investissement retrouve des couleurs
Dans la gestion des investissements, le bénéfice avant impôts a atteint 2,4 milliards de francs au premier trimestre 2009, à comparer avec une perte avant impôts de 3,4 milliards de francs pour la même période de 2008. Les produits nets ont fortement progressé pour s'établir à 6,4 milliards de francs, alors qu'ils étaient encore négatifs de 503 millions de francs pour la même période de 2008. Ses parts de marché ont progressé dans les activités clientèle clés, avec pour résultat une hausse des revenus, qui s'établissent à 6,3 milliards de francs et reflètent de très bons résultats dans des affaires comprenant notamment les opérations globales sur taux et les activités liées au change, le marché secondaire des titres américains garantis par des créances hypothécaires résidentielles, les affaires de cash equities, les prime services ainsi que les produits dérivés basés sur les flux et corporate.
Dans ce secteur, les activités qui ont été repositionnées, telles que le négoce sur les marchés émergents, le leveraged finance aux Etats-Unis, les stratégies de négoce des actions et les produits convertibles, ont retrouvé la rentabilité, générant des revenus totaux de 1,4 milliard de francs au premier trimestre 2009. Il a encore subit des pertes de 1,7 milliard de francs dans les affaires dont il se désengage, en raison principalement de correctifs de valeurs nets dans les activités CMBS de 1,4 milliard de francs. Il a cependant continué de réduire ses positions à risque, en supprimant de nouveaux actifs fragilisés à hauteur de 31% depuis la fin du quatrième trimestre 2008 ou, en valeur cumulée, de 92% depuis la fin du troisième trimestre 2007.
Rentabilité insuffisante dans la gestion des avoirs
La gestion des avoirs de la deuxième banque suisse a enregistré une perte avant impôts de 490 millions de francs au premier trimestre 2009, à comparer avec la perte avant impôts de 544 millions de francs de la même période de 2008. Ce résultat comprend des pertes pour la plupart non réalisées liées aux investissements de 387 millions de francs, principalement dans des positions de private equity, à comparer avec des pertes de 9 millions de francs au premier trimestre 2008, ainsi que des pertes de 21 millions de francs liées aux titres achetés aux fonds du marché monétaire du Credit Suisse, contre 566 millions de francs pour la même période de 2008.
Les produits nets se sont établis à 6 millions de francs au premier trimestre 2009, soit une hausse de 52 millions de francs par rapport au premier trimestre 2008. Si on fait abstraction des titres achetés aux fonds du marché monétaire du Credit Suisse et des gains/pertes liés aux investissements, les produits nets ont diminué de 115 millions de francs pour s'établir à 414 millions de francs. Les charges d'exploitation totales sont restées stables.
Afflux nets de nouveaux capitaux
Des 11,4 milliards de francs d'afflux net de nouveaux capitaux enregistrés par la gestion privée au premier trimestre 2009, la gestion de fortune en a généré 9,0 milliards, ce qui représente une moyenne glissante du taux de croissance de 5,0% sur quatre trimestres, avec des apports significatifs des régions Europe, Middle East and Africa (EMEA), Asia Pacific et Suisse. Les 2,4 milliards de francs d'afflux net de nouveaux capitaux générés par Corporate & Retail Banking sont dus principalement aux clients institutionnels, mais reflètent également des apports consistants des clients privés.
Les stratégies de placements alternatifs de la gestion des avoirs ont généré des afflux nets de 1 milliard de francs, confirmant la force de la division. Le total des actifs gérés du groupe bancaire provenant des opérations poursuivies a atteint 1121,7 milliards de francs à la fin du premier trimestre 2009, soit une hausse de 1,4% par rapport à la fin du quatrième trimestre 2008, due principalement à l'afflux net positif de nouveaux capitaux dans la gestion privée et à l'évolution favorable du marché des devises, hausse en partie neutralisée par l'évolution défavorable de certains marchés et par des sorties nettes de capitaux dans la gestion des avoirs de la banque.
Vendredi, 13 Mars 2009 Ecrit par Pierre-Henri Badel
La Banque cantonale du Valais (BCVs) a réalisé un revenu brut de 194 millions de francs et un bénéfice de 45 millions de francs. Le bénéfice brut opérationnel atteint 5 millions de francs ou 4,8%.
La constitution de provision de 25,9 millions de francs en faveur de la caisse de retraite du personnel de la BCVs, suite au découvert généré par la chute des marchés boursiers, a provoqué sa diminution. La banque a enregistré plus d'un milliard de francs de dépôts de la clientèle, près de 400 millions de francs de crédits octroyés et un bilan franchissant la barre des 9 milliards de francs. Ses excellents résultats lui ont permis l'attribution de 18 millions de francs aux réserves pour risques bancaires généraux (assimilables à des fonds propres).
Au total 46 millions de francs seront affectés au renforcement des fonds propres de l'établissement à charge de l'exercice sous revue. Son bilan atteint le montant de 9,2 milliards de francs, en hausse de 1 milliard de francs (+ 12,7%).
A l'actif, les avances à la clientèle ont connu une croissance de 399,6 millions de francs et atteint ainsi le total de à 7,244 milliards de francs.
Au passif, les fonds de la clientèle s'élèvent au montant de 6,929 milliards de francs, globalement marqués par une progression de 1,1 milliard de francs ou 18,9%, principalement due à un apport soutenu de nouveau fonds de la clientèle. La banque a attiré près de 11'000 nouveaux clients.
Des résultats réjouissants
Les intérêts payés par ses créanciers ont atteignant 145,4 millions de francs. Les 8 millions de francs ou 5,8% d'augmentation ont été générés par l'accroissement du volume des crédits et par une gestion adéquate du refinancement. Les commissions et services ont atteint 30,3 millions de francs, soit moins que celui de l'exercice précédent (-1,9 million de francs). Ce résultats est néanmoins réjouissant compte tenu des circonstances et comparativement à la sensible tendance baissière caractérisant le secteur bancaire. Essentiellement composé des produits des devises, le résultat des opérations de négoce affiche un profit de 7,3 millions de francs, en retrait de 2,9 millions de francs.
Revenu brut en croissance dans un marché en retrait
Dans un marché bancaire à la traîne, la banque a réalisé l'exploit d'augmenter son revenu brutde 3,9 millions de francs pour le porter à 194 millions de francs. Pour ce faire, elle a enregistré une croissance vigoureuse des gains de son activité dans les affaires de crédits et le maintien à un haut niveau de ceux issus de la gestion de fortune, pourtant en fort recul dans le secteur bancaire.
Les charges d'exploitation opérationnelles s'inscrivent en baisse de 7000'000 franc pour les charges du personnel et de 400'000 francs pour les autres charges d'exploitation. Globalement toutefois, cette rubrique accuse une hausse de 24,8 millions de francs à 110,7 millions de francs après la constitution d'une provision extraordinaire de 25,9 millions de francs en faveur de la caisse de retraite du personnel suite au découvert généré par la chute des marchés financiers.
Conquête du marché et maîtrise des coûts
Le bénéfice brut opérationnel (cash flow) franchit un nouvel échelon historique pour se fixer à 109,2 millions de francs, en amélioration de 5 millions de francs ou 4,8%. En forte croissance ininterrompue depuis 8 ans - il a plus que doublé -, cet indicateur, à la fois de présence sur le marché et de qualité de gestion, démontre la très forte progression de la Banque en termes de capacité financière et d'efficacité. Avec la prise en compte de la constitution de la provision de 25,9 millions de francs précitée, le bénéfice brut est ramené à 83,3 millions de francs.
Le poste correctifs de valeurs, provisions et pertes avec 0,8 million de francs demeure à un niveau très bas, quasiment identique à celui de l'année dernière. Les libérations de provisions supérieures à leur constitution ont largement influencé cette situation, reflet également d'une bonne gestion des risques de crédit.
Dotation de 46 millions de francs aux fonds propres
Grâce à l'excellence de ses résultats, la BCVs a pu attribuer 18 millions de francs aux réserves pour risques bancaires généraux. Un montant de 28 millions de francs sera proposé à l'Assemblée générale à titre d'attribution à la réserve légale. En totalité 46 millions de francs seront donc affectés au renforcement des fonds propres de la Banque à charge de l'exercice sous revue.
Nouvelle hausse du dividende
De nouveau un record, l'exercice 2008 dégage un bénéfice d'exercice dépassant pour la première fois la barre des 45 millions de francs pour s'élever à 45,3 millions de francs, en croissance de 4,1 millions de francs ou 10%. Le Conseil d'administration proposera à l'Assemblée générale du 29 avril 2009 le versement d'un dividende de 17% par action au porteur, pour la septième année consécutive en augmentation. Quant au Canton du Valais, actionnaire nominatif, il voit sa rémunération- sixième hausse successive-croître à 9,5%.
Mercredi, 11 Février 2009 Ecrit par Pierre-Henri Badel
Personne qui a engagé des Fonds dans une société et qui est directement intéressés à la marche de ses affaires en touchant des dividendes sur les bénéfices qu'elle réalise.